Claude Ragon - Du bois pour les cercueils

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Du bois pour les cercueils: краткое содержание, описание и аннотация

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Le commissaire Gradenne prend froid dans l'hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine ?
Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d'une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts !
Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d'un Poulsard… ? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d'âge sans beaucoup d'affinage à la PJ, mais avec du… nez, avisé et goûteux !
Ingénieur dans l'industrie de transformation du bois,
connaît à cœur le massif jurassien, ses habitants et leur caractère âpre. Cet univers minéral, végétal et humain inspire une écriture également rude et attachante.

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— L’usine fonctionne donc la nuit ?

— Tout à fait ! Vous vous en rendrez compte sur place, mais je peux déjà vous dire un mot de son activité. On y fabrique surtout des panneaux de particules à partir de déchets de bois et de taillis divers. C’est une usine à feu continu qui ne s’arrête que quelques heures par semaine pour l’entretien et le nettoyage. Quatre équipes font les 3x8, c’est-à-dire que pendant plusieurs jours, trois équipes se relaient tandis que la quatrième est en repos. Ensuite celle-ci réintègre l’astreinte et l’une des trois autres part alors en récupération et ainsi de suite…

— C’est bien le directeur qui est mort ? Que faisait-il là en pleine nuit ? On pourrait penser qu’à cette heure-là, il n’y a que l’équipe de production dirigée par un contremaître.

Courtay soupira avec une mimique signifiant que tout n’était pas limpide.

— Vous posez là une bonne question. Nous-mêmes l’avons soulevée. Mais la réponse ne m’a pas entièrement convaincu.

— Que vous a-t-on appris ?

— Le directeur m’a été présenté comme un homme directif et autoritaire. On nous a dit qu’il s’absentait de temps en temps. Mais que, quand il était là, il se mêlait de tout, mettait son nez partout et distribuait des consignes à tout le monde.

— Quel rapport avec sa mort ?

— J’y viens. Il est entré dans l’atelier-pilote le mercredi soir vers onze heures, pour faire des essais sur un nouveau produit. Personne ne sait de quoi il s’agissait… Toujours est-il qu’il a été conduit à manipuler une presse et qu’on l’a retrouvé la tête écrasée… Ah ! C’était pas beau à voir, je vous le garantis. Tenez, jugez vous-même…

Courtay, tout en parlant, avait ouvert la sangle de la chemise posée devant lui. Il feuilleta les divers documents et tendit à Gradenne quelques clichés pris sous plusieurs angles représentant une presse de laboratoire dont les plateaux mesu raient environ un mètre de long sur quatre-vingts centimètres de large. D’entre les plateaux, dépassait le corps d’un homme dont la tête et les mains avaient été écrasées. Avec une grimace, le commissaire examina les photos et les passa au fur et à mesure à Bruchet.

— Je vous avais dit que c’était horrible, intervint le chef. Et encore… Vous n’avez ni l’odeur de chair brûlée ni l’ambiance, en pleine nuit, digne d’une mise en scène de film d’horreur.

— Je veux bien vous croire, répondit le commissaire en frissonnant. Je pense que vous n’avez pas éprouvé le besoin de faire appeler un médecin pour constater le décès…

— C’est évident. J’ai aussitôt prévenu l’adjudant qui est arrivé sur le champ avec deux hommes et nous avons procédé aux formalités d’usage.

— C’est-à-dire ?

— Ces clichés tout d’abord, puis l’audition de tous les témoins. Les principaux sont les contremaîtres des deux équipes de nuit. Il s’agit de Francis Mollex, le chef de l’équipe B qui avait pris son poste à vingt heures, et de Julien Pourtaud, le chef de l’équipe C qui a pris le relais de l’équipe B à quatre heures. C’est lui qui a découvert le corps.

— En quelles circonstances ? demanda Gradenne.

— En se rendant au labo, Pourtaud fut intrigué par une odeur étrange. Et pour cause !

— Qu’a-t-il fait alors ?

— Il s’est étonné que la porte soit verrouillée, car il voyait de la lumière à l’intérieur et il savait que Verdoux était supposé y être. Son collègue Mollex l’avait averti, lors du passage des consignes de la relève, que le patron procédait à des essais dans l’atelier-pilote. Comme il disposait des clés du labo, il tenta d’ouvrir. En vain ! En regardant par les fenêtres, il ne vit rien d’anormal. Il tambourina à la porte et, comme il n’obtenait aucune réponse, l’idée lui vint de passer un coup de fil par la ligne interne. Comme personne ne répondait, il ne lui restait plus qu’à briser une vitre de la fenêtre.

— Pourtaud était-il seul ? demanda Bruchet.

— Non. À cet instant, il était entouré de l’électricien, d’un cariste et de l’affûteur. Tous les quatre ont eu l’émotion de leur vie, surtout Pourtaud qui est entré le premier…

Attentif et perplexe, Gradenne ne disait rien, plongé dans ses réflexions. Il éternua encore fortement ce qui sembla le réveiller d’une profonde concentration.

— N’y a-t-il pas d’autre moyen pour entrer dans ce lieu ? demanda-t-il soudain plus vif.

Le chef sourit et déposa devant lui un document tiré du dossier.

— Voyez vous-même ! Voici le plan de l’usine. La chaîne de fabrication occupe ce long bâtiment le long de la route. Derrière, il y a les ateliers de mécanique et d’électricité. Là, l’unité de transformation qui fonctionne uniquement le jour en semaine, et derrière ces deux bâtiments, des entrepôts de stockage. Le labo et l’atelier-pilote sont dans cet autre bâtiment qui touche un magasin, de l’autre côté de la cour.

Gradenne mit ses lunettes et se pencha attentivement sur le plan.

— Voici également un croquis de l’atelier-pilote, poursuivit Courtay. Le labo lui-même est constitué de deux pièces équipées d’appareils de contrôle et d’installations d’analyse. Il est en quelque sorte inclus dans l’atelier-pilote.

— Tout cela est bien étrange, murmura Gradenne.

— L’atelier-pilote, continua le chef, est un grand hall occupé par des machines pour les prototypes des futures fabrications. Là sont mis au point les nouveaux produits. Une sorte d’usine en miniature, si vous voulez. Vous comprendrez mieux sur place. Le fond du hall donne sur l’un des magasins où sont entreposées des piles de panneaux, cachant une grande porte à double battant destinée à faire entrer ou sortir des machines. Sauf cas exceptionnel, elle est toujours fermée. Impossible même de l’entrebâiller…

— Je vois, murmura Gradenne. Je suppose que l’autre porte était verrouillée de l’intérieur avec la clé dans la serrure.

— C’est bien ça.

— En résumé, reprit le commissaire entre deux éternuements, le corps a été retrouvé dans un local verrouillé de l’intérieur… C’est en effet troublant… Comment peut-on être sûr qu’il n’y avait pas quelqu’un d’autre sur les lieux ?

Courtay hocha la tête, manifestant ainsi qu’il trouvait la question pertinente.

— Toutes les réponses sont consignées dans les dépositions. Vous pourrez les relire au calme, mais je vais vous en résumer l’essentiel. Lorsque le chef d’équipe Pourtaud comprit la gravité de l’événement, il a eu la prudence de s’entourer de témoins, les trois personnes que je vous ai indiquées. Après avoir brisé la vitre d’une fenêtre, il est entré avec le cariste laissant les deux autres à l’extérieur. Aussitôt, Pourtaud qui avait tout de suite compris que Verdoux était mort, a demandé à l’affûteur de nous appeler. Ainsi, jusqu’à notre arrivée, il y a toujours eu au moins deux salariés près de la fenêtre. C’est par là que je suis entré. J’ai constaté à mon tour que la clé était sur la porte, à l’intérieur. Par la suite, nous l’avons ouverte et nous avons procédé à un examen minutieux des lieux. Je peux donc affirmer qu’il n’y avait personne d’autre dans le local. Ça va, commissaire ?

Gradenne, en effet, semblait mal en point et avait des difficultés à respirer.

— J’en ai vu d’autres… Ce n’est pas un petit rhume qui va m’abattre… Où est le corps ?

— Nous l’avons fait transférer à l’institut médico-légal, dans l’attente du permis d’inhumer.

— Verdoux avait-il de la famille ?

— Sa femme occupe toujours la maison de fonction de Polybois . C’est moi-même qui l’ai avertie. Pour autant que je sache, leurs deux filles sont mariées et ont pris leur indépendance. J’ai cru comprendre qu’elles avaient des relations plutôt distendues avec leur père.

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