Fortuné du - Le pouce crochu
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– C’est lui, j’en suis certaine.
– Et quand ce serait lui, il aura sans doute décampé.
– Je retrouverai sa trace.
– Il n’est pas sûr, d’ailleurs, qu’il soit parti, dit Julien. La foire au pain d’épice dure encore sur la place du Trône, et comme ce drôle a su se tirer d’affaire avec le juge d’instruction, il ne craint plus d’être arrêté. Je compte, du reste, m’occuper de lui… si mademoiselle n’y voit pas d’inconvénients.
– Je vous remercie, monsieur, répondit Camille, sans aucun embarras. J’agirai de mon côté, mais j’accepte le concours que vous m’offrez généreusement.
– Bravo! dit le père, voilà le collaborateur que vous cherchiez, ma chère enfant. Mais je vous engage à ne pas trop compter sur sa coopération. Monsieur mon fils passe tout son temps au cercle et dans d’autres endroits qui valent encore moins… Si l’intérêt qu’il prend à votre cause pouvait le guérir de ses mauvaises habitudes, je serais votre obligé. Mais je ne me flatte pas encore que vous l’ayez converti.
– On me verra à l’œuvre, dit Julien, piqué au jeu par cette espèce de défi.
Madame Gémozac s’abstint de prendre part à ce petit débat. Elle pensait, comme son mari, que Julien ferait bien de renoncer à la vie qu’il menait, mais elle craignait aussi qu’il ne s’embarquât dans des expéditions trop périlleuses. Camille lui était sympathique, mais les idées indépendantes que celle-ci affichait la choquaient un peu, et avec sa prudence bourgeoise, elle jugeait au moins inutile de pousser son fils à se faire l’auxiliaire d’une orpheline si hardie. Cette association pouvait être la préface d’un mariage et si riche que dût être plus tard mademoiselle Monistrol, cette mère avisée pensait avec raison que, s’il se rangeait, Julien trouverait mieux, dans le monde où vivaient ses parents.
À ce moment, le caissier entra, tenant d’une main cinq rouleaux d’or, et de l’autre un reçu que Camille signa sans difficulté.
Elle n’avait pas à rougir d’accepter cet acompte sur l’héritage du pauvre inventeur qui lui laissait une si belle fortune.
– Savez-vous, mademoiselle, reprit Gémozac, que je ne suis pas très tranquille, quand je songe à votre isolement dans cette maisonnette où on a tué et volé votre père? Puisque vous tenez absolument à y rester, vous devriez prendre un garde du corps. Voulez-vous que je vous envoie tous les soirs un de mes garçons de recette, un ancien militaire, un colosse qui, à lui tout seul, tiendrait tête à une bande de brigands? Vous avez bien une mansarde pour le loger?
– Merci, monsieur, j’ai Brigitte.
– Qui ça, Brigitte?
– Ma nourrice, monsieur. Elle est forte comme un homme et elle n’a peur de rien. Elle saurait me défendre.
– À votre place, je ne m’y fierais pas trop. Et d’ailleurs, elle n’est pas encore à son poste.
– Pardon, monsieur, elle y est depuis hier. Je suis allée la chercher à Montreuil. Elle a tout quitté pour venir avec moi, et elle m’attend à la maison. Permettez-moi donc de prendre congé de vous.
– Ah! vous m’en direz tant! murmura Gémozac.
Il se leva. Sa femme était déjà debout. Elle aimait autant ne pas prolonger cette première entrevue, mais elle se réservait de faire dès le lendemain une visite à mademoiselle Monistrol et de causer avec elle en tête-à-tête et à fond. Elle l’embrassa sur les deux joues et elle la reconduisit jusqu’à l’escalier.
Le père et le fils se contentèrent de serrer les mains que Camille leur tendait.
La courageuse fille avait dit tout ce qu’elle avait à dire; elle emportait, dans un petit sac de cuir, un trésor qui suffisait à la défrayer pendant des mois, même en ajoutant à sa dépense ses frais d’entrée en campagne, et elle savait bien qu’elle avait maintenant un véritable ami en la personne de Julien Gémozac.
Mais elle ne comptait que sur elle-même et elle était décidée à ne pas perdre une minute pour entamer les opérations.
Elle était venue en fiacre; elle se fit conduire directement à la place du Trône. Elle passa devant sa maison; elle aperçut même Brigitte à la fenêtre, mais elle ne s’arrêta point. Elle se reprochait déjà de ne pas avoir commencé par inspecter les baraques de la foire, et il lui tardait de s’assurer que la troupe dont Zig-Zag faisait partie n’avait pas encore déménagé.
Une foire le matin, c’est comme un théâtre, aux heures où on ne joue pas. Le public est absent. Tout est silencieux. Plus de foule, plus de fanfares, à peine quelques gamins du quartier jouant à cache-cache parmi les baraques fermées et les boutiques encore couvertes de leurs enveloppes de toile grisé. Par ci, par là, une marchande arrangeant son étalage; une danseuse de corde, affublée d’un vieux châle à carreaux, accroupie sur un escabeau et rapiéçant un maillot troué; un hercule, en redingote usée, revenant du marché, un panier à la main.
C’est le moment où les artistes, qu’un public spécial applaudira le soir, redeviennent de simples mortels, faciles à approcher et toujours prêts à accepter une tournée sur le zinc du marchand de vins.
Camille savait cela pour avoir traversé une fois la place du Trône, depuis que la fête annuelle du pain d’épice était commencée, et elle comptait profiter de l’occasion pour se renseigner. Elle espérait même que le hasard de cette promenade la mettrait face à face avec le célèbre Zig-Zag, qu’elle le surprendrait en déshabillé et qu’elle le reconnaîtrait à ses mains. Il les cachait pour exécuter le fameux exercice intitulé: «tête en avant» mais lorsqu’il n’était plus en scène, il les montrait assurément, et on ne pouvait pas les confondre avec celles d’un autre clown. Il y avait surtout ce pouce monstrueux qui s’était, pour ainsi dire, imprimé en creux sur le cou du malheureux Monistrol; ce pouce à l’existence duquel le juge d’instruction refusait de croire, prétendant que la jeune fille avait rêvé, ou que la peur, qui grossit les objets, lui avait troublé la vue.
Comment ce magistrat, en interrogeant le saltimbanque, n’avait-il pas remarqué le doigt crochu? Camille n’y comprenait rien, mais elle se disait que Zig-Zag, rassuré par l’interrogatoire qui s’était terminé par un renvoi pur et simple, ne prenait sans doute plus la peine de se cacher, qu’elle le rencontrerait infailliblement, et qu’il lui suffirait d’un coup d’œil pour constater la difformité qui l’avait si vivement frappée, le soir de l’assassinat.
C’était tout ce qu’elle voulait pour le moment. Une fois qu’elle serait sûre de son fait, il serait temps d’arrêter un plan de campagne.
Elle eut soin de descendre de voiture un peu avant d’arriver à la place du Trône, afin de ne pas trop attirer l’attention, et elle se dirigea vers le côté gauche du rond-point où elle devait trouver la baraque qu’elle cherchait.
Toutes étaient closes, les représentations ne commençant guère avant quatre heures; mais, autour de quelques-unes, il y avait un certain mouvement. Des gens allaient et venaient. Des enfants jouaient. Celle où Zig-Zag travaillait semblait être abandonnée. Il n’en sortait aucun bruit, pas plus qu’il ne sortait de fumée d’un tuyau de poêle qui s’élevait au-dessus du toit de la voiture bizarre où logeaient les artistes de la troupe.
Cette voiture, une espèce d’arche de Noé, – une maringotte , disent les saltimbanques – était restée derrière la baraque. Les deux chevaux poussifs qui la traînaient par les chemins, dételés maintenant et attachés aux jantes d’une des roues, essayaient de brouter le maigre gazon municipal. Un homme en vareuse et en chapeau à trois cornes, était assis, bras croisés, sur le timon et mâchonnait entre ses dents la courte queue d’une pipe éteinte.
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