Maxence Meersch - La Maison DansLa Dune

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Dans l'atmosphère brumeuse et glacée du Nord, douaniers et contrebandiers s'affrontent…
Les hommes et leurs chiens se livrent des combats souvent mortels.
Une maison isolée dans la dune… C'est là que Sylvain rencontrera Jacqueline. La jeune fille saura-t-elle détourner le contrebandier de ses coupables expéditions?
Violent, direct, vrai, profondément humain, La Maison dans la dune, premier roman de Maxence Van der Meersch, eut un succès immédiat qui ne s'est jamais démenti depuis.

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Durant quatre jours entiers, Sylvain fit le guet devant la maison de Fernand. Une colère froide l’animait. S’il avait rencontré le maître fraudeur, les choses auraient sans doute mal tourné. César était tout pour Sylvain. Les objurgations de Jules, l’agent de police, ne pouvaient rien sur cette rage concentrée.

Par bonheur, Sylvain ne rencontra pas Fernand. L’homme se cachait. Sans doute, Jules, effrayé des conséquences que pourrait avoir cette dispute, et sentant que son rôle dans l’affaire pourrait lui attirer la sévérité de ses chefs, avait-il prévenu en cachette le maître fraudeur. Sylvain soupçonna cela, plus tard. Mais il n’en voulut pas à Jules, qui avait agi au mieux pour tout le monde.

Quoi qu’il en soit, après quatre jours d’attente inutile, Sylvain dut momentanément abandonner l’espoir d’avoir une explication avec le maître fraudeur. Ses ressources, à défaut de sa patience, s’épuisaient. Il fallait songer à travailler. Germaine commençait à se plaindre du vide de son tiroir.

Alors, Sylvain prit une résolution. Il en avait assez, de la fraude. Depuis longtemps, cette vie de perpétuel danger lui pesait. Ça n’était pas une existence, de vivre ainsi, traqué, comme un bandit, au milieu des autres, si paisibles, si tranquilles à l’abri de la légalité. Fatalement, il se ferait prendre un jour. Ne valait-il pas mieux arrêter tout de suite, pendant qu’il en était encore temps?

À côté, la promesse faite à Pascaline le préoccupait. «J’essaierai», avait-il dit. L’occasion était bonne. Maintenant ou jamais. Et sans l’avouer, il sentait en lui l’espoir, la volonté d’un rachat. Comment? Il ne le savait pas. Il ne voulait pas formuler les problèmes insolubles que soulevait cette espérance. Il y avait le passé, il y avait Germaine, qui l’attachait à son ancienne vie. Mais il se refusait à y penser. «On peut toujours recommencer», avait dit Pascaline. Et il ne voulait pas voir au-delà. Il voulait faire un effort loyal, total, que ne diminuât aucune pensée de doute.

Il chercha du travail. Il trouva un emploi de docker, pour une maison de déchargement de navires. Sa force lui permettait d’envisager ce métier, redoutable pour un homme moins robuste. Il en avait vu de plus dures, quand il filait à travers champs avec un énorme colis de tabac sur le dos.

Comme il est de tradition, pendant les premiers jours, ses camarades de travail l’essayèrent. On lui laissa le plus mauvais ouvrage. On dévora la besogne à un rythme accéléré. On essaya de le soûler, pour le voir ensuite mollir sur ses jambes, et défaillir devant l’ouvrage. Sylvain supporta tout, travail, charges écrasantes, courses de vitesse, petits verres, avec l’indifférence d’une robustesse inlassable. Et il fut dès lors admis dans la redoutable confédération des débardeurs.

Il gagnait beaucoup d’argent. Moins, naturellement, qu’au temps de la fraude, mais bien assez pour vivre à l’aise et mettre de l’argent de côté. Il donnait trois cents francs chaque semaine à Germaine. Le surplus, il le gardait pour se constituer un pécule. À quoi cela lui servirait-il? Il ne le savait pas. Cela faisait seulement partie de son programme.

Le métier avait un second avantage: c’était de laisser de nombreux loisirs. Il n’y avait pas toujours des navires à décharger. Et puis, le soir, on s’arrangeait pour finir de bonne heure. On aimait mieux travailler le matin très tôt, quand la chaleur est moins accablante.

Cela convenait à Sylvain. Sitôt qu’il avait fini, qu’il avait devant lui quelques heures de liberté, il se lavait soigneusement, passait un veston propre, et, à vélo, filait jusqu’à Furnes.

Germaine, quand avait commencé cette nouvelle vie, n’avait guère montré d’enthousiasme. Trois cents francs par semaine, c’était beau, sans doute. Bien des femmes s’en seraient contentées. Mais ça n’était tout de même pas suffisant pour mener la vie facile à laquelle elle était accoutumée. Et d’ailleurs, depuis un certain temps, Germaine, avec l’intuition infaillible des femmes, devinait un changement profond chez Sylvain.

C’était vrai. Sylvain devait se l’avouer lui-même, il n’éprouvait plus devant sa femme les mêmes sentiments qu’autrefois. Longtemps il avait cru, il avait même dû réellement aimer Germaine. Il était tout jeune encore quand il l’avait rencontrée. Elle l’avait déniaisé. Elle avait été son initiatrice. Et les liens puissants de la chair l’avaient attaché à elle. À part de rares débauches en compagnie de camarades, elle avait été sa seule expérience amoureuse. Et, longtemps, il lui avait été reconnaissant des joies qu’ils avaient goûtées ensemble. C’est pour cela qu’il avait voulu, dès qu’entre eux s’était formé cet attachement, la voir quitter la maison infâme de M meJeanne.

Ces choses-là, pourtant, s’usent à la longue. L’habitude affadit le plaisir qui n’est que de chair. Et Sylvain, tout de suite après avoir rencontré Pascaline, s’en était aperçu. Depuis que cette chose pure et fraîche était entrée en lui, il y avait des pensées, des souvenirs qu’il eût voulu arracher de son âme. Il ne pouvait plus aimer Germaine. Il y avait trop de turpitudes, trop de saleté entre elle et lui. La pensée de tout ce qu’ils avaient fait ensemble, parfois, lui remontait dans la mémoire, l’écœurait, lui donnait la nausée. Elle savait le soûler de caresses, elle avait gardé de son ancien métier la connaissance honteuse des hommes, de leurs appétits, de leurs caprices de mâles. Et avec Sylvain, elle allait au-devant de ses désirs, elle l’épuisait, le vidait, lui aspirait ses forces, telle une goule affamée, et elle le laissait mourant de volupté, mais aussi dégoûté et plein d’écœurement.

Et puis, il lui avait pardonné depuis longtemps, mais tout de même, il se disait quelquefois que c’était sa faute, à elle, s’il était devenu Sylvain le contrebandier. C’était pour elle qu’il avait renoncé à la boxe, à cette passion du sport qui eût peut-être fait de lui un champion. Germaine n’aimait pas tout cela. Les femmes veulent avoir celui qu’elles aiment dans leurs jupons, tout près d’elles. Elles jalousent d’instinct toutes les passions de l’homme qui ne vont pas à elles. Il semble qu’on les vole. Et si encore Sylvain avait pratiqué un sport moins périlleux, plus élégant. Mais la boxe risque de vous abîmer, de vous défigurer. Et Germaine trouvait Sylvain très beau. Elle attachait à son physique une extrême importance. Il ressemblait un peu à un acteur de cinéma. Et elle ne voulait pas qu’il continuât à boxer, qu’il lui revînt un beau jour avec un nez écrasé et monstrueux. Comme elle était dépensière, et que Sylvain n’admettait plus le partage, il avait bien fallu qu’il cherchât un travail plus rémunérateur. Mais jamais Sylvain ne retrouvait dans un journal, sur une affiche ou un programme, le nom d’un ancien camarade des jours glorieux, sans un douloureux serrement de cœur.

De cela, sans l’avouer, il gardait une rancune sourde à Germaine.

Mais la grande, la véritable raison de son involontaire changement d’attitude, c’était sa passion grandissante pour Pascaline. Ce sentiment puissant et secret, qui croissait chaque jour davantage en lui, comme un feu caché, sans qu’il s’en rendît compte, finissait par le posséder tout entier. Sylvain ne s’en apercevait que par instants, à des indices qui l’étonnaient, lui révélaient brusquement le bouleversement total de son être. Sans même le formuler, il sentait qu’il ne souhaitait plus maintenant qu’une chose, être le plus possible près de Pascaline. Il n’était plus heureux que là-bas. Ailleurs, il attendait le moment où il pourrait y retourner. Il passait des semaines entières dans l’attente de ces quelques heures. Et cette impatience n’était en rien comparable à la fièvre qui jadis le saisissait quand il allait aux rendez-vous de Germaine. C’était quelque chose d’infiniment plus calme et plus doux. Il ne comprenait pas pourquoi il pouvait tant aimer ces instants passés dans la petite auberge de Furnes. Quand il en repartait, il eût été incapable de dire à quoi s’étaient passées les heures qui, dans la vieille maison, fuyaient comme fuient les instants heureux. Des riens, des enfantillages, qui jadis lui auraient fait hausser les épaules suffisaient à l’occuper, là-bas, et même à lui procurer un bonheur paisible et profond qu’il ne s’expliquait pas. Tout près de Pascaline, sans raison, du seul fait de la présence de la jeune fille, Sylvain était indiciblement heureux. Il n’éprouvait aucun désir, seulement un contentement calme, une tranquillité, un apaisement de l’âme, comme si toutes les aspirations eussent été satisfaites. Jamais il n’avait ressenti auprès de Pascaline une tentation trouble. L’idée d’un baiser ne lui serait même pas venue. Sa tendresse pour elle avait quelque chose de puéril. Il n’avait jamais rien connu de semblable.

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