Claude Ragon - Du bois pour les cercueils

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Du bois pour les cercueils: краткое содержание, описание и аннотация

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Le commissaire Gradenne prend froid dans l'hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine ?
Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d'une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts !
Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d'un Poulsard… ? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d'âge sans beaucoup d'affinage à la PJ, mais avec du… nez, avisé et goûteux !
Ingénieur dans l'industrie de transformation du bois,
connaît à cœur le massif jurassien, ses habitants et leur caractère âpre. Cet univers minéral, végétal et humain inspire une écriture également rude et attachante.

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— Parfait. Nous allons donc l’attendre, et vous pourrez finir votre tarte aux quetsches. Tout compte fait, je pense qu’on peut lui faire confiance. Vous ne croyez pas ?

— Non seulement il n’a pas eu l’air contrarié que nous reprenions l’enquête, mais il a même semblé soulagé comme s’il restait frustré de ne pas avoir trouvé d’explication probante, répondit Bruchet.

— J’ai aussi eu cette impression. Il peut nous être utile. J’ai toujours du mal à comprendre qu’un directeur d’usine vienne la nuit faire des essais alors que ce n’est pas sa fonction. Cette affaire est étrange, cette mort horrible, mais on ne peut empêcher l’hypothèse de l’accident de venir en premier à l’esprit…

Bientôt, un break Mégane « bleu gendarme » vint se garer sur le parking du restaurant. Courtay en descendit flanqué de son fidèle Jacques.

– À votre tour, vous prendrez bien un café avec nous ? proposa le commissaire. Dans le coin là-bas, nous pourrons discuter plus au calme. Bruchet, allez nous commander quatre cafés, je vous prie.

— Comment allez-vous, commissaire ? s’enquit Courtay.

— Mieux, je vous remercie. Avec un peu de Doliprane et beaucoup de mépris, je suis toujours venu à bout de mes rhumes. J’apprécie que vous acceptiez de nous présenter aux dirigeants de Polybois . Nous aurions pu nous y rendre seuls, mais je pense qu’il est souhaitable que personne ne compte jouer sur une dissension entre la PJ et la gendarmerie. Nous ne sommes pas venus pour contester votre enquête, vous l’avez bien compris. Il n’est d’ailleurs pas exclu que nous parvenions aux mêmes conclusions. Mais nous devons d’abord répondre scrupuleusement à la réquisition du procureur.

Courtay opinait en souriant.

— Au fait, qui dirige la boîte actuellement ? poursuivit Gradenne.

— Un certain Robert Chatel, le chef de production, c’est un type sympa, dans les trente-cinq ans. D’après ce que j’ai compris, il assure l’intérim en attendant qu’un nouveau directeur soit nommé.

— Et ce Chatel, il aurait ses chances ?

— Je n’en sais rien… Peut-être.

La serveuse apporta les quatre cafés et s’éclipsa.

— Il faut que je vous présente le gendarme Dupret, intervint Courtay. Vous l’avez déjà aperçu à la brigade. Je lui ai demandé de m’accompagner car il est sur l’affaire depuis la première minute. Il était présent lors de la sinistre découverte. Je le tiens un peu sous mon aile car c’est notre dernière recrue. Il est avec nous depuis deux mois à peine. Nous sommes « pays » tous les deux, originaires du même patelin de l’Isère. On se connaît depuis des lustres même si j’ai quelques années de plus que lui…

— Fort bien, fort bien, dit Gradenne en souriant. Je constate que la gendarmerie est une grande famille. À propos de cette affaire qui nous rassemble aujourd’hui, vous deviez nous parler de la femme de Verdoux.

— Oui. C’est assez difficile à expliquer…

Le chef touilla le café dans sa tasse et reposa la cuillère. Il rassemblait ses idées et hésitait…

— Comment vous dire ?… Je ne me risquerais pas à vous écrire ce qui n’est qu’une impression, une sensation étrange…, une intuition plus qu’une certitude qu’aucun fait tangible ne vient encore étayer…

— C’est peut-être ce qu’on appelle le flair…

— Je ne sais pas. Pour vous mettre dans l’ambiance, je vous rappelle que nous avons été appelés à cinq heures du matin. Un tel spectacle, en pleine nuit, relève du cauchemar tout éveillé… En parlant de flair, vous ne pensez pas si bien dire…

Le chef Courtay fit une petite grimace du nez. Gradenne comprit l’allusion.

— Vous me parliez ce matin d’une odeur de chair brûlée ?

— En effet, la presse fonctionne à chaud. Ils vous expliqueront cela mieux que je ne saurais le faire. Après la découverte macabre, nous avons procédé aux constats réglementaires, avant que je ne me charge d’informer l’épouse. Ce n’était pas facile, je vous assure. L’adjudant craignait que quelqu’un ne nous devance. J’étais vraiment très mal à l’aise, Jacques peut vous le confirmer puisqu’il m’accompagnait…

Courtay revivait ce moment avec une réelle émotion. Il raconta que madame Verdoux était déjà levée et habillée en dépit de l’heure matinale. Il lui avait trouvé les traits tirés et l’air inquiet avant même qu’il ne lui explique la raison de sa venue.

— C’était tout à fait légitime, dit Gradenne. Mettez-vous à sa place ! Voir débarquer un gendarme au petit matin alors que son mari n’est pas rentré…

— Je sais. Pourtant, voyez-vous, six mois auparavant, son mari avait eu un accident de voiture en pleine nuit en Bourgogne. Rien de sérieux, tout juste des hématomes, mais il avait été conduit à l’hôpital pour quelques contrôles. Avant de partir en ambulance, il avait demandé à mes collègues bourguignons de nous prévenir pour que nous puissions aller rassurer sa femme.

— Et je suppose que c’est vous-même qui le lui aviez annoncé.

— Tout juste, et dans des conditions analogues ! Alors que son époux aurait dû rentrer dans la nuit, elle voit arriver un képi, au petit jour. Il y avait matière à s’affoler, surtout lorsque j’ai évoqué l’accident. Mais non ! Elle avait alors pris la chose de façon très détendue. Moi, j’étais relativement à l’aise puisque je lui apportais une nouvelle rassurante. J’avais pourtant été surpris par son calme apparent et pensé qu’elle n’avait pas bien réalisé.

— Et, cette fois-ci, tout au contraire, elle vous a parue abattue.

— C’est cela, avant même que je lui dise quoi que ce soit, j’ai lu de l’inquiétude dans son regard.

— Elle a dû voir à votre expression que quelque chose de grave était arrivé…

— C’est possible… Je veux bien admettre que j’avais la tête à l’envers. Je ne savais pas comment m’y prendre pour le lui annoncer, mais c’est tout juste si elle ne m’a pas aidé. Curieusement, dans des circonstances autrement dramatiques, elle a fait preuve d’un sang-froid remarquable. Elle ne s’est pas effondrée, pas le début d’une crise de nerfs…

— C’est sans doute une forte femme, n’oubliez pas que son mari était un ancien officier… Vous ne l’ignorez pas ?

— Pour ça non, il en parlait assez !

Courtay revivait ces événements qui l’avaient visiblement marqué.

— C’est étrange, murmura-t-il, depuis bientôt une semaine, je n’arrête pas d’y penser. C’était comme si elle s’y attendait.

— Merci pour ces informations, coupa Gradenne. Je les mets dans un coin de ma tête. C’est le genre de première impression à ne pas négliger. C’est souvent à chaud que les meilleurs indices sont recueillis. Nous aurons l’occasion d’en reparler, mais tant que mes cachets font leur effet et que j’ai les idées à peu près claires, nous pourrions nous rendre sur les lieux du drame.

— En vous écoutant, intervint timidement Bruchet, je me demandais si quelqu’un d’autre ne l’avait pas prévenue avant vous, expliquant sa mine défaite et pourquoi elle était déjà levée. Si tel fut le cas, pourquoi l’avoir dissimulé ? Et qui peut l’avoir avertie ?

— Bien vu, Bruchet. Qu’en pensez-vous, chef ?

— Dans ce cas, je ne vois pas pourquoi elle m’aurait joué la comédie.

Quelques minutes plus tard, la Laguna du commissaire, précédée de la Mégane break du chef Courtay, entra dans l’enceinte de l’usine Polybois . L’hôtesse fut impressionnée par l’arrivée de quatre personnes à l’air grave, dont deux en uniforme.

— Nous voudrions voir monsieur Chatel, demanda Courtay.

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