Claude Ragon - Du bois pour les cercueils

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Du bois pour les cercueils: краткое содержание, описание и аннотация

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Le commissaire Gradenne prend froid dans l'hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine ?
Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d'une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts !
Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d'un Poulsard… ? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d'âge sans beaucoup d'affinage à la PJ, mais avec du… nez, avisé et goûteux !
Ingénieur dans l'industrie de transformation du bois,
connaît à cœur le massif jurassien, ses habitants et leur caractère âpre. Cet univers minéral, végétal et humain inspire une écriture également rude et attachante.

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— Je n’aurais pas aimé être à votre place. Voilà bien le genre de démarche dont j’ai horreur. Comment la femme a-t-elle réagi ?

Le chef fit une petite moue et se passa la main sur la nuque.

— Il faudra que je vous en parle plus tard, lâcha-t-il après un court silence.

— A-t-elle reconnu le corps ?

— Cela a été particulièrement délicat, soupira Courtay en faisant une grimace. Comment voulez-vous reconnaître quel qu’un qui n’a quasiment plus de tête… L’identification a néanmoins été possible grâce aux objets personnels et aux vêtements. Il portait notamment une montre de prix, une Breitling, qui n’est pas la montre de n’importe qui…

— Je pense que vous avez compris que nous devons reprendre l’enquête depuis le début.

— Pas de problème ! Ne vous faites aucun souci pour mes états d’âme. Pour ne rien vous cacher, je ne suis pas mécontent que l’enquête soit poursuivie, surtout par quelqu’un de l’extérieur, je veux dire qui ne connaît ni le pays, ni ses habitants, ni la victime. La mort d’un homme est une affaire toujours grave et mérite que l’on y consacre autant de jours que nécessaire, surtout lorsque le décès est aussi inhabituel et violent, pour ne pas dire bizarre.

— Bizarre ? Que voulez-vous dire ?

– Étrange ! Voilà qui conviendrait mieux. Un directeur d’usine qui se fait écraser le crâne en pleine nuit… ! Je trouve cela pour le moins étrange, pas vous ?

— Oui, vous avez raison, mais je vais vous parler franchement. Êtes-vous vraiment convaincu de la version accidentelle de la mort ?

Courtay hocha la tête, sourit et s’adossa contre sa chaise.

— Que vous répondre puisque je trouve cet accident incompréhensible, et c’est peu dire. Le directeur était un homme dynamique qui avait déjà roulé sa bosse en évitant tous les dangers. Même en fin de carrière, cet homme était vigoureux. Comment a-t-il pu se faire piéger par une presse ? J’avoue que je ne comprends pas. Je ne sais pas ce qui a motivé le procureur à poursuivre l’enquête, mais il a sans doute de bonnes raisons… Voyez-vous, lorsqu’il y a un décès, il n’y a pas trente-six solutions…, en dehors de la mort naturelle, de l’accident, ou du meurtre…

— …et du suicide, coupa Gradenne. Dans le cas présent, je crois que nous pouvons écarter la mort naturelle…

— Peut-être aussi le suicide, suggéra Courtay, je ne vois pas quelqu’un se suicider de façon aussi horrible, surtout sans laisser un mot d’explication…

— Je vous l’accorde…

— Compte tenu des circonstances — un cadavre retrouvé seul dans un lieu clos fermé de l’intérieur… — la version de l’accident s’est imposée à l’adjudant. C’est vrai qu’il reste encore quelques questions sans réponses, mais nous ne pouvions pas nous permettre de rester plus longtemps sur cette enquête dès lors que les causes du décès semblaient bien cernées. Ce qui compte pour moi ce sont les faits. Si nous avions eu connaissance de la lettre anonyme, il est probable que nous aurions regardé l’affaire sous un autre angle… Mais, que voulez-vous, nous devons être partout à la fois…

— La lettre a été envoyée après le rapport de l’adjudant. Vous ne pouviez pas être au courant.

— Je me réjouirai si votre enquête réussit à faire apparaître des faits nouveaux susceptibles de mieux nous expliquer les raisons de cette mort. J’aimerais bien comprendre comment cet accident est arrivé. Quoiqu’il en soit, je vous confirme mon soutien sans réserve.

Le commissaire transpirait. Manifestement fiévreux, il s’épongeait le front.

— Pourrions-nous vous confier nos armes de service ? Nous n’en aurons pas l’usage dans l’immédiat.

— Aucun problème. Nous les mettrons au coffre. Elles seront à votre disposition quand vous le souhaiterez.

— Merci. Pour l’instant, il me faut un remontant, et je dois commencer par soigner les épanchements d’un cerveau dont je vais avoir grand besoin dans les prochains jours. Je suppose qu’il y a une pharmacie encore ouverte. Ensuite, nous irons manger un morceau. Le lieutenant Bruchet est jeune, il a de l’appétit, et je sens que j’aurai besoin de son appui. Vous qui êtes du coin, quelle table nous conseillez-vous ?

— Je vous suggère l’Auberge des Bûcherons. La cuisine y est simple mais excellente.

Gradenne se leva péniblement et prit congé. En montant dans la voiture, il grelottait.

— Allez vers le centre, dit Gradenne entre deux quintes de toux, je n’ai même pas un cachet d’aspirine sur moi.

Dans cette petite bourgade, ils repérèrent sans peine le clignotement de la croix verte de la pharmacie. Bruchet se gara sur le parking quasiment désert de la place de la mairie.

— Voulez-vous que j’y aille, commissaire ?

— Merci, je ne suis pas encore sur le flanc. J’en ai pour une minute.

Resté seul, le lieutenant Bruchet repensa au ton de l’entrevue chez les gendarmes. Contrairement à leurs craintes, le chef Courtay semblait apparemment vouloir coopérer. Quentin avait encore en tête les photos effroyables prises par les gendarmes. C’était la première fois qu’il était confronté à une telle situation. Il réfléchissait à la façon d’aborder les investigations, et espérait apprendre beaucoup auprès du commissaire. Celui-ci revenait d’un pas lent, il semblait très las.

— Quel bled sinistre, lâcha-t-il en claquant la portière. Vingt dieux qu’il fait froid ! Le pharmacien m’a filé un cocktail garanti miraculeux, mais j’ai aussi pris un stock de paracétamol. Cela soigne tout. Moi qui ne suis jamais malade !.. Que pensez-vous de notre prise de contact ?

— J’étais justement en train d’y réfléchir. Déjà, en ce qui concerne les gendarmes, je pense qu’ils feront sincèrement ce qu’ils pourront pour nous aider.

— Néanmoins, il ne faut quand même pas nous réjouir trop vite. Courtay me paraît franc mais je n’exclus pas qu’il puisse vouloir nous amadouer. Comme il ne peut pas s’opposer à une décision du procureur, c’est beaucoup plus simple pour lui de feindre de jouer le jeu. Enfin, nous verrons bien !

— Dommage que l’adjudant soit indisponible. J’aurais bien aimé qu’il commente lui-même sa conclusion.

— Je suis de votre avis, opina Gradenne. Je tâcherai d’aller le voir. Même à l’hôpital, il devrait pouvoir nous renseigner. À présent, allons casser la croûte, c’est le meilleur des remèdes. Le pharmacien m’a au moins appris que l’Auberge des Bûcherons se trouvait sur la route de Pontarlier.

Chapitre Deux

— Vous n’avez presque rien mangé, commissaire. Comment vous sentez-vous ?

Gradenne toussa à s’en déchirer les poumons, but quelques gorgées d’eau et parvint à dire :

— Un peu mieux. Ce que m’a donné le pharmacien a l’air efficace. Je compte beaucoup sur vous car je crains de ne pas être au mieux de ma forme.

— Par où allons-nous commencer ? Par l’usine, je suppose ?

— Tout à fait ! Nous allons reconnaître les lieux de ce supposé accident et entendre les principaux témoins. La routine… Nous n’avons pas été annoncés et nous pourrons profiter de l’effet de surprise. En quittant nos amis gendarmes, je n’avais pas les yeux en face des trous, et je n’ai pas pensé à demander au chef Courtay de nous accompagner chez Polybois , histoire de montrer que nous travaillons ensemble. Logiquement, il devrait être d’accord. Voudriez-vous l’appeler, Bruchet ?

Quentin se mit à l’écart pour appeler la gendarmerie. La conversation fut très brève.

— Ils sont d’accord, dit-il en reprenant sa place. Le chef s’inquiétait de votre état. Il nous rejoint ici dans un quart d’heure.

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