Claude Ragon - Du bois pour les cercueils

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Du bois pour les cercueils: краткое содержание, описание и аннотация

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Le commissaire Gradenne prend froid dans l'hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine ?
Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d'une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts !
Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d'un Poulsard… ? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d'âge sans beaucoup d'affinage à la PJ, mais avec du… nez, avisé et goûteux !
Ingénieur dans l'industrie de transformation du bois,
connaît à cœur le massif jurassien, ses habitants et leur caractère âpre. Cet univers minéral, végétal et humain inspire une écriture également rude et attachante.

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— Vous ne craignez pas que nos collègues gendarmes prennent ombrage de notre ingérence et s’amusent à nous laisser patauger ?

Gradenne sourit, toussa plusieurs fois et poursuivit :

— Non ! Je redoute plutôt la loi du silence chez Polybois, genre « grande muette ». Vous verrez, mon petit Bruchet, quand vous aurez un peu de bouteille, vous deviendrez roublard vous aussi. Chaque fois que je suis confronté à une organisation bien structurée, je me prépare à rencontrer des obstacles. J’aurai peut-être un jour l’occasion de vous raconter certaines enquêtes menées dans le milieu financier. Là, ce n’est pas une loi du silence polie, mais une véritable chape de plomb ! Tout le monde y couvre tout le monde…

Un peu ému de faire équipe ainsi avec le patron, Quentin prenait prétexte de se concentrer sur la route pour éviter de poser des questions, de peur de dire une bêtise. Gradenne anima seul la conversation, évoquant les différentes affaires au cours desquelles il avait déjà collaboré avec la Gendarmerie.

Deux heures plus tard, ils arrivaient en vue de Berthonex. La route était dégagée même si les champs aux alentours restaient enneigés. Le ciel était d’un gris dense.

— Ralentissez, Bruchet, je me demande si cette grande bâtisse, là-bas, n’est pas l’usine en question.

Ils longèrent un long bâtiment en bordure de route à vocation manifestement industrielle. Au-dessus de la toiture s’élevaient de nombreuses cheminées d’une forme conique étrange, laissant échapper des émanations de vapeur. Sur la façade, Polybois était peint en énormes lettres rouges.

— Arrêtez-vous à l’écart, nous allons jeter un coup d’œil, ordonna doucement Gradenne.

Bruchet gara le véhicule dans un espace dégagé et coupa le moteur. La route était peu fréquentée. Un semi-remorque sortait en croisant un camion-citerne. De l’usine, leur parvenait un grondement sourd périodiquement couvert par le bruit strident de scies circulaires.

— L’endroit est sinistre, commenta Gradenne. Nous aurons assez tôt l’occasion de le visiter. Commençons par aller à l’hôtel !

Citraize était à quelques minutes. En sortant de la voiture, ils furent saisis tous les deux par le froid vif. Gradenne frissonna.

L’hôtel du Grand Tétras ne risquait pas de prétendre à trois étoiles. Encore heureux qu’il fût ouvert en plein hiver. C’était plutôt un café-restaurant qui proposait le gîte à l’occasion, principalement l’été. Les deux policiers prirent possession de chambres modestes mais relativement confortables. Le commissaire demanda que le téléphone du palier soit déplacé dans l’une des chambres. Il disposait bien d’un portable, mais il préférait un bon vieux combiné à l’ancienne.

L’aubergiste, un rondouillard dans la cinquantaine, semblait intrigué par l’arrivée des deux policiers dans ce trou perdu.

— Vous venez sans doute pour l’accident de Polybois ? demanda-t-il curieux, en leur apportant deux grandes tasses de café.

Bruchet fut surpris par une question aussi directe, mais il n’en laissa rien paraître. Gradenne n’avait pas plus bronché. En guise de réponse, il demanda tout aussi abruptement :

— Vous connaissiez la victime ? Que pensez-vous de cet accident ?

Déstabilisé, l’homme regretta sans doute sa curiosité.

— Moi ? Rien de spécial… ! Qu’est-ce que je pourrais bien en penser ? Vous savez, dans ce coin perdu, au milieu de nos forêts, il ne se passe jamais rien. Alors, un accident comme ça… aussi bizarre… aussi…

— Horrible ?

— Oui, c’est ça… on se pose forcément des questions…

— Comment l’avez-vous appris ?

— Oh ! très vite, le jour même. Des ouvriers de l’usine sont passés ici prendre leur jus alors que ça venait de se produire…

— Je vois… Vous ne m’avez pas dit si vous connaissiez la victime.

— Dire que je connaissais Verdoux, ce serait exagéré. Il est venu manger ici plusieurs fois avec des gens de sa boîte. Ce n’était pas quelqu’un de très causant. Il lui est même arrivé de me demander une petite salle à part pour discuter avec ses collègues…

— Je vous remercie. Nous aurons l’occasion de nous revoir. Nous dînerons ici. Vous faites bien restaurant le soir, en dehors des week-ends ?

— Pas en hiver mais, rassurez-vous, je ferai une exception pour vous. Sans vouloir me vanter, ma cuisine a une assez bonne réputation.

– À la bonne heure ! De toute façon, nous n’avons prévu de venir ici que pour dormir et j’espère que nous bouclerons l’affaire assez vite. À présent, allons voir ces messieurs en bleu !

Les deux hommes furent à nouveau surpris par le froid extérieur. Gradenne éternua plusieurs fois.

L’accueil de la gendarmerie de Crampigny les surprit favorablement. Quand le commissaire se présenta, le gendarme de garde eut un sourire de satisfaction et se retourna en disant à voix forte :

— Chef ! Nos visiteurs sont là…

Dans une petite pièce, un homme en uniforme se leva de son bureau pour les recevoir.

— Bonjour, messieurs. Soyez les bienvenus à Crampigny, je vous attendais. Je suis le chef Courtay et je remplace l’adjudant Vatrin. Vous avez mal choisi la saison pour venir nous voir. Vous semblez frigorifiés. Prendriez-vous un café ?

Et sans attendre la réponse, il s’adressa au gendarme qui était resté sur le pas de la porte :

— Tu nous apportes trois cafés, Jacques ?

— Vous ne semblez pas surpris par notre arrivée…, s’étonna le commissaire.

— J’ai été prévenu de votre visite par un message de mon chef de corps.

Courtay sourit et regarda tour à tour les deux hommes en face de lui.

— Aurais-je dû être surpris ? Je n’ai pas à commenter la décision d’un procureur. S’il estime qu’il reste des zones d’ombre dans cette affaire, et s’il pense qu’un regard extérieur peut être utile, il a sans doute ses raisons. En tout cas, je peux vous assurer de mon soutien total.

— Pour autant que je sache, reprit Gradenne, à partir des éléments dont il disposait, votre adjudant a conclu à une cause accidentelle de la mort.

— En effet, mais vous ne pourrez malheureusement pas voir l’adjudant Vatrin, actuellement hospitalisé.

— Il lui est arrivé quelque chose ?

— L’adjudant a quelques soucis de santé. Je peux d’autant moins vous en parler que j’en ignore la cause. Il doit subir des examens qui devraient l’éloigner de la brigade pendant au moins deux semaines, d’après ce qu’il m’a laissé entendre. Il est parti hier matin comme prévu depuis un mois, mais il a tenu néanmoins à mener à son terme l’enquête Polybois avant son départ.

Le jeune gendarme entra avec un plateau.

— Merci, Jacques. Buvez pendant que c’est chaud, messieurs.

Gradenne éternua encore puis se moucha bruyamment avant d’avaler une gorgée de café. Il articula faiblement :

— Depuis, il y a eu un fait nouveau. Le procureur a reçu un courrier de nature à semer le doute…

— Tiens donc ! Une lettre anonyme, je suppose ?

— Tout juste !

Gradenne et Bruchet échangèrent un regard discret. Pendant quelques instants, les trois hommes gardèrent le silence en s’observant. Le commissaire vida sa tasse et poursuivit :

— Nous lirons en détail les pièces du dossier, mais vous nous feriez gagner du temps en nous présentant une synthèse des faits.

— Très volontiers, et d’autant mieux que j’ai participé à cette affaire dès son début. Nous avons été alertés à cinq heures du matin. Je suis parti aussitôt avec le gendarme Dupret qui vient de nous apporter le café. L’usine était en pleine effervescence, la production arrêtée. Le spectacle était horrible à voir. Dans mon travail, j’ai vu beaucoup d’horreurs, mais franchement là, j’ai été impressionné.

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