Stanislas Lem - L'invincible

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L’
, croiseur interstellaire de seconde classe, est envoyé sur Régis III, dans la constellation de la Lyre. Sa mission consiste à enquêter sur la disparition du
, vaisseau-frère, avec qui tout contact a été subitement rompu alors qu’il était positionné sur la planète. Mais une fois sur place, l’équipage de l’
découvre le navire abandonné gisant sur la planète désertique, son équipage mort. Dans les profondeurs de ce désert sans vie, une autre forme d’organismes y a prospéré, anéantissant toute forme de vie organique à la surface de la planète. Entre conjectures scientifiques et attaques d’ennemis invisibles, le commandant de l’
et son second devront surmonter leur animosité, s’ils veulent triompher de Régis III.
Roman assez court du maître polonais de la Science-Fiction, l’
est un ouvrage de planet-opéra fidèle aux thèmes de Lem : une planète mystérieuse, des habitants qui échappent à la compréhension humaine, une communication impossible avec eux, et des tensions à huis-clos entre les principaux protagonistes, qui sont aussi l’un pour l’autre de parfaits inconnus. Comme dans
, la science triomphante de l’Homme est mise à défaut par une planète isolée, mystérieuse.

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Rohan fit rapidement demi-tour et s’éloigna, mais longtemps encore il fut poursuivi par le grondement des éboulis et les lourds claquements métalliques que les parois rocheuses répercutaient en échos multipliés. Il avançait vite à présent, car le chemin sur les galets plats qui tapissaient le lit du ruisseau était relativement égal et descendait légèrement. Il n’y avait pas trace du nuage ; parfois seulement, un léger frémissement de l’air au-dessus des versants témoignait d’une activité fébrile au sein des taillis sombres. Ce fut ainsi qu’il parvint à la partie la plus large du ravin qui se transformait ici en vallée cernée de pentes rocailleuses. À quelque deux kilomètres de là, se trouvait le défilé rocheux, le lieu de la catastrophe. Ce fut alors seulement qu’il comprit combien un détecteur olfactif allait lui faire défaut, qui l’aurait aidé à rechercher les traces des disparus, mais c’était là un appareil trop lourd pour un piéton. Il lui fallait donc se débrouiller sans cela. Il s’arrêta et examina tour à tour toutes les roches. Il n’était pas question que quelqu’un ait pu chercher refuge dans les taillis métalliques. Ne restaient donc que les grottes, les cavernes et les criques rocheuses au nombre de quatre, lui semblait-il, de l’endroit où il se tenait ; l’intérieur en était dissimulé à sa vue par des seuils élevés aux parois verticales, ce qui annonçait une escalade particulièrement difficile. C’est pourquoi il décida d’examiner tout d’abord les grottes, à tour de rôle.

Précédemment déjà, à bord, il avait examiné avec les médecins et les psychologues où il convenait de chercher les disparus, autrement dit où ils pouvaient bien se trouver. Mais en définitive, cette consultation ne lui avait pas apporté grand-chose, car le comportement d’un homme frappé d’amnésie est imprévisible. Le fait que les disparus se fussent éloignés des autres hommes de l’équipe de Regnar indiquait une activité qui les différenciait des autres ; dans une certaine mesure, le fait que les traces laissées par ces quatre hommes jusqu’à l’endroit où on avait pu les suivre, ne s’étaient pas séparées, permettait aussi de supposer qu’on les retrouverait tous ensemble. Évidemment, s’ils étaient encore en vie et si, une fois passé la porte rocheuse, ils ne s’étaient pas éloignés, chacun dans sa direction.

Rohan visita successivement deux petites et quatre grandes grottes dont l’entrée était assez facilement accessible et n’exigeait que quelques minutes d’escalade sans danger sur des dalles rocheuses inclinées. Dans la dernière, il trouva des débris métalliques partiellement noyés, qu’il prit tout d’abord pour le squelette du second arcticien ; mais ils étaient très, très vieux et ne rappelaient en rien les assemblages qu’il connaissait. Dans une mare peu profonde, visible parce qu’un peu de lumière était reflétée par la voûte lisse et comme laquée, reposait une étrange forme oblongue, un peu semblable à une croix de cinq mètres de long ; les tôles qui l’avaient recouverte s’étaient détachées depuis longtemps et avaient formé, au fond de la mare, mêlées à de la fange, un dépôt d’un rouge de rouille. Rohan ne put se permettre d’examiner plus longuement cette découverte peu banale qui représentait peut-être tout ce qui restait de l’un des macro-automates détruits par le nuage qui avait remporté la victoire. Il garda simplement présent à la mémoire sa forme, le tracé à demi disparu de soudures et de tiges qui avaient dû servir plutôt à voler qu’à marcher. Mais sa montre lui ordonnait de se hâter ; aussi sans insister, il entreprit d’explorer les cavernes restantes.

Il y en avait tellement, visibles parfois du fond de la vallée sous l’aspect de fenêtres pleines d’ombre dans les hautes parois rocheuses, et les couloirs et encorbellements souterrains, souvent inondés, conduisant parfois à des puits verticaux et à des conduits communiquant par des siphons, avec des ruisseaux glacés, faisaient tant de tours et de détours, qu’il n’osait pas s’engager trop avant. Il n’avait du reste qu’une petite lampe électrique qui donnait une lumière relativement faible, absolument inefficace, surtout dans de vastes grottes à la voûte élevée et à plusieurs niveaux, comme il en trouva plusieurs. Enfin, tombant littéralement de fatigue, il s’assit sur une énorme pierre chauffée par le soleil, à l’entrée de la caverne qu’il venait d’explorer ; il se mit alors à mâcher des tablettes de concentré alimentaire dont il arrosait chaque bouchée d’eau puisée au ruisseau. Il lui sembla à plusieurs reprises entendre le bourdonnement du nuage qui approchait, mais ce n’étaient probablement là que les échos des vains efforts de Sisyphe du grand arcticien qui lui parvenaient du haut de la vallée. Après avoir mangé ses maigres provisions, il se sentit réconforté. Le plus étonnant, pour lui-même, était le fait qu’il se souciait de moins en moins du dangereux voisinage ; en effet, des fourrés noirs s’accrochaient à toutes les pentes sur lesquelles il posait les yeux.

Il redescendit du monticule où il s’était arrêté devant la grotte et c’est alors qu’il remarqua quelque chose qui avait la forme d’une fine raie rousse sur les galets secs, de l’autre côté de la vallée. S’étant approché, il reconnut dans ces taches des traces de sang. Elles étaient tout à fait sèches, déjà, avaient changé de couleur et, si ce n’avait été la blancheur exceptionnelle de ce rocher, d’un blanc de chaux, il ne les aurait certes pas remarquées. Il essaya pendant un moment d’établir dans quelle direction s’était dirigé l’homme en sang, mais il ne put y parvenir. C’est pourquoi, au petit hasard, il se mit à remonter la vallée en se tenant le raisonnement suivant : il s’agissait peut-être là d’un homme blessé pendant le combat du Cyclope et du nuage, qui s’éloignait du lieu de l’affrontement. Les traces se croisaient, disparaissaient en plusieurs endroits, mais finirent par le conduire tout près de l’une des premières cavernes qu’il avait explorées. C’est pourquoi son étonnement fut d’autant plus grand lorsqu’il vit qu’à côté de son entrée béait un gouffre étroit, semblable à un puits, qu’il n’avait pas remarqué précédemment. C’était justement là que menait la piste sanglante. Rohan s’agenouilla et se pencha sur l’ouverture plongée dans la pénombre. Il avait beau être préparé au pire, il ne put retenir un cri étouffé, car il venait de reconnaître, le regardant de ses orbites vides, les dents découvertes dans un rictus, la tête de Bennigsen : il le reconnut à la monture dorée des lunettes dont les verres, par une aveugle ironie du sort, n’avaient pas été cassés et brillaient clair dans le reflet qu’une plaque de calcaire inclinée projetait sur ce cercueil de pierre. Le géologue était suspendu entre les pierres, et c’était pourquoi son corps était resté droit, coincé par les épaules dans le cuvelage naturel du puits. Rohan ne voulut pas laisser en cet état ces débris humains mais lorsque, à contrecœur, il essaya de soulever la dépouille, il sentit que les chairs s’affaissaient sous l’épais tissu de la combinaison. La décomposition avait fait son œuvre, hâtée par l’action du soleil qui tous les jours avait éclairé cet endroit. Rohan se contenta donc d’ouvrir la fermeture éclair de la poche de poitrine et d’en retirer la plaque d’identité du savant ; avant de s’en aller, il tira une des dalles voisines et en recouvrit le tombeau de pierre.

C’était le premier à être retrouvé. Ce n’est qu’une fois éloigné de cet endroit que Rohan se dit qu’il aurait dû étudier la radioactivité du cadavre, puisque, dans une certaine mesure, son intensité pouvait fournir quelque lumière sur ce qui était arrivé à Bennigsen lui-même et aux autres : une forte augmentation du rayonnement aurait prouvé que le mort s’était trouvé à proximité du combat atomique. Mais il avait oublié de le faire, et à présent rien n’était en mesure de lui faire rebrousser chemin et dégager le tombeau. C’est alors que Rohan remarqua le rôle joué par le hasard dans ses recherches ; n’avait-il pas précédemment exploré très à fond, à ce qu’il lui semblait, les alentours de cet endroit ?

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