Connie Willis - Black-out

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Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

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— On s’allonge, voilà, c’est bien, bourdonnait Mlle Snelgrove.

Elle borda Polly avec une couverture puis éteignit la lumière.

— Essayez de vous reposer.

Polly acquiesça, ses yeux emplis de larmes à cause de la surprenante gentillesse de Mlle Snelgrove. Ses paupières se fermèrent, mais à cet instant l’image de l’église en ruine s’imposa, et il lui sembla qu’au-delà de l’église elle voyait les gens à l’intérieur, déchirés, fracassés, réduits en pulpe, le pasteur et Mme Wyvern et les petites filles. Bess Brightford, six ans, tuée sous le feu ennemi. Irene Brightford, cinq ans. Trot…

« Vous n’entendrez rien , avait dit M. Dorming. Vous ne saurez jamais ce qui vous est tombé dessus. »

Était-ce la vérité ? Elle souhaita de toutes ses forces que cela soit vrai, qu’ils n’aient pas un instant compris qu’ils étaient piégés, que l’église s’écroulait sur eux, pas un instant compris ce qui leur arrivait.

Comme moi je l’ai compris , songea-t-elle, nauséeuse. Elle refoula son sentiment de panique. Tu n’es pas piégée. Que le point de transfert soit endommagé ne signifie pas qu’ils ne pourront pas te sortir d’ici. Tu as tout ton temps.

Mais c’était justement là le problème. Oxford n’avait pas besoin de temps. Le temps leur appartenait. Même s’il fallait réparer le filet, et si cela prenait des semaines, ou des mois, ils pouvaient intervenir à l’instant même où l’incident se produisait. Alors, où sont-ils ?

Ils n’ont peut-être pas réussi à me trouver ?

L’épouvante pulsait de nouveau dans sa gorge. Elle ne s’était pas rendue au rapport, et ils ne connaissaient pas son adresse.

Et il n’y avait plus personne chez Mme Rickett pour leur indiquer que j’habitais à la pension.

Cependant, M. Dunworthy aurait obligé l’équipe de récupération à vérifier chaque chambre et chaque appartement recensés par les annonces « À louer » des journaux. Et ils savaient qu’elle travaillait sur Oxford Street. M. Dunworthy leur aurait fait contrôler chaque rayon de chaque grand magasin.

Je ne suis pas dans mon rayon !

Elle repoussa sa couverture, s’assit et attrapa ses chaussures mais, avant qu’elle ait pu les enfiler, Marjorie entra avec une tasse de thé et un paquet.

— Avez-vous réussi à dormir un peu ?

— Oui. Je me sens beaucoup mieux. Je suis prête à remonter à l’étage, maintenant.

Marjorie l’observa avec attention.

— Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Vous avez encore très mauvaise mine. (Elle tendit le thé à Polly.) Vous avez besoin de vous reposer. D’ailleurs, votre aide n’est pas nécessaire. C’est très tranquille, aujourd’hui.

— Est-ce que quelqu’un m’a demandée ? l’interrompit Polly.

— Vous voulez dire quelqu’un de l’ARP, ou de la Défense passive ? Non, personne n’est venu. Est-ce qu’ils ont dû creuser pour vous dégager ?

La question était étrange et Polly comprit qu’ils avaient imaginé que sa pension avait été bombardée.

— Non, ça n’est pas arrivé là où j’habite, tenta-t-elle d’expliquer. C’était au refuge. À l’église Saint-George. Dans la cave. Il y avait un abri où on m’accueillait pendant les raids. Je n’étais pas là…

Si elle n’avait pas essayé de gagner le point de transfert, si elle n’avait pas été immobilisée dans la station de métro, ou si elle s’était rendue plus tôt dans la semaine à Oxford pour y faire son rapport, elle aurait été parmi eux quand la mine parachutée avait explosé, quand l’église s’était effondrée, les écrasant…

— Quelle chance vous avez eu de ne pas être là ! disait Marjorie.

Chance ?

— Vous ne comprenez pas, ils…

Comme un coup de couteau, leur image la traversa, et elle les vit installés dans la cave à l’instant de leur mort : Mlle Hibbard tricotait, M. Simms caressait Nelson, Lila et Viv bavardaient, Bess et Irene – son pouce dans la bouche – et Trot se blottissaient contre leur mère, écoutant un conte de fées.

— Ils… Il y avait trois petites filles.

— Quelle horreur ! s’exclama Marjorie.

Elle posa le paquet sur le sol et s’assit sur le lit à côté de Polly.

— Pas étonnant que vous… Franchement, vous ne devriez pas rester ici. Où habitez-vous ? Je vais appeler votre propriétaire et lui demander de venir vous chercher pour vous ramener à la maison.

À la maison !

— Ce n’est pas possible, affirma Polly.

— Je croyais que vous disiez…

— Elle est morte. Mme Rickett était à Saint-George. Et tous ses pensionnaires, Mlle Hibbard et M. Dorming et Mlle Laburnum… (Sa voix chevrota.) Il n’y a plus personne là-bas pour…

— Voilà pourquoi vous avez dit que vous ne pouviez pas rentrer chez vous ! J’imagine que c’est impossible. Je ne sais pas ce qui se passe pour les pensionnaires quand le propriétaire d’une pension est tué. Je suppose que quelqu’un d’autre prend la relève… Savez-vous si Mme Rickett avait de la famille ?

— Non.

— S’ils décidaient de vendre… De toute façon, vous ne pouvez pas rester là-bas toute seule, après… Y a-t-il quelqu’un chez qui vous pourriez aller ? Avez-vous de la famille ou des amis à Londres ?

Non , s’aperçut Polly, qui sentait la panique revenir en force. Je suis toute seule ici, en plein milieu d’une guerre, et si l’équipe de récupération ne vient pas me chercher…

Marjorie la regardait, préoccupée.

— Non, admit Polly. Personne.

— Où habite votre famille ? Est-ce près de Londres ?

— Non. Dans le Northumberland.

— Oh ! tant pis, on va trouver quelque chose. En attendant, tenez, avalez votre thé. Vous vous sentirez mieux.

Rien ne pourra m’aider à me sentir mieux…

Cependant, Polly devait persuader Marjorie qu’elle était assez rétablie pour remonter à son étage, aussi but-elle entièrement la mixture. Elle était claire et tiédasse.

— Vous aviez raison, ça fait du bien, déclara-t-elle.

Et, tendant la tasse à Marjorie, elle tenta de se lever, mais la vendeuse l’arrêta.

— Mlle Snelgrove a dit que vous deviez vous reposer, proféra-t-elle d’un ton ferme.

— Mais je me sens beaucoup mieux, protesta Polly.

Marjorie secoua la tête.

— Les gens réagissent bizarrement aux états de choc. Mme Armentrude – c’est ma propriétaire –, sa nièce était dans un bus qui a été touché, et Mme Armentrude affirme qu’elle avait l’air de se porter à merveille, et puis une heure après elle est devenue toute blanche et elle s’est mise à trembler. On a dû l’emmener à l’hôpital.

— Je ne suis pas en état de choc. Je suis juste un peu émue, et je veux…

— Mlle Snelgrove a dit que vous deviez vous reposer, répéta Marjorie, et que je devais vous remettre ceci.

Elle tendit le paquet à Polly. Ses deux extrémités étaient parfaitement égales, et la ficelle qui l’entourait était tirée et nouée avec une précision irréprochable.

— C’est pour m’entraîner à l’emballage ?

— Non, bien sûr que non, répondit Marjorie, qui la regardait d’un air étrange. Vous êtes choquée, quoi que vous en disiez. Donnez-moi ça. (Elle reprit le paquet.) Laissez-moi l’ouvrir pour vous.

C’était une jupe noire.

— Mlle Snelgrove a indiqué qu’elle coûtait sept shillings et six pence, mais que vous ne devez pas vous en faire pour la rembourser et pour les tickets de rationnement avant votre rétablissement.

— Sept shillings six ?

Ce n’était rien du tout. Une paire de bas valait trois fois plus cher.

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