Maxence Meersch - La Maison DansLa Dune

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Dans l'atmosphère brumeuse et glacée du Nord, douaniers et contrebandiers s'affrontent…
Les hommes et leurs chiens se livrent des combats souvent mortels.
Une maison isolée dans la dune… C'est là que Sylvain rencontrera Jacqueline. La jeune fille saura-t-elle détourner le contrebandier de ses coupables expéditions?
Violent, direct, vrai, profondément humain, La Maison dans la dune, premier roman de Maxence Van der Meersch, eut un succès immédiat qui ne s'est jamais démenti depuis.

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– Alors, César est foutu, comme maintenant?

– Foutu. Et je vois d’ici la tête de Lourges quand on va lui amener un oiseau qu’il n’attendait pas. On est jolis, nous autres, avec tout ça.

– César ne se laissera peut-être pas pincer?

– Il est forcé d’être pincé. Les deux noirs l’attendaient dans le bistrot à côté. Ils sont montés dans le même tram que lui, je les ai vus.

– Et lui, il ne les a pas vus?

– Non. Ils ont grimpé en arrière, et de l’autre côté. Enfin, c’est pas notre faute, on le dira.»

Pendant ce temps, César, sur son tram, filait vers Loon. Il avait, suivant sa tactique, déposé son panier dans un angle de la plate-forme. Et, tout près du marchepied, il fumait paisiblement sa cigarette en regardant défiler les maisons, quand la porte du compartiment intérieur s’ouvrit. Deux hommes en sortirent. D’instinct, César, qui s’était retourné, devina en eux des noirs.

Il y avait cinq ou six personnes sur la plateforme. Les noirs regardèrent le panier, cherchèrent des yeux, parmi tout le monde, César, et, s’adressant directement à lui: «À qui, ce panier?

– Je sais pas, dit César.

– Pas la peine de faire la bête, hein, cria l’un des douaniers, on t’a vu monter avec.»

Il se baissa, fouilla dans le panier. César, avec décision, en profita pour agir. Il bouscula un vieil homme qui, devant lui, lui barrait le chemin. Et il sauta sur le marchepied, se pencha au-dehors, et sauta sur le pavé. Il reçut juste à ce moment un coup formidable derrière la tête. Et il s’effondra. Il lui sembla s’enfoncer dans une masse d’eau qui lui emplissait les oreilles, le submergeait, le noyait dans une montée bouillonnante. Il en entendait confusément le gargouillement. Ce bourdonnement couvrait tous les bruits, autour de lui.

Puis, lentement, il lui sembla qu’il émergeait. Le bouillonnement fut moins fort. Des murmures de voix devinrent perceptibles, s’accentuèrent. Et quand César retrouva ses esprits, il se vit assis sur le trottoir, des menottes d’acier aux poignets. Il leva les yeux. Il vit les deux noirs de tout à l’heure. Et tout de suite il se souvint.

«Ah! ah! t’as pensé de filer, se gaussa l’un des douaniers. Mais t’as plus affaire aux gourdes de la fois passée, tu sais. Allez, debout, Sylvain.»

César comprit que les noirs croyaient avoir arrêté son camarade. Il dédaigna de s’expliquer. D’ailleurs, il avait mal à la tête. Il se contenta de suivre docilement les deux hommes, jusqu’au poste de gendarmerie. En chemin, il se serrait contre l’un des douaniers, parce qu’il n’aimait pas se promener ainsi par la ville, les poignets enchaînés dans le cabriolet.

Au poste, Lourges attendait. Il fut ahuri de voir paraître César au lieu de Sylvain. Et il ne put s’empêcher de s’exclamer:

«Mais ce n’est pas lui!

– Pas lui? dit l’un des noirs. Si, si, on ne l’a pas lâché d’une semelle.

– Cré nom de… jura Lourges. On est refaits.»

César commençait à comprendre.

«Si c’est pas moi, alors, faut me relâcher, gouailla-t-il.

– Ta gueule, enflé, cria Lourges. Et d’abord, toi, on t’a, on te tient. Ton compte est bon.

– Il paiera pour l’autre», ajouta l’un des noirs.

César, confié aux gendarmes, fut enfermé dans le poste. Et là, il eut tout le temps de réfléchir. La brutalité avec laquelle on l’avait arrêté, les paroles du douanier, qui l’avait appelé Sylvain, avait parlé de la bagarre de l’autre fois, l’exclamation de Lourges, tout indiquait qu’on avait attendu Sylvain. D’ailleurs, c’était bien Sylvain qui se serait fait prendre, s’il n’avait pas été empêché de venir. On savait donc qu’il allait passer chez Fernand. Et César se rappela alors l’air désappointé du maître fraudeur, quand il l’avait vu arriver.

«La crapule, pensa-t-il. Il m’a «donné»!»

Il n’eut dès lors plus qu’une pensée, avertir Sylvain et les amis que Fernand trahissait, qu’il n’était qu’une bourrique.

Vers une heure, on lui ouvrit. Deux gendarmes le firent sortir.

«Où qu’on va? demanda-t-il.

– Aux prévenus.»

On sortit, César encadré entre les deux gendarmes.

En route, on parla. César raconta comment il s’était fait prendre, ce qui amusa beaucoup les gendarmes. Comme on ne l’avait pas fouillé, il avait encore sur lui, entre sa chemise et son gilet, une trentaine de paquets de cigarettes. Il en donna deux paquets à chacun de ses gardiens. Et il leur demanda si on ne pourrait pas faire un petit détour par le poste de police auquel était attaché son camarade Jules.

Là, on entra dans un petit café, on fit appeler Jules. Il vint.

«Tu vois, fit-il sans surprise, je te l’avais dit, que tu serais encore pris.

– Dis, je ne t’appelle pas pour me faire de la morale, répliqua César. Tu veux faire une commission à ma femme?

– Oui.

– Dis-lui que je suis pincé, qu’elle doit lâcher le métier. Elle n’a qu’à retourner à la chicorée. Ça vaudra mieux que de venir me rejoindre à la cellulaire.

– T’es marié? demanda un gendarme.

– Oui.

– Fais-lui porter le reste de tes «sèches», à ta femme. Ça lui fera toujours des sous, en attendant.

– Merci», dit César.

Et il confia ses paquets de cigarettes à Jules «Ce n’est pas tout, dit-il encore. T’iras trouver Sylvain. Et tu lui diras de remercier le grand Fernand pour ce qu’il a fait pour moi. T’as bien compris?

– Oui.

– Ah! tu lui diras encore que je lui donne Tom. Pour ma femme, il sera trop cher à nourrir, maintenant. Et faut pas le tuer, c’est un bon chien.

– Tu sais pas pour combien t’en auras?

– Non, mon vieux. Mais j’en ai trop fait, déjà, tu comprends. Ils ne me lâcheront pas de sitôt.

– Tu vois, si tu m’avais écouté…

– Oui, ça va, ça va…»

Il tira encore son portefeuille, chercha dedans, hésita.

«Tiens, tant pis, tu lui donneras encore trente francs. Moi, là-bas, j’ai pas besoin de pèse. Je ferai des couronnes, pas vrai?»

Les deux gendarmes rirent.

«Allez, demanda l’un d’eux, t’as fini?

– C’est tout.

– Au revoir, César, dit Jules.

– Au revoir, vieux.»

Jules paya les consommations. César se leva, et, toujours entre ses deux gardiens, il s’en alla. Sur le seuil de la porte, Jules le regardait partir. Maintenant que César croyait n’être plus vu, il avait baissé la tête, et, le dos voûté, diminué, l’air bas, il paraissait petit, entre ses gardes.

«Bougre de…» chercha Jules, ne trouvant pas un terme qui conciliât son amitié et sa réprobation.

Et, le cœur serré, avec une gravité triste, il s’en fut exécuter les volontés de César, comme s’il s’était agi d’un mort.

XIII

La première pensée de Sylvain, quand il connut l’arrestation de César, fut un violent désir de vengeance. Non pas contre Lourges. Celui-là, tout comme Sylvain, faisait son métier pour gagner sa vie. Mais ce que Sylvain ne pardonnait pas, c’était le rôle du grand Fernand, le maître fraudeur. Tout de suite, en effet, Sylvain avait compris et expliqué à Jules ce que devaient signifier les paroles de César: Merci à Fernand pour ce qu’il m’a fait. Par la trahison de cet homme, Sylvain, sans un hasard extraordinaire, tombait dans les mains des douaniers. Et il ne savait s’il devait se réjouir ou s’attrister de leur avoir échappé, puisqu’à sa place il avait envoyé son meilleur camarade, le seul avec qui il eût jamais travaillé en toute confiance, le seul qui eût pour lui une réelle amitié. Et le casier judiciaire de Sylvain était encore vierge. César avait au contraire derrière lui un lourd passé, d’innombrables condamnations de toutes sortes, qui, avec un peu de malchance, pouvaient le mener jusqu’à la relégation. Pour lui, plus de sursis depuis longtemps.

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