Yves Meynard - Le Livre des Chevaliers
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Il était prêt à partir, mais il se rappela le livre de sorts dont avait parlé Keokle. Adelrune monta l’escalier en spirale qui menait à l’étage supérieur. Il cherchait un coffre, le trouva finalement dans la chambre à coucher de Keokle, face au lit. Il n’était même pas verrouillé. À l’intérieur, un fouillis de papiers : un exemplaire tout écorné de la Règle, trois tomes de Commentaires, des affichettes annonçant divers festivals, religieux ou séculiers, deux traités d’ébénisterie, de vieux carnets à dessins remplis d’idées et d’esquisses de jouets. Tout au fond, dans une enveloppe scellée par une goutte de cire sans couleur, Adelrune trouva ce qui passait pour le livre de magie de Keokle : quelques feuilles de parchemin cousues ensemble dans un coin.
Il balaya du regard quelques lignes de texte. Les lettres étaient en pattes de mouche, les traits de plume inégaux. Des symboles bizarres avaient été maladroitement reproduits dans les marges. Mais malgré le caractère rudimentaire de la transcription, Adelrune pouvait ressentir le pouvoir que recelaient les mots, vibrant au bout de ses doigts, sifflant dans son esprit. Semblait-il qu’il avait après tout un certain talent naturel pour la magie ; ce n’était guère surprenant de la part du rejeton d’un magicien et d’une poupée ensorcelée…
Il se dépêcha de plier le manuscrit et de l’enfouir dans son sac à dos. Il aurait dû venir le chercher plus tôt et le brûler sur le bûcher. Il était trop tard maintenant pour essayer de le consumer par une flamme plus terrestre. Il était déjà resté trop longtemps dans cette maison. Il remettrait le manuscrit à Riander, lequel en disposerait comme il le jugerait bon.
Adelrune redescendit, sortit à grands pas de l’atelier sans regarder derrière lui. Il avait décidé de laisser sa dague enfoncée dans la gorge de Keokle ; il y avait là trop de symétrie ironique avec la façon dont il l’avait trouvée. Quand il sortit de l’échoppe, il vit Griffin non loin, la bouche pleine d’herbe. Le cheval vint quand il l’appela. Adelrune l’enfourcha et s’apprêta à quitter Faudace au plus vite.
Mais on l’attendait au-delà de la place du marché, maintenant déserte : une demi-douzaine de soldats et un capitaine à cheval, accompagnés par un trio de Recteurs et un Didacteur. Les fantassins manquaient visiblement d’enthousiasme ; leur lieutenant arborait une expression résolue, comme celle des serviteurs de la Règle. Adelrune voulut revenir sur ses pas et trouver une autre issue à la place du marché ; mais six autres soldats bloquaient son chemin. Il vira de nouveau pour faire face au plus gros groupe.
— Messieurs, je vous prie de me laisser passer, s’écria Adelrune. Je n’ai plus rien à faire ici, et mon souhait le plus cher est de m’en aller pour ne jamais revenir.
Le Didacteur répondit d’une voix nasillarde et pédante :
— Nenni, étranger. Vous êtes un élément perturbateur ; vous semez la panique et usez de sorcellerie, un flagrant délit contre le cinquante-huitième Précepte. Vous ne pouvez continuer à agir ainsi impunément ! Nous allons maintenant vous conduire au cachot, où vous sera administrée une correction proportionnelle à vos crimes.
— Je ne me trompe pas, c’est bien vous, Didacteur Fébule ? Je me disais que je reconnaissais vos cheveux roux. Je crains qu’après deux décennies passées à gouverner des petits garçons, vous ne sachiez plus composer avec des adultes, Didacteur. Vous imaginez-vous que je vais me montrer aussi docile qu’un élève de la Maison Canoniale surpris à faire la sieste durant une leçon de grammaire ? Je ne vous accompagnerai nulle part. Je quitte Faudace, et nul ne m’arrêtera.
Le Didacteur, décontenancé d’avoir été reconnu, préféra ne pas poursuivre la discussion. Il fit signe au lieutenant, lequel envoya ses six hommes en avant. Les fantassins, brandissant des masses, s’avancèrent d’un pas hésitant.
Ces hommes avaient beau être des soldats professionnels, ils ne valaient guère mieux que Lovell, Preiton et Thran qui l’avaient défié aux frontières d’Harkovar. Faudace était un endroit paisible, et la tâche des forces de l’ordre se limitait généralement à l’arrestation de fêtards éméchés. Ils avaient beau être six contre un, Adelrune les aurait facilement vaincus – si la seule idée d’en blesser un ne lui avait soulevé le cœur. Même s’il devait défendre sa vie, il ne se sentait plus capable de risquer de prendre celle d’un autre.
Il eut une inspiration et sortit les feuilles de parchemin de son sac. Il agita le livre de magie en direction des soldats.
— Avez-vous aimé la magie que j’ai invoquée sur la place ? cria-t-il d’un ton menaçant. Voudriez-vous en voir davantage ? Je transporte une demi-douzaine de charmes sur ma personne. Laissez-moi partir, sinon je vous ensorcellerai !
Cela suffit à stopper net l’avance des hommes. L’un des Recteurs en profita pour s’éclipser furtivement. Adelrune jeta un coup d’œil par-dessus son épaule : les soldats derrière lui n’avaient pas bougé. La voix du Didacteur Fébule s’éleva :
— Ignorez les menaces de ce gredin ! En avant ! Emparez-vous de lui !
Adelrune ramena les pages devant lui et choisit une ligne de texte au hasard. D’une voix tonnante, il commença à réciter les mots, tandis qu’il brandissait sa lance vers les soldats.
Les syllabes lui brûlaient la bouche et l’étourdissaient ; d’étranges énergies s’animaient, mais restaient impuissantes. Son invocation aléatoire ne pouvait susciter un véritable enchantement. Les soldats, qui n’étaient pas au courant de ces subtilités, battirent immédiatement en retraite.
Adelrune s’arrêta de lire – il lui fallut un vaste effort de volonté pour s’arracher au parchemin, comme si l’enchantement voulait être complété. Adelrune fit tourner Griffin. Les soldats derrière lui, sans officier pour les accompagner, manquaient de courage. Avec un hurlement sauvage, Adelrune lança Griffin au galop vers eux.
Ils prirent la fuite devant sa charge. Adelrune eut deux occasions parfaites d’embrocher un ennemi, et chaque fois garda sa lance tout contre sa monture, où elle ne pouvait blesser personne.
Le reste de son évasion releva d’une simple formalité : il s’élança dans les rues étroites, sema une paire de poursuivants à cheval, galopa hors des limites de la ville. On aurait dit les jeux d’un enfant auxquels des adultes complaisants se seraient prêtés. Même si toute trace de poursuite s’évanouit quand il eut quitté Faudace, Adelrune poussa Griffin à maintenir un bon pas. Tant qu’il filait à toute allure, il pouvait s’imaginer être un noble chevalier quittant le lieu de sa vengeance ; il pouvait oublier qu’il n’était qu’un criminel fuyant un meurtre.
14. Sire Adelrune de Faudace
Comme la première fois, le voyage lui prit trois jours. Il aurait pu essayer de se hâter, mais la traversée de la Forêt était régie par des lois qui jouaient sur le temps plutôt que sur la distance. Une fois qu’ils eurent pénétré sous les arbres, Adelrune laissa Griffin choisir un pas tranquille et s’absorba dans le paysage environnant.
Nul son ne se faisait entendre, et il ne vit rien que les arbres tout autour de lui : la Reine tenait sa promesse. Et pourtant il savait que des yeux le regardaient ; la haine et la rage de la souveraine de la Forêt étaient presque palpables. Les nuits étaient douces ; il n’eut pas besoin de faire du feu. Il avait une vague crainte qu’Œil-de-Braise ne revienne, mais son repos ne fut pas troublé.
Une fois, il sortit le Prince de Coupes de son sac. En pressant ses doigts contre la carte, il sentit un battement de cœur fantomatique, et une grosse goutte écarlate suinta de la déchirure. De peur de rompre sa propre promesse, il remit la carte à sa place et n’y toucha plus.
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