Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan

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Rob et Mirdin dessinèrent sur le sol le détail des fortifications et du parc d'éléphants ; le chah écoutait attentivement leurs commentaires en mettant au point ses plans.

Toute la matinée, les hommes avaient préparé leur équipement, graissé les harnais, aiguisé les armes. On donna du vin aux éléphants.

« Pas trop, dit Harsha, juste assez pour les préparer au combat. »

Les bêtes avaient l'air de comprendre et s'agitaient tandis que leurs mahouts ajustaient les cottes de mailles et fixaient aux défenses les longues et lourdes épées qui ajoutaient à leur puissance naturelle la menace d'un danger mortel. Ce fut une explosion d'activité quand Ala donna à ses forces rassemblées l'ordre du départ.

Ils suivirent lentement la route des épices car le chah tenait à surprendre Mansoura à la chute du jour. On se taisait. Quelques malheureux rencontrés sur la route furent aussitôt saisis, ligotés et remis à la garde des fantassins. Rob pensait aux Juifs d'Ahwaz cachés non loin de là, qui écoutaient sans doute le bruit des sabots, le pas des soldats et le doux tintement des cottes de mailles au rythme des éléphants.

Au crépuscule ils sortirent de la forêt et le roi déploya ses forces sur la colline à la faveur de l'obscurité. Derrière chaque éléphant, monté de quatre archers dos à dos, venaient, brandissant l'épée, les hommes sur les chameaux et les chevaux, puis les fantassins armés de lances et de cimeterres. Deux éléphants sans armure, portant seulement leurs mahouts, avancèrent au signal, descendant la colline dans la lumière grise et paisible du soir. Sur les feux allumés à travers le village, les femmes préparaient le repas.

Les deux éléphants atteignirent l'enceinte, tête baissée. Alors le chah leva le bras et les bêtes avancèrent. On entendit un craquement, le fracas du mur renversé. Le bras du roi retomba. Les Persans s'ébranlèrent : éléphants, chameaux et chevaux descendaient au galop tandis que du village s'élevaient les premiers cris.

Rob avait tiré son épée et en tapotait les flancs de sa chamelle mais elle volait déjà. Au bruit des sabots, à la musique des mailles, succédèrent six cents voix poussant leur cri de guerre pendant que les chameaux blatéraient et que barrissaient les éléphants. Rob sentit se dresser ses cheveux sur sa tête, et il hurla comme une bête quand les troupes d'Ala entrèrent dans Mansoura.

59. LE FORGERON INDIEN

ROB était traversé d'impressions fugitives, comme des croquis rapides entrevus d'un coup d'œil. La chamelle franchit à vive allure les débris de l'enceinte et, en traversant le village, la peur qu'il lut dans tous les yeux lui donna l'étrange sentiment de sa propre invulnérabilité, une certitude physique faite de puissance et de honte.

La bataille faisait rage dans la garnison. Les Indiens combattaient à pied mais, connaissant les éléphants, ils savaient où les attaquer et visaient les yeux avec leurs longues lances. L'un de ceux qui avaient renversé l'enceinte, ayant perdu son mahout, en fuite ou tué, restait immobile, aveugle et tremblant, en poussant des cris pitoyables.

Devant une face brune et une épée brandie, Rob sans réfléchir saisit son arme, transperça la gorge de l'homme et se retourna pour affronter un autre assaillant. Des Indiens s'attaquaient à coups de hache ou de cimeterre aux trompes et aux pattes des éléphants, mais les énormes bêtes, oreilles au vent, les chargeaient avec leurs défenses armées de lames ou les écrasaient par grappes sous leur poids. C'était une tuerie, un enfer de sang, de hurlements, d'insultes et de cris de douleur.

Rob sur sa chamelle croisa soudain Mirdin à pied avec à son côté une épée qui n'avait pas servi ; il tenait un blessé sous les bras et le traînait hors du champ de bataille sans s'occuper de ce qui l'entourait. Ce fut une douche froide : Rob fit s'agenouiller sa monture et aida son ami à porter le soldat, qui avait le teint gris et une plaie au cou. Dès lors, il oublia le carnage et redevint médecin.

Ils transportèrent un à un les blessés dans une maison du village. Mais les ânes sur lesquels on avait chargé le matériel soigneusement préparé avaient disparu Dieu sait où ; sans opium, ni huile, ni linges propres, ils étanchaient le sang en déchirant les vêtements des morts.

Le combat tournait au massacre. Les Indiens avaient été surpris et ceux qui n'avaient pas d'armes se battaient à coups de pierres et de bâton, désespérément, sachant que, s'ils se rendaient, ils mourraient honteusement, à moins de vivre esclaves ou eunuques en Perse. Dans une maison voisine, Rob découvrit un petit homme maigre, sa femme et deux enfants.

« Partez sans être vus, leur dit-il, pendant qu'il en est encore temps. »

Mais ils ne comprenaient pas le persan. Montrant dehors la forêt, Rob tâcha de s'expliquer par gestes. L'Indien semblait terrorisé ; peut-être y avait-il des bêtes sauvages dans les bois ? Il finit par rassembler sa famille et disparut. Rob trouva des lampes dans cette maison, de l'huile et des chiffons dans d'autres. Le combat finit tard dans la nuit et les soldats achevèrent les ennemis blessés avant de piller le village.

Les deux médecins parcoururent le champ de bataille avec des torches ; aidés d'une poignée de soldats, ils recueillirent ceux qui pouvaient être sauvés. Mirdin retrouva deux des ânes avec leur précieux chargement et, à la lumière des lampes, on put soigner les blessures avec l'huile chaude, les recoudre et les panser. Ils amputèrent quatre patients, dont un mourut, et travaillèrent toute la nuit. Ils avaient trente et un blessés ; à l'aube, dans le village, ils en retrouvèrent sept autres qui vivaient encore. Mais, après la première prière, Khuff transmit aux chirurgiens l'ordre de s'occuper des éléphants avant de continuer à soigner les soldats. Trois étaient blessés aux pattes, un autre avait eu l'oreille traversée d'une flèche et une femelle avait la trompe tranchée ; sur le conseil de Rob, elle fut abattue par les lanciers, ainsi que la bête aveuglée.

Après leur pilah matinal, les mahouts entrèrent dans le parc d'éléphants de Mansoura pour y choisir des bêtes, leur parlant avec douceur et les faisant avancer en leur tirant l'oreille à l'aide d'une baguette recourbée appelée ankusha .

« Ici, père. Remue-toi, ma fille... Du calme, mon fils ! Montrez ce que vous savez faire, mes enfants.

– A genoux, mère, laisse-moi monter sur ta belle tête. »

Séparant les animaux apprivoisés de ceux qui restaient à demi sauvages, ils ne retinrent que les plus dociles, qui les suivraient sans difficulté pour rentrer à Ispahan. Les sauvages seraient libérés et pourraient retourner dans la forêt.

Aux voix des mahouts se mêlait maintenant le bourdonnement des mouches attirées par les cadavres. Avec la chaleur du jour, l'odeur deviendrait bientôt intolérable. Soixante-treize Persans avaient été tués. Il n'y avait que cent trois survivants parmi les Indiens ; ils s'étaient rendus et, quand Ala leur proposa d'entrer dans l'armée comme porteurs, ils acceptèrent avec soulagement ; dans quelques années, ayant fait leurs preuves, ils auraient le droit de porter les armes. Mieux valait être soldat qu'eunuque. Ils se mirent aussitôt au travail pour creuser la fosse commune des morts persans.

« C'est pire que ce que je craignais », semblait dire Mirdin en regardant Rob en silence. Mais, enfin, c'était fini et ils allaient pouvoir rentrer. Karim vint les trouver. Khuff avait tué un officier indien dont l'épée avait entamé sa lame, d'un métal moins résistant. Le chah conservait cette épée, du même acier précieux que le poignard aux volutes, et en interrogeant lui-même les prisonniers, il avait appris qui l'avait faite : un artisan nommé Dhan Vangalil, du village de Kausambi, à trois jours au nord de Mansoura.

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