Fortuné du - Le pouce crochu
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– Vous, ma p’tite dame! ça m’irait comme un gant, mais qu’est-ce qu’il faudrait faire pour ça?… Vous allez me dire que je suis bien curieux. Je ne suis qu’un paillasse et je ne devrais pas faire le difficile. Et pourtant, si on me proposait une canaillerie… je refuserais… quand ce ne serait qu’à cause de Georget.
– Je l’espère bien. Si je ne vous prenais pas pour un brave homme, je ne m’adresserais pas à vous.
– Enfin, de quoi est-ce qu’il retourne?
– Vous ne le devinez pas? Mon père a été assassiné et j’ai juré de le venger. La justice a laissé échapper l’assassin. Je ne veux pas qu’il m’échappe. Je n’ai fait que l’entrevoir, mais vous le connaissez, vous…
– Zig-Zag? Ah! je vous crois que je le connais. Voilà dix-huit mois qu’il roule avec nous. Mais… savoir si c’est lui qui…
– J’en suis certaine. Après le crime, j’ai couru après lui et je l’ai vu entrer dans la baraque, par cette petite porte…
– C’est vrai qu’il avait la clé… mais il a juré qu’il n’était pas sorti pendant la représentation… Moi, je savais bien qu’il mentait… Seulement, je croyais qu’il était allé se rafraîchir chez le marchand de vins… et je n’ai pas voulu lui faire arriver de la peine… Ah! si j’avais pu me douter qu’il allait me voler Amanda!…
– Eh bien! si vous consentez à me servir, nous le rattraperons, et, quand nous le tiendrons, je me chargerai de prouver qu’il a commis le vol et le meurtre. Acceptez-vous?
– Je ne dis pas non. Mais je ne réponds pas de le repincer. Il est malin, et s’il a de l’argent, il n’a pas dû moisir à Paris.
– Écoutez-moi!… je suis riche et rien ne me coûtera pour le retrouver. Vous et votre enfant vous allez commencer par changer de costume. Il faut que vous soyez vêtu convenablement, afin qu’on vous prenne pour un bourgeois qui arrive de la province avec son fils. Vous louerez un logement dans un hôtel modeste et vous y descendrez avec un bagage suffisant. Vous achèterez aujourd’hui des habits et des malles. Je demeure tout près d’ici, dans une maison que je vous montrerai, mais il est inutile que vous habitiez ce quartier où vous pourriez être reconnu.
Vous viendrez me voir quand vous serez installé et vous commencerez aussitôt vos recherches. Bien entendu, je payerai tous ces premiers frais et je vous remettrai chaque mois trois cents francs pour vos dépenses, jusqu’à ce que nous ayons réussi. Après, je vous procurerai un emploi et je placerai votre fils dans une pension où on fera de lui un homme. Plus tard, je me chargerai de son avenir.
Courapied pleurait, mais, cette fois, c’était de joie.
– Ah! madame, commença-t-il d’une voix entrecoupée, je…
– Appelez-moi mademoiselle, interrompit Camille. Je ne suis pas mariée, et, depuis la mort de mon père, je suis maîtresse de mes actions. C’est vous dire que personne ne me demandera compte de l’emploi que je ferai de mon argent. Maintenant, voici ce que j’attends de vous: d’abord, des renseignements sur ce bandit. Quel est son vrai nom?
– Je ne l’ai jamais su. Amanda le sait peut-être, et encore je ne crois pas qu’il le lui ait confié.
– Mais il a pu le dire à des camarades.
– Il n’a pas de camarades. Il n’est pas du métier, ou du moins il n’en est que par occasion… et il a dû en faire bien d’autres avant de se mettre clown.
– Comment est-il entré dans la troupe?
– Par hasard. Au commencement de l’année dernière, nous avions fait une tournée dans le Midi, du côté de Perpignan, et notre clown avait filé en Espagne, sans crier gare. Le patron lui cherchait un remplaçant, et il n’en trouvait pas… même que ça l’embêtait rudement, parce que, voyez-vous, mademoiselle, on a beau avoir de bons artistes, on ne fait pas d’argent sans un bon clown.
Voilà qu’un soir, nous campions dans un champ, au bord d’un petit bois… Il en sort un grand gars, habillé comme un monsieur, redingote noire et pantalon idem, mais tout ça râpé que ça faisait pitié. Qu’est-ce qu’il cherchait dans ce bois? On ne m’ôtera pas de l’idée qu’il attendait un passant pour le dévaliser. N’empêche qu’il se propose. Le patron lui rit au nez. Mais le v’là qui se met en bras de chemise, qui fourre ses deux mains dans la ceinture de son pantalon, et qu’il nous fait son fameux saut, tête en avant, sans préparation… comme ça, sur l’herbe. Nous en étions tous bleus… et je crois que c’est ce premier jour-là qu’il a donné dans l’œil à Amanda. On aurait parié qu’il était né dans la sciure de bois… c’est notre manière de dire: dans un cirque… eh bien! pas du tout, ce n’était qu’un amateur, un fils de bonne famille.
– Un fils de famille! répéta mademoiselle Monistrol stupéfaite.
– Oui, dit Courapied, en hochant la tête. C’est drôle, mais c’est comme ça. Il a touché deux mots de son histoire au patron, mais il l’a arrangée comme il a voulu… Il avait fait des bêtises… Ses parents lui avaient coupé les vivres… Il voulait tâter de la vie en plein air… Un tas de blagues, quoi!… Ça n’expliquait pas où il avait appris à sauter sur la tête… et crânement bien… sans compter un tas d’autres tours… Il n’y a pas trois clowns en France qui feraient ce qu’il fait… Il a dû travailler à l’étranger. Enfin, le patron l’a engagé et il ne s’en est pas repenti, car ce gueux de Zig-Zag lui a fait gagner de l’argent gros comme lui.
– Et depuis qu’il fait partie de votre troupe, vous n’avez jamais su qui il était?… personne ne l’a reconnu?
– Il n’y avait pas de danger. Il ne travaillait jamais devant le public qu’en habit d’arlequin, avec le masque.
– Mais enfin, vous avez vu sa figure, vous?
– Oui, et je ne peux pas dire le contraire, il a une tête qui plaît aux femmes… Elles disent qu’il a l’air distingué… Moi, je trouve qu’il a l’air d’un crevé…, un teint de papier mâché…, des yeux couleur de vert de gris…, et mauvais coucheur, avec ça… Personne ne pouvait le souffrir… personne, excepté cette coquine d’Amanda… et encore elle cachait son jeu… Des fois, elle lui cherchait dispute et je croyais bonnement qu’elle lui en voulait… Ah! ouiche!… c’étaient des scènes de jalousie, quand il faisait de l’œil aux bourgeoises, qui l’applaudissaient après ses exercices.
– Cependant, il ne leur montrait que le bas de son visage.
– Ça suffisait. Il a des dents superbes et il est bien taillé, le gredin… grand, mince comme un roseau, souple comme une anguille, et, avec ça, fort comme un Turc… Une fois, il s’est colleté avec notre hercule, et il l’a tombé du premier tour de reins…
– Ce n’est pas étonnant, avec des mains comme les siennes…
– De vraies tenailles… quand elles tiennent, elles ne lâchent plus.
– Pourquoi les cachait-il, sur la scène?
– C’est le tour qui veut ça. Et puis, monsieur craint de les gâter. Si je vous disais qu’à la ville il porte des gants. Si ça ne fait pas suer!
Camille était fixée, et elle jugea inutile de demander des détails plus précis sur la forme et la dimension de la main de Zig-Zag.
– Où croyez-vous qu’il soit allé, en partant d’ici? reprit-elle.
– Le diable me brûle si je m’en doute.
– Pensez-vous qu’il se soit engagé dans une autre troupe?
– Lui? pas si bête! Toutes les troupes font les mêmes foires. Nous le rencontrerions à celle de Neuilly ou à celle de Saint-Cloud, et il n’a pas envie d’être repincé par le patron et par moi. D’ailleurs, Amanda en a assez du métier.
– Alors, que sont-ils devenus? Auraient-ils passé à l’étranger?
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