Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan
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- Название:Le Médecin d'Ispahan
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« J'ai des projets, dit Ala, de grands événements préparent. Fais dire à tes amis juifs de nous rejoindre. J'ai à vous parler. »
Deux matins plus tard, Rob et Mirdin furent priés d'accompagner le chah à cheval. C'était maintenant une excursion familière mais ils s'exercèrent ce jour-là au tir parthe et seuls Karim et le roi y réussirent. Enfin, quand ils furent tous quatre ans l'eau chaude de la grotte, Ala annonça calmement qu'il lancerait dans cinq jours un grand raid hors d'Ispahan.
« Mais pour où, Majesté ? demanda Rob.
– Dans les réserves d'éléphants du sud-ouest de l’Inde.
– Sire, pourrai-je vous accompagner ? demanda Karim les yeux brillants.
– Je compte bien que vous viendrez tous les trois. »
Il les flatta en leur confiant ses plans les plus secrets. A l'ouest, les Seldjoukides préparaient la guerre, le sultan de Ghazna était plus menaçant que jamais. Il était temps pour Ala de rassembler ses forces. Ses espions assuraient qu'une petite garnison indienne surveillait à Mansoura un important parc d'éléphants ; le raid, en même temps qu'un excellent entraînement, pourrait lui procurer ces animaux sans prix qui, couverts de cottes de mailles, étaient assez redoutables pour changer le cours d'une bataille.
« J'ai un autre objectif, dit-il en montrant un poignard dont la lame était bleue et ornée de petites volutes. Ce métal, qu'on ne trouve qu'en Inde, a un meilleur tranchant, plus durable, que le nôtre ; avec assez d'épées de ce métal bleu, une armée serait sûre de la victoire. »
On admira le poignard, sa trempe et sa finesse.
« Viendras-tu avec nous ? » demanda le roi en se tournant vers Jesse.
C'était un ordre et non une question ; l'heure était venue pour Rob de payer sa dette.
« Oui, je viendrai, sire », dit-il, feignant la joie. Mais il se sentait étourdi et fébrile.
« Et toi, dhimmi ?
– Votre Majesté m'a accordé la permission de rentrer dans ma famille à Mascate, dit Mirdin troublé.
– La permission ! Tu l'as eue, bien sûr, mais maintenant tu as à décider si tu nous accompagnes ou non », dit Ala sèchement.
Karim se hâta de verser du vin dans tous les gobelets et insista :
« Viens avec nous en Inde.
– Je ne suis pas un soldat, dit lentement Mirdin en regardant Rob, qui entreprit lui-même de le convaincre.
– Viens, nous étudierons les commandements le long du chemin.
– Nous aurons besoin de chirurgiens, reprit Karim. Et puis, Jesse serait-il le seul Juif prêt à se battre que j'aie rencontré dans ma vie ? »
Le regard de Mirdin se durcit et Rob s'en aperçut.
« Ce n'est pas vrai, Karim, le vin te rend stupide.
– Je viendrai », dit enfin Mirdin. Ils l'acclamèrent.
L'après-midi, Rob alla trouver Nitka, la sage-femme, personne sévère au nez pointu, au teint jaunâtre avec deux yeux de raisins secs. Elle l'écouta sans surprise car c'était bien ainsi qu'elle voyait le monde : le mari voyage et la femme reste seule, à souffrir. Elle connaissait l'étrangère aux cheveux rouges, s'en occuperait et s'installerait même chez elle, s'il le fallait, pendant les dernières semaines.
« Merci, dit Rob en lui tendant cinq pièces, dont quatre d'or. Est-ce assez ? »
C'était assez ; et, au lieu de rentrer, il alla, sans être invité, jusqu'à la maison d'Ibn Sina. Le médecin-chef l'écouta gravement.
« Et si tu mourais là-bas ? Mon frère Ali a été tué dans un de ces raids. Tu n'y as pas pensé parce que tu es jeune, fort et qu'il n'y a pour toi que la vie. Mais si la mort te prenait ?
– Je ne laisse pas ma femme sans argent. J'en ai un peu et elle a surtout celui de son père. Si je meurs, pourriez-vous l'aider à rentrer dans son pays avec l'enfant ?
– Prends bien garde de m'éviter ce travail inutile... As-tu réfléchi à mon énigme ?
– Non, maître, dit Rob, surpris qu'un grand esprit se plaise à ces jeux puérils.
– Peu importe. Si Allah le veut, tu auras le temps de la résoudre. Et maintenant, dit-il soudain avec brusquerie, viens, hakim. Nous ferions bien de parler un moment du traitement des blessures. »
Quand ils furent couchés, Rob expliqua à Mary qu'il n'avait pas le choix, qu'il lui fallait payer sa dette à Ala et que, de toute manière, c'était un ordre.
« Ni Mirdin ni moi n'aurions risqué cette folle aventure si nous avions pu l'éviter. »
Sans entrer dans le détail des contretemps possibles, il lui dit qu'il s'était assuré les services de Nitka pour la naissance et qu'Ibn Sina l'aiderait en cas d'autre problème.
Elle avait dû être terrifiée mais c'était fini ; il crut entendre de la colère dans sa voix quand elle posa des questions, mais c'était peut-être un effet de sa propre culpabilité. Car, au fond de lui-même, il ressentait une excitation à l'idée d'aller guerroyer : vivre un rêve de son enfance.
Dans la nuit, il posa doucement sa main sur le ventre chaud, qui commençait à s'arrondir.
« Tu ne le verras pas, comme tu le souhaitais, quand il sera gros comme un melon d'eau, dit Mary dans le noir.
– Je serai sûrement rentré à ce moment-là. »
Elle se retira en elle-même quand vint le jour du départ et redevint la femme dure et tendue qu'il avait trouvée au bord de l'oued à Ahmad. Occupée hors de la maison à panser son cheval noir, elle l'embrassa et le regarda partir, les yeux secs.
57. LE CHAMELIER
C'ÉTAIT peu pour une armée, mais beaucoup pour une simple expédition : six cents hommes montant chevaux ou chameaux et vingt-quatre éléphants. Khuff réquisitionna le cheval brun dès que Rob arriva au lieu de rassemblement.
« Tu le retrouveras à ton retour. Nous n'utilisons que des bêtes accoutumées à l'odeur des éléphants. »
Le cheval brun rejoignit le troupeau qui serait ramené aux écuries royales et Rob consterné se vit attribuer une vilaine chamelle grise qui le regarda froidement. Mirdin s'en amusa beaucoup ; il avait reçu un chameau brun et, habitué à en conduire toute sa vie, il apprit à son ami comment tenir les rênes et crier un ordre pour que l'animal s'agenouille, puis fléchisse les pattes de derrière ; le cavalier s'asseyait en amazone et, sur un nouvel ordre, le chameau se relevait en inversant les mouvements.
Il y avait deux cent cinquante fantassins, deux cents soldats à cheval et cent cinquante à dos de chameau. Le chah arriva, superbe. Son éléphant, plus grand que tous les autres, portait des anneaux d'or à ses terribles défenses ; le mahout , fièrement assis sur sa tête, le guidait par des pressions du pied derrière les oreilles. Droit sur son siège garni de coussins, le roi était magnifiquement vêtu de soie bleu foncé, avec un turban rouge. Le peuple l'acclama, saluant peut-être aussi le héros du chatir puisque Karim, sur un étalon arabe aux yeux sauvages, suivait l'éléphant royal.
Sur un ordre tonitruant de Khuff, son cheval se mit à trotter derrière, suivi des éléphants à la file, des chevaux, puis des chameaux et enfin de centaines d'ânes de bât, dont on avait fendu les narines pour qu'ils respirent mieux pendant le travail. Les fantassins venaient les derniers. Rob, une fois de plus dans l'arrière-garde avec Mirdin, se défendait comme il pouvait de la poussière ; ils avaient abandonné le turban pour le chapeau de cuir qui les protégeait davantage. Il n'était pas tranquille sur cette chamelle qui grognait sous son poids ; haut perché, secoué, balancé, il la trouvait trop sèche pour assurer une assise confortable.
« Tu apprendras à l'aimer ! » lui cria Mirdin en riant tandis qu'ils franchissaient le pont sur le Fleuve de la Vie.
Mais il ne l'aima jamais. Elle lui crachait à l'occasion de petites boules visqueuses, essayait de le mordre s'il ne lui attachait pas les mâchoires et lui donnait des coups de pied comme une mule vicieuse. Il fallait toujours s'en méfier.
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