Stanislas Lem - L'invincible

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L’
, croiseur interstellaire de seconde classe, est envoyé sur Régis III, dans la constellation de la Lyre. Sa mission consiste à enquêter sur la disparition du
, vaisseau-frère, avec qui tout contact a été subitement rompu alors qu’il était positionné sur la planète. Mais une fois sur place, l’équipage de l’
découvre le navire abandonné gisant sur la planète désertique, son équipage mort. Dans les profondeurs de ce désert sans vie, une autre forme d’organismes y a prospéré, anéantissant toute forme de vie organique à la surface de la planète. Entre conjectures scientifiques et attaques d’ennemis invisibles, le commandant de l’
et son second devront surmonter leur animosité, s’ils veulent triompher de Régis III.
Roman assez court du maître polonais de la Science-Fiction, l’
est un ouvrage de planet-opéra fidèle aux thèmes de Lem : une planète mystérieuse, des habitants qui échappent à la compréhension humaine, une communication impossible avec eux, et des tensions à huis-clos entre les principaux protagonistes, qui sont aussi l’un pour l’autre de parfaits inconnus. Comme dans
, la science triomphante de l’Homme est mise à défaut par une planète isolée, mystérieuse.

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Le compteur indiquait qu’il avait parcouru vingt-sept kilomètres. La route tracée sur la carte en comptait soixante, mais en réalité elle devait certainement être plus longue, ne serait-ce qu’en raison des zigzags et des virages incessants. À présent, il n’y avait plus trace des sables. Le soleil, énorme, ne chauffait presque pas ; il était suspendu lourdement, de façon quasi menaçante, continuant à toucher de son disque les dentelures rocheuses. La machine, tirée en tous sens par des secousses fiévreuses, se frayait furieusement un chemin à travers les éboulis, parfois dévalant la pente avec une avalanche de pierres grinçante ; les pneus émettaient un hurlement sifflant en heurtant en vain les pierres sur la pente de plus en plus raide. Vingt-neuf kilomètres. Hormis le signal chantant de la sonde, on n’entendait rien. L’Invincible gardait le silence. Pourquoi ? Il avait l’impression que la faille vaguement distincte, dessinée par des lignes noirâtres qu’il devinait juste sous le soleil rouge, était le rebord supérieur du ravin dans lequel il devait descendre, mais pas ici, bien plus loin, vers le nord. Trente kilomètres. En tout cas, il ne voyait pas trace du nuage noir. Sans doute était-il en train de régler leur compte aux deux autres machines. Ou les aurait-il tout simplement abandonnées, s’étant contenté de les couper du vaisseau en bloquant les transmissions ? La jeep fonçait de tout son poids, comme un animal aux abois ; parfois le halètement du moteur tournant au maximum le prenait à la gorge. La vitesse décroissait régulièrement, bien que l’engin avançât avec une surprenante efficacité. Peut-être aurait-il mieux valu utiliser un véhicule à coussin d’air ? Mais c’était là une machine trop grosse et trop lourde ; et puis, ça ne valait pas la peine d’y songer, puisqu’on ne pouvait plus rien y changer …

Il voulut regarder sa montre. Il ne réussit pas à le faire — il ne parvint pas, même l’espace d’une seconde, à lever son poignet jusqu’à ses yeux. Il essayait, en pliant les genoux, de réduire les effroyables secousses qui lui tordaient les entrailles. La machine se souleva brusquement par l’avant, le capot relevé, pencha de côté tout en dévalant brusquement la pente, les freins gémirent, mais déjà les pierrailles volaient de tous côtés, des galets résonnèrent sur les tôles du léger blindage, la jeep tourna sur place, avec de furieux cahots, glissa un moment vers le côté à travers une traînée d’éboulis, puis ce mouvement se ralentit …

Lentement, la machine prit un virage et se remit à grimper obstinément la pente. À présent, il voyait déjà la gorge. Il la reconnaissait aux masses noirâtres, ressemblant à des taillis de pins, des horribles buissons qui recouvraient les roches abruptes. Un demi-mille le séparait sans doute des bords du ravin. Trente-quatre kilomètres …

La pente qu’il fallait encore gravir semblait n’être qu’une mer d’éboulis chaotiquement accumulés. Il semblait impossible qu’une machine pût trouver un chemin là-dedans. Rohan avait cessé de chercher du regard les passages possibles, puisqu’il n’avait pas le pouvoir de commander la manœuvre. Il s’efforçait plutôt de ne pas perdre des yeux les rochers qui cernaient le précipice. À chaque instant, le nuage noir pouvait en surgir.

— Rohan … Rohan …, entendit-il soudain.

Son cœur battit plus fort. Il avait reconnu la voix de Horpach.

La jeep ne pourra probablement pas te conduire jusqu’à destination. Nous ne pouvons pas, d’ici, apprécier la pente du versant avec une précision suffisante, mais il nous semble que tu n’as plus à parcourir en voiture que cinq ou six kilomètres. Lorsque la jeep tombera en panne, il faudra que tu continues à pied … Je répète …

Horpach redit la même chose une seconde fois. « Au maximum quarante-deux, quarante-trois kilomètres … il m’en restera environ dix-sept — sur ce terrain, ça représente au moins quatre heures, sinon davantage, calcula en un éclair Rohan. Mais peut-être qu’ils se trompent et que la jeep passera … »

La voix se tut ; de nouveau, on n’entendait que la voix chantante de la sonde qui se répétait rythmiquement. Rohan mordit l’embout de son masque, car il lui blessait les muqueuses à l’intérieur des lèvres, à chaque secousse un peu brutale. Le soleil ne touchait plus la montagne la plus proche, mais ne montait pas. Il avait devant les yeux des pierres plus ou moins grosses, des dalles qui l’enveloppaient parfois de leur ombre froide ; la machine avançait à présent bien plus lentement. Levant les yeux, il aperçut de légers nuages floconneux qui se dispersaient dans le ciel. On voyait les étoiles au travers.

Brusquement, quelque chose de bizarre arriva à la jeep. Son arrière sembla se coucher, tandis que l’avant se relevait … l’espace d’un instant, elle resta à se balancer ainsi, comme un cheval se dressant sur ses pattes de derrière … une seconde, et sans doute serait-elle tombée, en ensevelissant Rohan, si ce dernier n’avait sauté. Il se laissa tomber sur les genoux et les mains, sentit un choc douloureux à travers ses gants de protection épais et ses leggins, glissa de deux bons mètres dans les éboulis avant de parvenir à s’arrêter. Les roues de la jeep eurent encore un grincement aigu avant qu’elle ne tombât en panne.

— Attention … Rohan … trente-neuf kilomètres de parcourus … la machine ne pourra pas passer, plus loin … Tu dois aller à pied … tu te guideras sur la carte … la jeep restera ici, au cas où tu ne pourrais pas rentrer autrement … tu es à l’intersection des coordonnées 46 et 192 …

Lentement, Rohan se mit debout. Tout son corps le faisait souffrir. Mais seuls les premiers pas furent difficiles ; ses muscles commencèrent à obéir. Il voulait s’éloigner le plus possible de la jeep immobilisée entre deux seuils rocheux. Il s’assit sous un grand obélisque, sortit la carte de sa poche et chercha à s’orienter. Ce n’était pas chose facile. À la fin, il parvint à déterminer où il se trouvait. Un kilomètre environ, à vol d’oiseau, le séparait du bord supérieur du ravin, mais en cet endroit, il n’était absolument pas question de descendre ; les versants étaient recouverts d’un manteau ininterrompu de buissons métalliques. Il se dirigea donc vers le haut, se demandant tout le temps s’il devait essayer de descendre dans le fond de la gorge avant l’endroit choisi. Pour y accéder, il lui faudrait au bas mot quatre heures de marche. Même s’il réussissait à rentrer en jeep, il fallait compter cinq autres heures pour le retour, et combien de temps pour descendre dans le fond du ravin, sans parler des recherches elles-mêmes ? Du coup, tout le plan lui sembla privé de la moindre once de bon sens. C’était tout simplement là un geste tout aussi vain qu’héroïque par lequel Horpach, en le sacrifiant, pouvait calmer sa propre conscience. Il fut, pendant quelque temps, saisi d’une telle rage — car il s’était laissé manœuvrer comme un gamin, et l’astronavigateur avait tout combiné d’avance — qu’il ne vit presque plus rien de ce qui l’entourait. Peu à peu, il se calma. « Impossible de rebrousser chemin, se répétait-il. le vais essayer. Si je ne parviens pas à descendre, si je ne trouve personne d’ici trois heures, je rentre. » Il était sept heures un quart.

Il s’efforçait de marcher d’un pas long et régulier, mais pas trop vite, car la consommation d’oxygène augmentait très rapidement en cas d’effort. Il fixa la boussole à son poignet droit, pour ne pas dévier de la direction choisie. Il lui fallut pourtant, à plusieurs reprises, contourner des éboulements aux bords abrupts. La pression atmosphérique était, sur Régis III, bien moindre que sur la Terre, ce qui laissait au moins une relative liberté de mouvement, même sur un terrain aussi difficile. Le soleil avait monté dans le ciel. Son ouïe, habituée à la présence constante de tous les sons qui, telle une barrière protectrice, l’avaient accompagné et entouré dans toutes les expéditions précédentes, était en quelque sorte nue et particulièrement acérée. De temps en temps, seulement, il entendait le chant rythmique de la sonde, mais bien plus faiblement que précédemment ; en revanche, le moindre souffle de vent heurtant des arêtes rocheuses mobilisait son attention, car il lui semblait entendre un faible bourdonnement, ce bourdonnement qu’il connaissait et dont il se souvenait si bien. Peu à peu, il s’habitua à cette marche et se sentit plus libre pour réfléchir, tout en posant automatiquement les pieds sur une pierre puis une autre. Il avait dans sa poche un compte-pas ; il ne voulait pas en consulter le cadran trop tôt et décida donc de ne le faire qu’au bout d’une heure. Il ne résista pas, pourtant, et sortit l’instrument semblable à une montre avant qu’elle ne se fût écoulée. Ce fut pour lui une douloureuse désillusion : i ! n’avait pas fait trois kilomètres. Il lui avait fallu gagner de l’altitude, ce qui avait ralenti sa marche. « Ce n’est donc pas trois ou quatre heures, mais pour le moins six … », se dit-il. Il prit la carte et s’étant agenouillé, se repéra pour la seconde fois. Le bord supérieur du ravin était visible à sept ou huit cents mètres de là, à l’est ; il avait tout le temps marché plus ou moins parallèlement à cette ligne. En un endroit, des taillis noirs de la pente étaient séparés par une menue traînée qui serpentait : probablement le lit desséché d’un ruisseau. Il s’efforça de mieux examiner cet endroit. Agenouillé, tandis que des rafales de vent soufflaient autour de sa tête, il vécut un instant d’hésitation. Comme s’il ne savait pas encore ce qu’il faisait, il se leva, remit machinalement la carte dans sa poche et commença à marcher en angle droit par rapport à la direction qu’il avait suivie jusque-là, se dirigeant donc vers les versants abrupts de la gorge.

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