Connie Willis - Black-out

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Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

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— Ça ne peut pas…

— Elle dit qu’elle l’a achetée aux soldes après bombardement chez Bourne and Hollingsworth . Dégât des eaux.

De toute évidence, la jupe qu’elle tendit à Polly ne provenait pas des soldes qui suivaient un bombardement. Elle était flambant neuve et immaculée, et Polly se doutait bien qu’elle venait tout droit du rayon « Vêtements de marque » de Townsend Brothers et qu’elle coûtait cinq livres pour le moins. Elle saisit la jupe, trop émue pour parler.

— Faites-lui savoir que c’est très gentil de sa part, finit-elle par articuler.

Marjorie acquiesça.

— Il lui arrive de se comporter presque comme un être humain, à l’occasion. Mais elle me fera la peau si je m’attarde plus longtemps.

Elle enleva la jupe à Polly et la déposa sur le dos d’une chaise.

— Y a-t-il autre chose que je pourrais faire pour vous ?

— Oui. Dites-lui que je suis prête à retourner à mon comptoir.

— Je ne le ferai sûrement pas. Vous n’avez pas retrouvé votre lucidité, et vous êtes blanche comme un linge. Et nous n’avons pas besoin d’héroïsme. On est chez Townsend Brothers , pas à Dunkerque. Maintenant, allongez-vous.

Polly s’exécuta, et Marjorie l’enveloppa dans une couverture.

— Interdiction de bouger !

Polly hocha la tête, et Marjorie se leva pour partir.

— Attendez ! s’exclama Polly en lui attrapant le poignet. Si quelqu’un demande si je travaille ici, vous lui indiquerez où je suis ?

— Bien sûr.

De nouveau, la vendeuse posait sur elle ce regard étrange.

— Et vous demanderez à Mlle Snelgrove si je peux revenir à mon étage cet après-midi ?

— Seulement si vous promettez d’essayer de dormir.

À peine sortie, Marjorie était de retour avec un sandwich et un verre de lait.

— Mlle Snelgrove dit que vous devez vous reposer jusqu’à 15 heures, et qu’elle verra à ce moment-là. Et aussi que vous devez manger quelque chose.

— D’accord, mentit Polly.

La seule idée de la nourriture lui donnait la nausée. Elle se rallongea et tenta de dormir comme on le lui avait ordonné, mais c’était impossible. Et si l’équipe de récupération n’interrogeait pas Marjorie sur sa présence ? Et s’ils parcouraient le rayon, comme de simples clients et, en son absence, concluaient qu’elle ne travaillait pas là et s’en allaient ? Elle envoya valser sa couverture, se leva, attrapa la jupe et se rendit aux toilettes pour se rafraîchir.

Son reflet dans le miroir l’horrifia. Pas étonnant que Mlle Snelgrove lui ait donné une jupe. La sienne n’était pas seulement sale et incrustée de poussière de brique, mais tout un pan en était tailladé. Elle avait dû s’accrocher sur une poutre déchiquetée. Pas étonnant non plus que tout le monde se montre si gentil : elle avait une mine de déterrée. Ses cheveux et sa figure étaient blanchis de plâtre, et ses joues striées par les larmes. Le sang de son genou avait dégouliné tout le long de sa jambe et coagulé sur ses bas déchirés. Les deux avaient de larges échelles, et plusieurs trous. Elle en lava le sang, mais ils restaient toujours aussi peu présentables, si bien qu’elle les enleva et les fourra dans son sac. Ça ferait l’affaire… les jeunes femmes étaient sorties jambes nues à cause de la pénurie de bas.

Non, cela s’était produit plus tard dans la guerre, pas en 1940. Marjorie ne se trompait pas, le jugement de Polly était obscurci. Elle devrait se cantonner à son comptoir et prier pour que les clients ne s’en aperçoivent pas.

Son chemisier n’était pas en trop mauvais état. Le manteau l’avait en partie protégé. Elle en frotta les traces autant qu’elle le put, enfila sa nouvelle jupe, se lava la figure et peigna ses cheveux. Il lui fallait un peu de rouge à lèvres – elle était si pâle –, mais après l’application elle se découvrit encore plus pâle. Elle effaça presque tout et se rendit à son comptoir.

— Que faites-vous là ? s’exclama Marjorie quand elle la vit. Il est seulement 14 heures ! Vous deviez vous reposer jusqu’à 15 heures.

— Mlle Snelgrove !

Elle avait appelé avant que Polly puisse l’en empêcher, et la chef de service accourait, l’air inquiète.

— Mademoiselle Sebastian, vous deviez vous reposer, désapprouva-t-elle.

— S’il vous plaît, laissez-moi rester.

— Je ne suis pas sûre, hésita-t-elle.

— Je me sens beaucoup mieux maintenant. Vraiment.

Polly tentait de trouver l’argument qui la convaincrait.

— Et M. Churchill assure que nous devons persévérer envers et contre tout, que nous ne devons pas baisser les bras devant l’ennemi.

— Très bien. Mais si jamais vous ne vous sentez pas bien ou si vous avez des vertiges…

— Merci, dit Polly d’un ton fervent.

Dès que Mlle Snelgrove eut ordonné à Marjorie de garder un œil sur elle et fut partie accueillir Mlle Toomley aux ascenseurs, Polly commença de scruter l’étage, à la recherche de quiconque pourrait appartenir à l’équipe de récupération.

Marjorie n’avait pas menti. Il n’y avait quasiment pas de clients, et ceux qui passèrent dans le courant de l’après-midi étaient des habitués : Mlle Varley, Mme Minnian et Mlle Culpepper. Laquelle voulut essayer des gants en peau de porc, puis se décida pour des gants en laine.

— Les journaux annoncent que l’hiver pourrait se révéler exceptionnellement froid, expliqua-t-elle.

Vous ne vous trompez pas, ça se pourrait bien ! pensait Polly, qui ficelait les gants tout en surveillant les ascenseurs dans l’espoir que les flèches au-dessus des grilles s’arrêteraient sur le chiffre trois, que les portes s’ouvriraient et que l’équipe de récupération en sortirait.

Mais personne ne vint, et à 17 heures l’étage se vida. Il ne restait que Mlle Culpepper, qui avait aussi décidé d’acheter une chemise de nuit en flanelle et patientait au comptoir de Marjorie. Les autres filles rangeaient leurs boîtes ou s’appuyaient sur leur comptoir, l’œil rivé sur l’horloge qui surmontait les ascenseurs.

Voilà pourquoi l’équipe de récupération n’est pas montée. Parce que tout le monde regardait. Tout le monde les aurait vus sortir, aurait vu Polly courir pour les rejoindre, aurait vu le soulagement sur son visage.

Ils attendent en bas que le magasin ferme de façon à pouvoir me parler tranquillement.

Dès que la sonnerie de fermeture retentit, Polly se dépêcha de mettre manteau et chapeau, se précipita dans l’escalier et se rua dehors par la sortie des employés, mais personne ne l’attendait là.

Ils sont devant, de l’autre côté.

Elle se hâta de gagner les portes principales, mais elle n’y trouva que le portier, qui aidait une vieille femme à monter dans un taxi.

Il poussa la porte et parla au chauffeur. Le taxi démarra, et le portier se retourna vers Polly.

— Puis-je vous aider, mademoiselle ?

Non, personne ne peut m’aider. Où étaient-ils ?

— Merci, mais non, j’attends quelqu’un.

Il hocha la tête, effleura de la main sa casquette pour la saluer et rentra dans le magasin.

L’équipe de récupération ne sait pas que Townsend Brothers ferme plus tôt.

Polly regardait les clients se dépêcher de héler des taxis, les vendeuses et les liftiers s’écouler de l’entrée des employés et se hâter vers l’arrêt de bus ou les marches descendant à Oxford Circus.

Voilà pourquoi ils sont en retard. Ils viendront à 18 heures.

Mais alors que les minutes passaient, la peur qu’elle avait tenté de tenir à distance toute la journée commença de s’épaissir tel le brouillard la première nuit de sa mission.

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