Frédéric Dard - Les soupers du prince

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Quand Edouard, dit Doudou, devient Edouard I Sire, de grâce, écoutez-moi,
Je reviens des galères.
Je suis voleur, vous êtes roi,
C'est à peu près la même affaire. (Pétition d'un voleur de Sa Majesté, attribuée à Lacenaire.)
Il est des gens à qui la vie réserve bien des surprises. Tenez, Édouard Blanvin, dit Doudou… Trente-deux ans, beau gosse ; passionné par les bagnoles. Et pas n'importe lesquelles s'iouplaît ! Des tractions avant qu'il bichonne amoureusement comme les petites nénettes qui « raffolent de sa gueule d'amour de gentil voyou ». Uniour, sa chère môman lui révèle qu'il est le fils du défunt prince de Montégrin. Doudou serait donc Edouard I
. De la banlieue grise au château d'opérette, il n'y a qu'un pas. Doudou le franchit allégrement. La grande vie commence. Les surprises et les ennuis !

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— Vous savez, murmura l’interne, c’est pas fameux : elle est dans le coma. Traumatisme crânien. Et il est à craindre qu’elle ait une ou deux cervicales de lésées, nous verrons cela au scanner, plus tard. Pour l’instant je l’ai placée sous assistance respiratoire et lui ai administré les tonicardiaques d’usage.

Édouard encaissa le diagnostic sans broncher. Une navrance indicible ruinait sa propre existence.

— Alors ? murmura-t-il sottement.

— Alors rien, dit l’interne, il faut attendre. C’est votre amie ?

— Non, la sœur de mon employé.

Il ajouta :

— Une fille bien. On peut la voir ?

— Si vous voulez.

— Selon vous, il y a de l’espoir, docteur ?

— Si elle sort du coma dans les heures qui viennent, sans aucun doute.

Banane revenait. Édouard le mit au courant de la situation et ils suivirent l’interne jusqu’en réanimation. Najiba gisait sur un lit étroit, la nuque emprisonnée dans une minerve.

On l’avait branchée à des appareils mystérieux dont le bruit régulier effrayait. Sa peau était d’une blancheur presque grise et elle avait toujours ce petit trait de vide, ce trait d’infini sous les paupières. Les deux hommes la considérèrent un moment, n’osant ni lui parler ni la toucher. L’interne vérifiait le bon fonctionnement du goutte-à-goutte fiché dans une veine du poignet. On pressentait que la mort rôdait autour de cette ravissante fille.

Ils s’en allèrent, trébuchant à force d’hébétude.

— Tu as eu tes vieux ? demanda Édouard lorsqu’ils furent dans l’auto.

— Non : l’épicier m’a envoyé chier en me disant que sa boutique n’était pas un standard destiné aux émigrés. Faut dire que ma mère se sert chez Leclerc.

3

Il ne lui rendait jamais visite la nuit, aussi Édith était-elle couchée lorsqu’il sonna à sa porte.

Elle habitait un petit pavillon de meulière attendrissant qui faisait songer à un jouet. Un jardinet précédait la construction, garni de rosiers aux variétés différentes qui assuraient une floraison pendant au moins six mois de l’année. L’endroit embaumait, pourtant Édouard n’appréciait pas le parfum des roses qu’il jugeait banal. Quand il se présentait chez sa maîtresse, il n’utilisait pas la sonnette, mais frappait la porte sur un rythme joyeux (tagadagada tsoin tsoin).

De la lumière filtrait par les fentes des volets de sa chambre. Édith lisait tard dans la nuit des ouvrages historiques qu’elle savait, comme nulle autre, résumer à ses élèves. Elle estimait que c’était cela la culture et pas seulement un programme imposé. Les gosses appréciaient les dons narratifs de Mme Lavageol. Quand elle se mettait à leur raconter l’assassinat du duc de Guise, celui d’Henri IV ou l’attentat de Sarajevo, aucun ne bronchait. La vie de Richelieu, l’exécution de Concini, la fuite de Louis XVI et son arrestation à Varennes les passionnaient autant qu’un feuilleton de télévision. Édouard se rappelait l’émotion dont il avait été saisi quand elle avait décrit la fin des Romanov, du coup il s’était abstenu de scruter l’entrejambe de l’institutrice pour suivre le poignant récit.

Elle vint lui ouvrir, le visage radieux.

— La belle surprise ! s’exclama-t-elle.

Elle portait un ensemble chemise de nuit-robe de chambre en soie imprimée qu’il lui avait offert à Noël et elle sentait le lit. Elle devait avoir, à peu de chose près, l’âge de Rosine et, comme elle, n’avait rien perdu de sa sexualité. La sienne se montrait discrète mais elle exerçait la fascination des eaux dormantes sur qui connaissait bien les choses de l’amour. Édouard, qui la questionnait sans cesse sur son comportement sexuel, avait été surpris d’apprendre qu’Édith était une femme peu draguée. Ses collègues l’estimaient trop pour tenter de la séduire. Elle avouait n’avoir trompé son mari qu’une seule fois, avec un médecin spécialisé dans le système nerveux qu’elle était allée consulter à propos de ses insomnies dégénérant en stress. Un juif roumain qui l’avait séduite, dès la première visite, par son regard et le timbre de sa voix. Leur liaison fut brève car Édith se rendit compte très rapidement qu’elle ne représentait qu’une parmi tant d’autres, pour le docteur. Elle rompit facilement, en cessant de prendre des rendez-vous, et le médecin dut mettre pas mal de temps à s’en apercevoir.

— Tu as quelque chose qui ne va pas, Doudou ? s’inquiéta Mme Lavageol.

Il lui raconta l’accident survenu à Najiba. Elle l’écoutait, debout dans le vestibule décoré de posters célébrant des gloires françaises. Louis XIV en manteau royal voisinait avec Pasteur et Napoléon I eravec Victor Hugo.

Elle prit part à la peine de son jeune amant. Pour le réconforter, elle lui raconta le coma d’un sien cousin qui avait duré près de six mois et dont il s’était réveillé, diminué, certes, mais vivant.

— As-tu dîné ?

— Non ; mais je n’ai pas faim.

— Viens tout de même faire semblant de manger ! exigea-t-elle en l’entraînant à la cuisine.

Elle ouvrit une boîte de maquereaux à la tomate, dont il raffolait, et confectionna une omelette au jambon. Édouard dévora. Elle lui servait force rasades d’un petit vin de Sancerre que son père, encore viticulteur malgré son grand âge, lui envoyait.

— Est-ce que je t’ai déjà vue en vêtements de nuit ? demanda Blanvin.

Elle rougit.

— Je ne crois pas. Pourquoi ?

— Comme ça, tu es différente.

— Je te déçois ?

— Tu ne me décevras jamais.

— Mais si, bientôt ! J’ai vingt et quelques années de plus que toi ; un jour ou l’autre ça ne pardonne pas.

Il haussa les épaules.

— Ça signifie quoi, « un jour ou l’autre » ? Najiba aussi devait envisager « plus tard », et malgré ses vingt-deux ans elle est en train de crever. Quand je rêvais devant ta culotte, en classe, tu crois que je pensais à « un jour ou l’autre » ? Non, ma chérie : ça m’excitait, j’allais me cogner un rassis, un point c’est tout. Le présent, ma petite Édith ! Le présent, le présent ! Et merde à l’avenir qui ne sera jamais que du présent arrivé à bon port !

Il se leva et arracha l’institutrice de sa chaise pour pouvoir la saisir dans ses bras.

— Ça t’ennuierait si je dormais ici ?

— J’en rêve !

Il la prit en travers du lit, rudement, sans se dévêtir. Elle geignait de plaisir sous ses violents assauts. Oui, il fallait comprendre Rosine. Une femme a besoin d’hommes ; et quand elle n’en a plus besoin, ce n’est plus une femme.

Après l’amour, elle l’aida à se déshabiller car il paraissait épuisé ; ce fut elle qui le tourna dans le sens de la longueur en le prenant par les jambes.

Lorsqu’il fut complètement endormi, elle éteignit la lumière et alla dans le living téléphoner à l’hôpital de Pontoise pour prendre des nouvelles de Najiba. Le service de nuit lui répondit que son état restait stationnaire.

Aux premières heures du matin, Édouard se réveilla en sueur, le cœur battant de façon désordonnée. Il reprit conscience instantanément et pensa à la jeune fille. Il eut la certitude qu’elle avait cessé de vivre et il éprouvait son absence dans sa chair. Cette constatation le surprit car il la voyait somme toute assez peu et leurs relations manquaient de consistance, comme une aquarelle. Cela avait été rêvé vaporeux. Le penchant qu’il avait pour elle ne ressemblait pas à l’amour véritable. Mais à quoi ressemblait l’amour véritable ? À ce que lui inspirait Édith Lavageol ? Était-ce cette fascination sensuelle, née pendant son enfance et qui, vingt ans plus tard perdurait ? Il n’osait trop analyser ses rapports avec l’institutrice, de crainte d’y déceler quelque complexe œdipien. Constamment, quand il se trouvait avec elle, il établissait une comparaison avec Rosine. Elles dégageaient, l’une comme l’autre, les mêmes senteurs femelles, celles-ci le troublaient chez Édith et l’écœuraient chez sa mère.

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