Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan

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« Ala a décidé de marcher sur Kausambi. »

On capturerait le forgeron indien et on le ramènerait à Ispahan, où il forgerait des armes « aux volutes » pour assurer au chah la victoire sur ses voisins et la puissance de la grande Perse d'autrefois.

C'était facile à dire mais plus difficile à réaliser. Kausambi, sur la rive occidentale de l'Indus, comptait quelques douzaines de pauvres maisons de bois, le long de quatre rues poussiéreuses qui menaient à la garnison militaire. Là encore, on attaqua par surprise en passant silencieusement à travers la forêt ; les soldats indiens abandonnèrent aussitôt la place, telle une bande de singes effrayés.

Ala, ravi, crut que la lâcheté de l'ennemi lui assurait une victoire facile. Sans perdre de temps il mit son épée sous la gorge d'un villageois terrifié qui le conduisit chez le forgeron Dhan Vangalil. C'était un homme noueux au regard paisible et aux cheveux gris, dont la barbe blanche dissimulait mal le visage encore jeune. Il accepta tout de suite de partir pour Ispahan au service du chah ; mais il préférerait la mort si on ne l'autorisait pas à emmener sa femme, ses deux fils et sa fille, ainsi que le matériel nécessaire pour la fabrication de l'acier, en particulier une importante réserve de lingots carrés d'acier indien. Le roi acquiesça.

Ils n'étaient pas partis que les éclaireurs apportaient des nouvelles alarmantes. Les troupes indiennes, loin de s'enfuir, avaient pris position dans la forêt vierge et le long de la route, prêtes à attaquer quiconque tenterait de quitter le village.

Ala, sachant la faiblesse de leurs moyens et la difficulté pour eux d'obtenir de prompts renforts, donna l'ordre de nettoyer la forêt et d'évacuer aussitôt les victimes afin d'empêcher l'ennemi d'estimer les pertes et les effectifs. Le combat fut long et féroce. Les morts persans furent déposés dans la poussière d'une rue de Kausambi, tandis que les prisonniers de Mansoura leur creusaient une fosse commune.

Le premier cadavre qu'on apporta, dès le début de la bataille, fut celui du capitaine des Portes, percé d'une flèche dans le dos. Cet homme qui ne souriait jamais était une légende et ses cicatrices résumaient l'histoire de dures campagnes au service de deux rois. Tout le jour, les soldats persans défilèrent devant sa dépouille. Exaspérés par cette mort, ils ne faisaient plus de prisonniers et tuaient même ceux qui voulaient se rendre.

Deux fois par jour, on rassemblait les blessés dans une clairière, où ils recevaient les premiers soins avant d'être portés au village. Sur les trente-huit blessés de Mansoura, onze seulement avaient survécu ; il s'y ajouta trente-six nouvelles victimes pendant ces trois jours de combats. Les Persans avaient perdu quarante-sept soldats. Les chirurgiens firent quatre amputations en respectant les principes d'Ibn Sina, mais le dernier jour, Rob manquant d'huile utilisa du vin pour laver les blessures avant de les panser – ce que faisait autrefois le Barbier avec de l'hydromel.

Au milieu de la matinée, avec un nouveau groupe de blessés, on apporta un corps enveloppé de la tête aux chevilles dans une couverture indienne.

« Je ne prends que les blessés », dit Rob vivement.

Mais, comme les porteurs l'avaient posé à terre et attendaient, il remarqua soudain, aux pieds du mort, les chaussures de Mirdin.

« S'il avait été un soldat ordinaire, on l'aurait porté dans la rue, mais c'est un hakim et nous le ramenons à l'autre hakim. »

Ils étaient, dirent-ils, sur le chemin du retour quand un Indien surgissant des broussailles avait frappé Mirdin d'un coup de hache avant d'être battu lui-même. Rob les remercia et ils s'en allèrent. Sous la couverture, c'était bien Mirdin, en effet, les traits convulsés, l'air troublé, un peu fou.

Il ferma les yeux amicaux et la longue mâchoire. Sans penser, agissant comme un homme ivre, il réconfortait les mourants et soulageait les blessés, mais revenait toujours s'asseoir près de son ami. Il baisa sa bouche froide, essaya de prendre sa main, mais Mirdin n'était plus là. Dieu veuille qu'il ait franchi l'un de ses ponts !

Quand il revint à midi, après avoir procédé à une dernière amputation, les mouches étaient déjà là. Il leva la couverture, découvrit la poitrine ouverte par la hache et, se penchant sur la profonde blessure, il l'élargit de ses deux mains.

Alors il oublia les odeurs de mort dans la tente et senteur de l'herbe sous ses pieds, les plaintes des blessés, le bourdonnement des mouches, les bruits lointains de la bataille. Il oublia la mort de son ami et son lourd chagrin. Pour la première fois, il avait sous les yeux l'intérieur d'un corps d'homme. Il touchait un cœur humain.

60. QUATRE AMIS

IL lava Mirdin, lui tailla les ongles, peigna ses cheveux et l'enveloppa dans son châle de prière, dont il avait coupé une partie des franges, selon la coutume. Il chercha Karim, qui parut vivement affecté en apprenant la nouvelle.

« Je ne veux pas qu'on l'enterre dans la fosse commune, dit Rob. Sa famille viendra sans doute le chercher pour lui donner à Mascate, parmi les siens, une sépulture en terre sacrée. »

Ils choisirent un endroit devant un rocher si énorme que les éléphants ne pourraient le déplacer et prirent des mesures précises par rapport à la route. Karim usa de son influence pour obtenir du papier, une plume et de l'encre, afin de relever le plan quand ils auraient creusé la tombe. Rob en ferait une bonne copie qu'il enverrait à Mascate ; sinon, tant qu'ils n'auraient pas la preuve formelle de la mort de Mirdin, Fara, considérée comme une femme abandonnée, ne pourrait se remarier. Telle était la Loi.

Karim alla prévenir le chah, qui célébrait sa victoire en buvant avec ses officiers. Il l'écouta un instant puis le congédia d'un geste impatient. Rob eut un sursaut de haine et se rappela le ton du roi, dans la grotte, quand il avait dit à Mirdin : « Nous sommes quatre amis ! »

Il n'y eut personne pour dire le Kaddish , la prière des morts, devant la tombe. Près de Karim, qui murmurait quelque invocation islamique, Rob resta immobile et muet tandis que la terre se refermait sur le corps de son ami.

Il ne restait plus d'Indiens à tuer dans la forêt, la route était libre et Farhad, le nouveau capitaine des Portes, commença à hurler ses ordres pour préparer le départ. Ala faisait le bilan de l'expédition dans l'allégresse générale. Il y avait gagné son forgeron, vingt-huit éléphants, plus quatre jeunes bons pour le portage, des chameaux rapides et une douzaine d'autres. Il était enchanté de ses succès.

Des six cents hommes partis d'Ispahan, cent vingt étaient morts, et les quarante-sept blessés dont Rob avait la responsabilité ne survivraient pas tous. Refusant de les abandonner, il fit faire des litières avec les couvertures ramassées au village ; les Indiens les porteraient. Deux soldats se noyèrent dans la difficile traversée de l'Indus, puis les patients les plus atteints moururent – six en une seule journée – et, au bout de quinze jours de voyage, on arriva au Baloutchistan.

On campa dans un champ et Rob installa ses malades dans une grange ouverte. Il demanda une audience, mais Farhad faisant traîner les choses, ce fut Karim qui l'introduisit près du chah.

« Il me reste vingt et un blessés, qui doivent se reposer un certain temps, sinon ils mourront, Majesté.

– Je ne peux pas attendre les blessés, dit Ala, impatient de rentrer triomphalement à Ispahan.

– Je demande l'autorisation de rester ici avec eux.

– Je ne laisserai pas Karim rester avec vous comme médecin. Il doit rentrer avec moi. »

On lui donna quinze Indiens, vingt-sept soldats pour porter les litières, deux mahouts et les cinq éléphants qui avaient encore besoin de ses soins. Le lendemain matin, on leva le camp dans l'affairement habituel, puis ce fut le silence, à la fois bienvenu et un peu déprimant. Le repos se révéla bénéfique pour les patients, enfin à l'abri du soleil et de la poussière. Il en mourut pourtant deux le premier jour, puis un le quatrième, mais les plus valides s'en tirèrent grâce à la décision de Rob.

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