Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan
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- Название:Le Médecin d'Ispahan
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Au début les soldats s'irritèrent de se voir imposer de nouveaux dangers et un travail ingrat pendant que les autres rentraient en vainqueurs. Deux gardes disparurent la seconde nuit. Les Indiens désarmés et les guerriers de métier comprirent bientôt qu'ils pourraient eux aussi être frappés un jour, et furent reconnaissants au hakim de risquer vie pour leurs pareils. Il en envoyait chaque matin à la chasse, et le petit gibier, avec du riz que Karim lui avait laissé, rendait les forces à ses convalescents.
Il s'occupait des éléphants comme des hommes, changeait les pansements, lavait les plaies avec du vin et il fit une observation surprenante : les blessures traitées à l'huile s'étaient presque toujours infectées, entraînant la mort des malades, ce qui ne se produisait plus avec le vin ; et, comme il allait en manquer, il se promit d’acheter en chemin l'alcool chez les fermiers – ainsi qu'il l'avait fait si souvent pour préparer le Spécifique.
Au bout de trois semaines, on quitta la grange et quatre des patients purent remonter à cheval. Rob abandonna la route des épices pour des chemins moins importants ; il y eut des mécontents car le retour en serait plus long, mais il voulait éviter à sa petite caravane la haine et la famine que laissaient derrière eux les pillages du chah.
Il échangea sans regret sa chamelle pour le large dos d'un des éléphants les plus valides, qui lui offrit le confort, la stabilité et, sur le monde, un point de vue de roi. Il avait aussi le temps de penser et le souvenir de Mirdin ne le quittait pas. Les plaisirs habituels du voyage : le brusque envol de milliers d'oiseaux, le couchant qui enflammait le ciel, les éléphants qui marchaient au bord des fossés escarpés pour les faire s'effondrer puis, assis, descendaient la pente en glissant comme des enfants, tout cela lui donnait peu de joie.
« Jésus, se disait-il, ou Shaddai, ou Allah, qui que tu sois, comment peux-tu autoriser un tel gâchis ? »
Les rois jetaient les hommes dans la guerre et ceux qui survivaient était parfois des médiocres ou même des gredins. Pourquoi Dieu avait-il permis la mort d'un être qui avait toutes les qualités d'un saint et un esprit que tous admiraient ? Mirdin aurait passé sa vie à soigner et servir l'humanité. Jamais, depuis l'enterrement du Barbier, une mort ne l'avait ainsi bouleversé.
Ils arrivèrent à Ispahan en fin d'après-midi. La ville était telle qu'il l'avait vue la première fois : murs et dômes blancs, ombres bleues et toits roses. Ils allèrent directement au maristan ou l'on se chargerait des dix-huit blessés. Puis, aux écuries du palais, Rob se déchargea de la responsabilité des soldats, des esclaves et des animaux. Il demanda enfin son cheval brun. Farhad, pour ne pas perdre de temps en recherches, voulut lui faire donner une autre monture.
– Je veux mon cheval », répéta Rob, surpris de sa propre violence.
Frappé par le ton du hakim, le nouveau capitaine des Portes céda avec un haussement d'épaules. Retrouvé et sellé, le cheval brun se mit à trotter vaillamment jusqu'au quartier juif.
Entendant du bruit du côté des animaux, Mary sortit avec une lampe et l'épée de son père : Rob était revenu. Il reconduisit à sa stalle le hongre dessellé, se retourna, et elle vit, sous la faible lumière, combien il avait maigri ; c'était presque le garçon à demi sauvage qu'elle avait connu dans la caravane de Kerl Fritta. En trois pas il fut près d'elle, l'étreignit en silence, puis il toucha son ventre plat.
« Ça s'est bien passé ? »
Elle eut un rire un peu tremblant car elle était lasse et brisée. Il n'avait manqué que de cinq jours ses cris déchirants.
« Ton fils a mis deux jours à naître.
– Un fils. »
Elle posa l'épée et prit sa main pour le conduire près de l'enfant qui dormait dans un panier sous sa couverture. Devant ces petits traits rougis et gonflés par le travail de la naissance, était-il déçu ou comblé ? En levant les yeux, elle lut sur son visage de la peine mêlée à sa joie.
« Comment va Fara ?
– Karim est venu le lui dire. J'ai passé près d'elle les sept jours de deuil ; puis, avec les enfants, elle a rejoint une caravane pour Mascate. Avec l'aide de Dieu, elle doit être maintenant parmi les siens.
– Ce sera dur pour toi, sans elle.
– C'est plus dur pour elle », dit-elle avec tristesse.
L'enfant se mit à pleurer ; Rob lui tendit un doigt que la petite main serra avec avidité. Puis il s'allongea près de Mary, qui avait ouvert le haut de sa robe pour allaiter son fils. Il posa sa joue sur l'autre sein et elle sentit bientôt des larmes sur sa peau. C'était la première fois qu'elle voyait un homme pleurer.
« Mon chéri, mon Rob », murmura-t-elle, guidant instinctivement ses lèvres vers le bout du sein.
Amusée mais aussi profondément émue de se sentir « bue » par la petite bouche et la grande, dont la caresse lui était si familière, elle se dit que, cette fois, tous trois ne faisaient qu'un.
SIXIÈME PARTIE
Hakim
61. LA PROMOTION
LE matin, Rob regarda son petit d'homme à la lumière du jour et vit qu'il était beau, avec ses yeux anglais bleu foncé, de grandes mains et de grands pieds. Il joua avec les doigts minuscules et les petites jambes légèrement fléchies. L'enfant sentait l'olive car sa mère l'avait frotté d'huile ; il le changea, retrouvant les gestes d'autrefois quand il s'occupait de ses frères et de sa petite sœur. Les reverrait-il un jour pour leur présenter leur neveu ?
Il se querella avec Mary à propos de la circoncision.
« Cela ne lui fera pas de mal. Ici, tous les hommes sont circoncis, musulmans ou juifs ; il n'en sera que mieux accepté.
– Je n'ai pas envie qu'il soit accepté en Perse, mais chez nous, où les hommes restent tels que les a faits la nature. »
Il rit, elle pleura. Il dut la consoler puis s'échappa pour aller s'entretenir avec Ibn Sina. Le prince des médecins l'accueillit chaleureusement, remercia Allah de l'avoir épargné et dit sa tristesse d’avoir perdu Mirdin. Il écouta avec attention l'exposé des traitements et interventions après les combats, très intéressé par les observations de Rob quant à l'efficacité comparée de l'huile et du vin sur les blessures ouvertes. Plus attaché à la vérité scientifique qu'à sa propre infaillibilité, il insista pour que son élève consacre à cette expérience un rapport écrit et sa première conférence de médecin.
« J'aimerais que tu travailles avec moi, Jesse ben Benjamin. Comme assistant. »
C'était plus qu'il n'en avait jamais rêvé, et il eut envie de dire au maître qu'il n'était venu à Ispahan – une si longue route à travers tant de pays – que pour toucher l'ourlet de son vêtement. Mais il accepta, simplement.
Mary ne fit aucune difficulté. Elle avait déjà assez vécu à Ispahan pour savoir qu'on ne refuse pas un pareil honneur, assorti de confortables revenus et du prestige d'une étroite collaboration avec un homme vénéré tel un demi-dieu.
« Je te ramènerai chez nous, je te le promets, Mary, mais pas encore. Fais-moi confiance, je t'en prie. »
Elle s'efforça même de s'adapter davantage au milieu, et finit par consentir à la circoncision. La sage-femme mena Rob chez Reb Asher Jacobi, le mohel , et plaida la cause de l'étrangère qu'elle avait assistée pendant sa grossesse et son accouchement. En l'absence de tout autre membre de la famille, le père tiendrait lui-même son enfant et Nitka se chargeait d'amener ses deux fils et quelques amis.
Le matin, elle arriva la première avec ses deux solides tailleurs de pierre. Puis Hinda, la marchande du marché juif, le cordonnier et le boulanger avec leurs épouses, vinrent à leur tour, apportant des cadeaux.
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