Connie Willis - Black-out

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Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

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Le capitaine s’agenouilla et plongea le bras dans la trappe. La pompe de cale hoqueta avant de rendre l’âme.

Exclu d’aller où que ce soit sur cette ruine, même à Douvres ! Je n’ai plus qu’à me trouver un autre bateau.

L’ennui, c’est que les types sur le quai ne lui avaient pas proposé beaucoup de solutions…

Avec un soupçon de chance, Powney arrive en ville, en ce moment même !

Le capitaine Harold s’acharnait sur la pompe qui, cette fois, haleta pendant une bonne minute avant de s’étouffer.

— Lui faut juste un peu d’huile, grommela-t-il.

Il barbota jusqu’à la cuisine, alluma le réchaud sous la cafetière, et se mit à farfouiller sous une pile de cartes de navigation.

— La Marine se ramollit, voilà son problème !

Il dénicha une tasse à la propreté douteuse, et des pommes de terre en conserve. La boîte était entamée.

— Tu sais ce qu’on leur fait boire, à bord, aujourd’hui ? Du thé sucré avec un nuage de lait ! Tu imagines Nelson avec une tasse de thé ? Rhum, c’est ça qu’on picolait, nous, et du café brûlant !

Il remplit la tasse et l’offrit à Mike qui, prudent, en avala une infime gorgée. Le goût valait la couleur.

— Tu devrais voir ce qu’ils m’ont envoyé… Bon, où diable l’ai-je fourré ?

Le capitaine explorait de nouveau le bric-à-brac accumulé sur la table.

— Je sais que c’est là, quelque part… Hourra !

Il exhuma une lettre de la pile et la tendit à Mike, le geste triomphal.

— Le Small Vessels Pool m’a posté ça il y a quatre semaines.

Le Small Vessels Pool ! La « molle vaisselle coule », avait marmonné M. Tompkins. Et cette lettre était celle qui avait été adressée début mai à tous les propriétaires de petits bateaux. On leur demandait s’ils acceptaient de se porter volontaires avec leur embarcation en cas d’invasion ou autre « urgence militaire ».

— Avec ça, y avait un de leurs foutus formulaires. Six pages de rang ! Par retour, que j’ai répondu. Tu peux me croire que j’étais partant, moi et la Lady Jane ! Bons pour le service !

Je parie que tu n’as pas mentionné la pompe en rade, ni les dix centimètres d’eau dans la cale.

— Depuis, pas un mot ! Silence radio. Quatre semaines ! Hitler n’en a pas pris deux pour s’emparer de la Pologne. S’ils organisent la guerre en France comme le Small Vessels Pool, ils déposeront les armes avant la fin de la quinzaine !

Non, ça ne se passerait pas comme ça, grâce à l’armada hétéroclite de chalutiers, de bateaux de pêche et de plaisance qui viendraient à la rescousse juste à temps. Mais la Lady Jane ne les accompagnerait pas. Elle ne parviendrait jamais à quitter le port, traverser la Manche et revenir. Sous aucun prétexte, Mike ne laisserait le capitaine l’embarquer pour Douvres sur ce rafiot. Il valait mieux qu’il retourne sans attendre à La Couronne et l’Ancre s’il ne voulait pas rater M. Powney.

— Il faut que j’y aille. Merci pour le café.

Et il tenta de rendre sa tasse au capitaine.

— Impossible. Tu pars pas avant d’avoir visité ma Lady Jane . Voilà son moteur.

Le capitaine souleva une autre trappe pour révéler un appareil antique, noir de graisse.

— On n’en trouve plus, des moteurs comme ça, de nos jours !

Mike le croyait sans peine.

— Et tu ne trouveras pas de bateau plus sûr en mer.

Il pataugea dans l’eau pour montrer à Mike un placard qui contenait des grappins, un enchevêtrement de cordes et un fanal de signalisation. Un seau, également.

Ça tombe à pic , pensa Mike. L’eau avait monté d’au moins deux centimètres depuis qu’ils étaient descendus.

Puis ils grimpèrent sur le pont pour voir le poste de commande.

Pas un signe de Daphne, et les trois pêcheurs n’avaient pas bougé de place. Le capitaine lui montra la cabine de pilotage et le gouvernail, et le traîna ensuite à la poupe pour qu’il découvre les plats-bords, l’ancre et l’hélice, tout en l’abreuvant d’informations sur la navigabilité de son rafiot et les méfaits de la Marine actuelle. Après, ils retournèrent dans la cale pour que Mike admire les cartes.

— Je me fiche de la navigation moderne, grogna le capitaine, qui désignait l’horloge de la coquerie. De mon temps, on naviguait à l’estime.

L’horloge indiquait 6 h 05. Comment pouvait-il naviguer à l’estime avec une horloge hors service ? Mike regarda sa Bulova. Presque midi. Powney devait être rentré. Daphne était à sa recherche, sans l’ombre d’un doute.

— Merci pour la visite, mais il faut vraiment que j’y aille.

— Déjà ? Impossible ! Tu n’as pas fini ton café. Ni dit pourquoi tu me cherchais.

Mike n’était pas près de lui avouer qu’il avait été à la recherche d’un bateau pour Douvres.

— Je vous le raconterai un peu plus tard, prétendit-il en pataugeant jusqu’à l’échelle. Dans l’immédiat, je dois…

Il hésita. Il ne pouvait pas davantage lui parler de M. Powney.

— … retourner à La Couronne et l’Ancre .

La Couronne et l’Ancre ? Si c’est pour déjeuner, tu restes manger. Assieds-toi.

Il força Mike à s’installer, lui tendit la tasse de café froid, et farfouilla de nouveau dans le fourbi qui traînait sur la table. Il en extirpa une casserole, dans laquelle il balança les sardines.

— De mon temps, chaque marin de la Royale savait cuisiner, réparer les voiles et frotter le pont.

Il compléta avec les pommes de terre en boîte.

— Passe-moi cette conserve de viande de singe.

Mike s’exécuta.

Il l’ouvrit, en dégagea une masse compacte qu’il fit tomber dans le récipient, touilla la mixture avec son couteau avant de poser le tout sur le réchaud Primus.

— Aujourd’hui, tout ce qu’ils savent faire, c’est remplir des formulaires et siroter du thé. Des mollassons, voilà ce qu’ils sont devenus.

Il farfouilla derechef, récupéra une assiette en alu et une fourchette encroûtée de crasse, puis les tendit à Mike.

— Je suis sûr que les soldats d’Hitler ne prennent pas de pauses-thé. Passe-moi ton auge, Kansas.

— Non, je ne peux pas rester. Vraiment. Je dois envoyer mon article et…

— Il sera encore temps après le déjeuner. Ton assiette !

— Grand-père ! appela une voix.

Un jeune garçon glissa sa tête dans l’écoutille.

— Maman dit que tu dois rentrer manger.

Sauvé par le gong ! pensa Mike.

— Je m’en vais, déclara-t-il en se levant.

— Tu bouges pas d’ici ! lui enjoignit le vieil homme.

Il se retourna et cria :

— Jonathan ! Va dire à ta mère que je déjeune à bord. Allez, ouste !

Le garçon, qui rappelait à Mike une version plus jeune de Colin Templer, ne remua pas d’un pouce.

— Elle m’a dit de te prévenir de la pluie, et que tu attraperais la mort !

— Eh bien, toi, tu lui dis que ça fait quatre-vingt-deux ans que je prends soin de moi et que…

— Elle a dit de te donner ça, si tu ne venais pas.

Jonathan descendit l’échelle, tendit au capitaine une veste en laine, et se tourna vers Mike.

— Vous êtes du Small Vessels Pool ?

— Non. Je suis journaliste.

— Correspondant de guerre, précisa le capitaine. Maintenant, dehors ! Explique à ta mère que je rentrerai quand ça me plaira.

— Un correspondant de guerre ! s’exclama Jonathan, s’attardant le temps d’ajouter : Vous avez vu beaucoup de batailles ? Je suis terriblement impatient de rejoindre le front. Je m’enrôlerai dans la Marine dès que je serai assez vieux.

— Si sa mère le lui permet, soupira le capitaine lorsqu’il fut parti.

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