Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan

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« Que ce garçon grandisse en vigueur, de corps et d'esprit, pour une vie active et généreuse », dit le mohel tandis que le bébé criait.

Les voisins burent à sa santé et Rob donna à son fils le nom juif de Mirdin ben Jesse. Mary avait détesté tout cela ; quand ils furent seuls chez eux, elle mouilla ses doigts d'eau d'orge et, touchant l'enfant au front, au menton, à l'une et l'autre oreille, elle le baptisa " au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit " et lui donna les noms de son père et de son grand-père : Robert James Cole. Désormais, elle l'appela toujours Rob J.

Rob écrivit au père de Mirdin, Reb Mulka Askari, avec affection et respect, disant combien il avait aimé et admiré son fils. Il lui envoyait le plan de la tombe, avec ses tefillim, l'échiquier et les pièces du jeu du chah qui les avaient réunis pour tant d'amicales parties.

Al-Juzjani avait été le plus brillant assistant d'Ibn Sina, mais les autres avaient également réussi. Le médecin-chef exigeait beaucoup de ses collaborateurs, qui se perfectionnaient à son contact. Rob, dès le début, ne se contenta pas de suivre et si, en cas de problème, le maître était toujours prêt à donner son avis, il faisait confiance au jeune hakim et lui laissait toute initiative. Ce fut une période heureuse.

Quand il fit son exposé à la madrassa sur l'utilisation du vin dans le traitement des blessures ouvertes, il eut peu d'auditeurs car un médecin d'al-Rayy donnait le même matin un cours sur les pratiques sexuelles. Le sujet attirait en foule les praticiens persans, alors qu'en Europe il ne relevait pas de leur responsabilité. Rob suivit lui-même beaucoup de conférences de ce genre et – à cause de sa science ou malgré elle ? – son mariage le comblait. Mary se rétablissait vite ; ils suivaient les prescriptions d'Ibn Sina : pas de rapports pendant six semaines après l'accouchement, doux massages du vagin à l'huile d'olive et au miel mêlé d'eau d'orge. Le traitement réussit à merveille et après l'interminable abstinence, ils s'étreignirent avec la même ardeur.

Quelques semaines plus tard, elle vit s'épuiser dans ses seins le lait dont elle avait cru la source inépuisable. Ce fut un choc. Pour apaiser les pleurs du petit affamé, on trouva une solide Arménienne nommée Prisca, à qui Mary menait Rob J. quatre fois par jour ; le soir, Prisca venait coucher dans l'autre pièce, avec l'enfant et sa propre fille. Rob et Mary s'efforçaient de rester discrets en faisant l'amour, et savouraient le repos de nuits enfin paisibles. La jeune mère rayonnait et prenait de l'assurance ; elle semblait parfois revendiquer pour elle seule le petit être bruyant qu'ils avaient fait ensemble, mais Rob ne l'en aimait que davantage.

La première semaine du mois de shaban , la caravane de Reb Moise ben Zavil, à qui Rob avait confié son message pour Mascate, revint avec des cadeaux du père de Mirdin et de sa veuve : Fara avait cousu six petites chemises pour l'enfant, et le marchand de perles renvoyait à Rob le jeu du chah en souvenir de son fils mort.

Bien que ce passe-temps guerrier ne convînt guère à une femme, ils y jouèrent souvent par la suite. Mary avait appris très vite et lui prenait des pièces avec un cri sauvage digne d'un pillard seldjoukide, ou déplaçait une armée royale avec une efficacité foudroyante. Mais il le savait depuis longtemps : Mary Cullen était une femme étonnante.

Le ramadan surprit Karim en pleine fièvre amoureuse. Ni les prières ni le jeûne ne pouvaient lui faire oublier Despina et le désir qu'il avait d'elle. Ibn Sina passant plusieurs soirées par semaine dans les mosquées et aux dîners tardifs des mullahs ou des maîtres coraniques, les amants n'en étaient que plus libres et se quittaient le moins possible. Ala Chah de son côté étant très pris par les assemblées religieuses, Karim trouva l'occasion, pour la première fois depuis des mois, de retourner au maristan. Par chance, Ibn Sina était absent, appelé au chevet d'un malade de la cour ; il avait toujours été si bienveillant à son égard que Karim se sentait coupable et préférait éviter le mari de Despina.

Cette visite à l'hôpital fut une cruelle déception. Les étudiants se pressaient toujours autour de lui, à cause de sa légende, mais il ne connaissait plus aucun malade, les siens étant depuis longtemps morts ou guéris. Il hésitait à interroger les patients des autres médecins, craignant de commettre quelque impair. Il comprit avec amertume que, sans la pratique quotidienne de la médecine, il perdait le savoir qu'il avait mis tant d'années à acquérir. Mais il n'avait pas le choix : Ala lui avait promis près de lui un avenir beaucoup plus brillant.

Il ne courut pas le chatir cette année-là et y assista avec le roi, qui avait en vain renouvelé son offre de calaat à quiconque battrait le record précédent ; personne ne releva le défi. Au cinquième tour, il ne restait en lice qu'al-Harat et un jeune soldat rescapé de l'expédition indienne, que Karim encourageait mais qui abandonna après la huitième flèche. Le chah et son favori précédèrent à cheval al-Harat pendant le dernier tour pour l'accueillir dès la fin de la course. La foule acclamait Karim, coureur incomparable, héros de Mansoura et de Kausambi, et lui, regardant avec condescendance al-Harat le paysan, se sentait le futur vizir de la Perse.

En passant devant la madrassa, il reconnut sur le toit l'eunuque Wasif et, près de lui, Despina voilée. Son cœur bondit. Mieux valait qu'elle le vît ainsi, vêtu de soie et de lin, sur un cheval superbe, plutôt que couvert de sueur et titubant de fatigue.

Non loin de Despina, une femme au visage découvert, excédée de chaleur, repoussa son fichu noir en secouant la tête comme le cheval de Karim. Ses cheveux dénoués s'épanouirent en ondoyant autour d'elle, et le soleil y fit briller des reflets fauves et des éclairs d'or.

« C'est la femme du dhimmi ? L'Européenne ? demanda le chah.

– Oui, Majesté, l'épouse de notre ami Jesse ben Benjamin.

– Je pensais bien que c'était elle. »

Le roi ne la quitta pas des yeux tant qu'ils ne l'eurent pas dépassée. Il ne posa plus de questions, et Karim mit bientôt la conversation sur Dhan Vangalil, l'artisan indien qui travaillait à sa nouvelle forge derrière les écuries du palais.

62. L'OFFRE DE RÉCOMPENSE

ROB continuait à aller chaque matin à la synagogue de la maison de la Paix. L'étrange mélange de psalmodie juive et de prière chrétienne silencieuse lui était devenu un plaisir et un soutien ; mais c'était surtout une façon d'acquitter sa dette envers Mirdin. Incapable d'entrer dans la synagogue de Zion, où il allait avec son ami, il n'avait pas envie d'y voir les érudits qui pourraient l'aider à étudier les quatre-vingt-neuf derniers commandements. Il finit par se dire que cinq cent vingt-quatre commandements valaient autant pour un faux Juif que six cent treize, et il passa à d'autres préoccupations.

Ibn Sina avait écrit sur tous les sujets. Pendant ses études, Rob lisait déjà beaucoup de ses ouvrages de médecine, mais il découvrait maintenant la diversité de son œuvre et l'en admirait davantage : musique et poésie, astronomie, métaphysique et « sagesse orientale », philologie, « intellect actif », et un commentaire général de l'œuvre d'Aristote... Prisonnier à la forteresse de Fardajan, il y avait composé plusieurs traités et terminé son Canon de médecine . On lui devait un guide philosophique, le Livre des directives , des réflexions sur l'âme humaine, sur l'« essence de la mélancolie », et même un manuel militaire que Rob regrettait de n'avoir pu lire avant l'expédition indienne.

Mais, encore et toujours, il parlait de l'islam, la foi héritée de son père, que toute sa science n'avait pu lui faire oublier. C'est pourquoi le peuple l'aimait. Sa propriété luxueuse et les bénéfices du calaat, son prestige dans le monde entier et la familiarité des rois, tout cela ne l'empêchait pas, comme le plus humble des hommes, de lever les yeux vers le ciel en s'écriant : « Il n'est pas d'autre Dieu que Dieu. Mahomet est le prophète de Dieu. » Chaque matin, avant la première prière, une foule se rassemblait devant sa maison : mendiants, mullahs, bergers, marchands, pauvres et riches, gens de toutes conditions. Le prince des médecins, avec son tapis de prière, venait faire ses dévotions parmi ses admirateurs, puis ils le suivaient jusqu'au maristan, marchant près de son cheval en psalmodiant des versets du Coran.

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