Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan
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- Название:Le Médecin d'Ispahan
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Voyager avec des soldats le faisait rêver aux cohortes romaines et il s'imaginait marchant au pas de sa légion. Mais le soir l'illusion se dissipait. Ala avait sa tente aux tapis soyeux, ses musiciens et ses cuisiniers. Les autres s'enroulaient où ils pouvaient dans leur couverture ; la puanteur des excréments envahissait tout et, s'ils rencontraient un ruisseau, c'était pour le souiller aussitôt.
Couchés la nuit sur le sol dur, Rob et Mirdin continuaient l'étude des lois selon le Dieu des Juifs, oubliant l'inconfort et le souci ; l'élève faisait des progrès et la voix calme de son professeur semblait promettre le retour de jours meilleurs.
Au bout d'une semaine, l'armée avait épuisé ses réserves et une centaine de fantassins chargés du fourrage partirent en avant-garde ; ils revenaient chaque jour, poussant devant eux des chèvres, des moutons, rapportant des volailles caquetantes et des vivres. Le meilleur allait au chah, on distribuait le reste qui cuisait le soir sur une centaine de feux. Les hommes étaient bien nourris.
Il y avait chaque jour une consultation, non loin de la tente royale, pour décourager les faux malades, mais néanmoins la file était longue. Karim vint un soir.
« Tu veux travailler ? lui demanda Rob. Nous avons besoin d'aide.
– C'est interdit, je dois rester près du chah. »
Il eut un sourire embarrassé.
« Voulez-vous de quoi manger ?
– Nous avons ce qu'il faut, répondit Mirdin.
– Je peux vous apporter ce que vous voudrez. Il faudra plusieurs mois pour arriver au parc des éléphants à Mansoura. Autant vivre le mieux possible d'ici là. »
Rob se souvint de ce qu'il lui avait raconté de son enfance : l'armée dévastant la province de Hamadhan et la fin cruelle des siens ; il se demanda combien de nouveau-nés seraient fracassés contre les rochers à cause de la famine, sur le passage des soldats. Puis il eut honte de son mouvement d'humeur : Karim n'était pour rien dans cette expédition.
« J'ai quelque chose à demander : il faudrait user des latrines autour de chaque camp. »
La suggestion de Rob fut immédiatement appliquée et annoncée comme une décision des médecins, ce qui ne les rendit pas populaires car les hommes déjà fatigués devaient encore creuser chaque soir, et chercher une tranchée dans le noir quand ils avaient besoin de se lever la nuit. La plupart des soldats, d'ailleurs, les regardaient avec mépris. On savait que Mirdin ne portait pas d'arme ; les chapeaux de cuir les faisaient remarquer, ainsi que leur habitude de se lever tôt pour aller prier hors du camp avec leurs châles et leurs lanières de cuir autour des bras et des mains.
« Pourquoi pries-tu avec moi, ici où il n'y a pas d'autre Juif pour t'espionner ? Es-tu devenu un peu juif ? » disait Mirdin en souriant.
Quand ils arrivèrent à Chiraz, le kelonter sortit de la ville avec un convoi de vivres pour éviter le pillage de la région. Puis, ayant présenté ses respects au chah, il embrassa Rob, Mirdin et Karim, s'asseyant pour boire en leur compagnie et parler de leurs souvenirs communs. Ils le raccompagnèrent aux portes de la cité et au retour, le vin aidant, se lancèrent dans une course de chameaux. Ce fut une révélation : chaque pas de la chamelle devenait un élan qui la portait au-dessus du sol avec son cavalier et Rob éprouvait toute sorte de sensations délicieuses : il flottait, il s'envolait, il allait comme le vent. La prenant en affection pour la première fois, il criait : « Va, ma belle ! Allez, ma fille ! »
Le chameau brun de Mirdin gagna la course, mais Rob tint à donner à sa chamelle un supplément de fourrage. Alors elle le mordit et il garda longtemps au front la trace violette de ses dents. C'est pourquoi désormais il l'appela toujours la Garce.
58. L'INDE
APRÈS Chiraz ils suivirent la route des épices puis rejoignirent la côte près d'Ormuz pour éviter les montagnes. C'était l'hiver mais l'air du golfe restait doux et parfumé. En fin de journée, après avoir installé le camp, les soldats et leurs bêtes allaient parfois se baigner tandis que sur le sable brûlant des plages, les sentinelles guettaient les requins. Les gens du pays étaient noirs, Balouchis ou Persans ; les uns pêcheurs, les autres fermiers qui récoltaient dattes et grenades, ils vivaient sous la tente ou dans des maisons à toit plat, bâties de pierre et de boue. Au bord d'un oued, quelques familles habitaient des grottes.
Cette terre misérable semblait réjouir Mirdin, qui regardait autour de lui d'un air attendri. A Tiz, un village de pêcheurs, il prit Rob par la main et le mena au bord de l'eau.
« Là, de l'autre côté, dit-il en montrant le golfe d'azur, c'est Mascate. En quelques heures, un bateau nous mènerait chez mon père. »
Mais, le lendemain matin, ils levèrent le camp et chaque pas les éloigna de la famille Askari. Un mois après avoir quitté Ispahan, ils franchissaient la frontière. Ala tripla la garde autour du camp la nuit et le mot de passe changea chaque matin ; qui voudrait entrer sans le connaître risquerait la mort.
Dans le Sind, les soldats reprirent leurs habitudes de maraude et, un jour, ramenèrent des femmes comme ils le faisaient des animaux. Ala autorisa, pour une nuit seulement, la présence des femmes dans le camp. Il était déjà difficile à une troupe de six cents hommes d'approcher Mansoura sans donner l'alerte ; il fallait éviter que le bruit des enlèvements ne se répande dans le pays. On allait vivre une nuit de folie. Rob et Mirdin virent avec surprise Karim choisir soigneusement quatre filles. Pourquoi quatre ? Ce n'était pas pour lui : il les conduisit à la tente royale.
« Dire que c'est pour cela, soupira Mirdin, que nous l'avons tant aidé à préparer son examen ! »
Les autres femmes passèrent de main en main ; les hommes, en groupes, regardaient faire les camarades et applaudissaient. La nuit n'était que cris et braillements d'ivrognes. Mirdin et son ami, assis à l'écart avec une outre de vin, avaient renoncé pour cette fois à l'étude des lois divines, et Rob, qui était sobre depuis des années, cédant à la solitude, à sa chasteté forcée et à la débauche qui s'étalait autour de lui, se mit à boire. Il devint rapidement intenable. Mirdin, choqué, dut le calmer pour éviter une bagarre avec un soldat ivre, et le mener coucher comme un enfant.
Quand il s'éveilla, les femmes étaient parties et il paya sa sottise d'un violent mal de tête. Par-dessus le marché, Mirdin l'accabla de questions. Il finit par conclure que certains hommes devaient tenir le vin pour un poison et un philtre maléfique. A défaut d'armes, il avait apporté son échiquier ; ils jouaient chaque soir jusqu'à la tombée du jour. Les parties devenaient plus serrées ; quand la chance était avec lui, Rob gagnait. Un jour, il confia son souci à propos de Mary.
« Elle va sûrement très bien, dit Mirdin dit réconfortant, car, à en croire Fara, ce n'est pas d'hier que les femmes savent faire les enfants. »
Rob se demanda tout haut si ce serait un garçon ou une fille et son ami lui rappela ce qu'avait écrit al-Habib à ce sujet : conçu entre le premier et le cinquième jour après la fin des règles, l'enfant sera un garçon ; du cinquième au huitième, une fille. Il disait aussi qu'après le quinzième jour, il risquait d'être hermaphrodite, mais mieux valait passer cela sous silence. Selon al-Habib encore, les hommes aux yeux bruns faisaient des garçons tandis que les yeux bleus annonçaient des filles. Là, Rob faillit se fâcher.
« Je viens d'un pays où la plupart des hommes ont les yeux bleus et ils ont toujours eu beaucoup de garçons !
– Sans doute al-Habib ne considérait-il que le type oriental courant. »
Ils révisaient parfois les leçons d'Ibn Sina sur les blessures de guerre et s'assuraient que leurs instruments étaient en bon état. Bien leur en prit car, un soir, ils furent invités à partager le dîner du roi et à répondre à ses questions. Karim semblait avoir été chargé de mettre à l'épreuve leur compétence.
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