Maxence Meersch - La Maison DansLa Dune

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Dans l'atmosphère brumeuse et glacée du Nord, douaniers et contrebandiers s'affrontent…
Les hommes et leurs chiens se livrent des combats souvent mortels.
Une maison isolée dans la dune… C'est là que Sylvain rencontrera Jacqueline. La jeune fille saura-t-elle détourner le contrebandier de ses coupables expéditions?
Violent, direct, vrai, profondément humain, La Maison dans la dune, premier roman de Maxence Van der Meersch, eut un succès immédiat qui ne s'est jamais démenti depuis.

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Il en arrivait à s’amuser avec la jeune fille de choses qui autrefois lui eussent semblé des enfantillages. Au jardin, ou bien au cours de leurs promenades dans la campagne, aux environs, ils riaient follement tous les deux, tout le long du chemin. Pourquoi? Sylvain se le demandait ensuite. Un rien, un mot drôle, un lapsus, une grimace, la forme singulière d’un arbre, d’un nuage, d’un caillou, suffisaient à provoquer ces rires, qui jaillissaient au moindre prétexte, comme si le bonheur des deux jeunes gens avait eu besoin de s’épancher et de se communiquer.

En quittant Pascaline, Sylvain oubliait tout cela. Il ne lui restait dans la mémoire qu’un rayonnement, un souvenir qui illuminait tout son être. Sur la route du retour, il marchait plus gaiement. Il ressentait une allégresse qui le soulevait, le transportait, lui donnait comme l’envie de dépenser un surcroît de forces.

Et jusqu’au jour où il pouvait enfin retourner là-bas, il vivait de souvenirs. Il lui arrivait de rire en se rappelant des choses dites par Pascaline, et qui les avaient amusés tous les deux. Il se surprenait à penser avec un inexprimable attendrissement à une fossette qu’elle avait à la joue, et qui se dessinait lorsqu’elle riait. Des pudeurs le prenaient. Des mots qu’il lâchait tout naturellement autrefois lui paraissaient grossiers maintenant. Il n’osait plus les dire. Il se sentait ému devant des spectacles qui jadis le laissaient indifférent. Il était pris quelquefois d’un attendrissement ridicule à voir un film, à écouter une romance d’amour, à regarder un clair de lune ou un beau paysage. Il devenait poète à sa manière, s’en irritait comme d’un affaiblissement, d’une chose humiliante, et ne pouvait s’y dérober. Un respect tout nouveau de la femme, de l’innocence, de la jeunesse, l’empêchait maintenant de lâcher comme autrefois des plaisanteries galantes, quand il rencontrait quelque jeune fille.

Et il lui arriva plusieurs fois de pleurer en songeant avec désespoir à son enfance, au temps où il était encore tout naïf, tout honnête, digne de la fraîcheur candide de Pascaline…

XIV

Quand Germaine raconta cette transformation à Lourges, il refusa d’abord de la croire. Un fraudeur, disait-il, on ne l’a jamais vu s’assagir. Ils ont ça dans le sang.

Lourges avait, pour le fortifier dans son opinion, le souvenir de mille exemples semblables. Il en avait vu, de ces repentirs. Après une rude leçon, après six mois à la cellulaire, parfois, on en avait assez. On rêvait de s’arrêter sur la pente, de remonter, de se retrouver un homme comme les autres, libre, protégé et non plus traqué. La femme, les gosses vous poussaient dans cette voie. On cherchait un métier, on se mettait courageusement au travail. Ça marchait pendant un mois, deux mois. Puis ce beau zèle tombait. L’argent ne rentrait plus. On se sentait fatigué de la monotonie d’un labeur rude et mal payé. Une occasion se présentait. Un ami, un client, un maître fraudeur venait vous trouver. Il avait besoin de vous. Coup sans danger, gros bénéfice. Pour une fois, on se laissait tenter. On se leurrait soi-même; on pactisait avec sa conscience. Une fois, une pauvre fois. Après, ce serait tout.

Et on partait de nouveau pour l’aventure.

Si on n’avait pas le bonheur d’être pris tout de suite, c’était fini. On retombait sous l’emprise de son vice. Et cela jusqu’à l’affaire définitive, qui mettait le point final à la série des aventures: bagarre avec les douaniers ou avec des concurrents, coup de couteau ou coup de revolver, mort ou prison. Ces passions-là, on les porte dans la peau. On ne s’en délivre plus.

Lourges savait tout cela. Il savait qu’un fraudeur ne peut plus travailler, qu’il lui paraît stupide de s’échiner quarante-huit heures par semaine pour cent cinquante francs, quand il peut les gagner en une demi-journée. Et il comptait là-dessus. Il se refusait à croire que Sylvain pût avoir sincèrement lâché le métier.

Il s’expliquait de plusieurs façons les affirmations de Germaine. La femme avait peut-être peur que Lourges se mît à filer Sylvain, elle essayait de détourner ses soupçons. Ou bien c’était Sylvain lui-même qui se méfiait de sa femme, et ne voulait plus lui dire ses affaires.

Tout de même, Lourges se renseigna. Le grand Fernand lui apprit qu’effectivement Sylvain ne lui avait plus acheté un paquet de tabac depuis l’arrestation de César. Mais cela ne prouvait rien. Sylvain soupçonnait peut-être aussi le maître fraudeur, et s’approvisionnait ailleurs.

Mais M. Henri, de son côté, affirma que Sylvain travaillait honnêtement; il donna même le nom de l’entreprise de déchargement qui l’avait embauché.

Lourges alla se promener de ces côtés-là, et ne fut pas longtemps sans apercevoir sur les quais Sylvain, qui, avec d’autres débardeurs, travaillait dans la cale d’une grosse barque à charger les plateaux d’une grue.

Lourges fut bien forcé de se rendre à l’évidence. Et il en conçut un vif désappointement. Il eût aimé prendre sa revanche. Mais, redevenu honnête, Sylvain était invulnérable.

Lourges en était là, quand de nouveaux indices vinrent lui faire douter une fois encore de la véracité des dires de Germaine. D’un poste-frontière, on lui annonça que Sylvain, trois et quatre fois par semaine, passait là; il se rendait en Belgique à vélo. Un douanier qui le connaissait avait vite remarqué ces voyages suspects. Et, Lourges lui ayant déjà parlé de Sylvain comme d’un contrebandier probable, le douanier l’arrêtait chaque fois, le fouillait des pieds à la tête, examinait minutieusement son vélo, le tout sans aucun résultat.

Immédiatement, Lourges eut la certitude que cela cachait un nouveau trafic, une combinaison inédite qu’il s’agissait de découvrir. Il garda ses soupçons pour lui, n’en parla ni à Germaine, ni à Henri, dont il n’était pas sûr. Et il se mit en campagne, avec cet acharnement qui faisait sa force.

Tout d’abord, il fallait savoir au juste où allait Sylvain. Le douanier qui l’avait remarqué dit à Lourges que chaque samedi, régulièrement, l’ancien fraudeur passait au poste de douane. C’était logique, Sylvain, faisant semaine anglaise, profitait de son congé pour faire ses courses. Mais le renseignement était précieux. Lourges en profita pour placer au bureau de douane un préposé vêtu en civil. Et il lui expliqua que, sitôt Sylvain passé, il aurait à le suivre discrètement en Belgique, à voir où il irait, et à bien noter la maison, pour qu’on pût la retrouver aisément.

Le lundi suivant, le douanier arrivait au bureau de Lourges.

«Eh bien? demanda celui-ci avec impatience.

– J’ai suivi l’individu. Il est entré en Belgique. Il a suivi la route de Dunkerque à Furnes, tout le long du canal.

– Après?

– Au petit pont avant d’arriver à Furnes, il a tourné à gauche. Il a traversé le canal.»

Lourges avait pris un crayon, il notait à mesure.

«Après?

– Il a suivi un tout petit chemin, le long de la berge. Il est arrivé à l’emplacement d’un ancien pont, où il y a une vieille maison, un cabaret, quelque chose comme ça. Là, il est entré. J’ai attendu plus d’une heure, et je ne l’ai pas vu ressortir. Alors, je suis revenu.

– C’est bon, dit Lourges. C’est bien comme tu me l’expliques? Je ne peux pas me tromper?

– Pas moyen.

– Alors, j’irai voir. Merci.»

L’homme sorti, Lourges chercha dans ses carnets. Il avait toujours sur lui de précieux petits renseignements, sur toutes les choses de son métier. Et il relut toute la liste des maisons belges qui étaient soupçonnées de vendre du tabac aux fraudeurs, ou de lâcher leurs chiens la nuit. Cabarets, épiceries, fermes, il revit tout. De ces maisons, les unes lui étaient connues, certaines travaillaient même en accord avec lui. D’autres, il ne les connaissait que de réputation, il savait seulement qu’il était bon de les surveiller, de rôder de temps en temps autour d’elles, en civil, de prendre le numéro des automobiles françaises qui s’y arrêtaient, et de demander à la préfecture des renseignements sur les propriétaires de ces autos. À force de patience, de rondes, d’espionnages, de dénonciations et de trahisons, il avait fini par avoir sur ce sujet un dossier à peu près complet, aussi détaillé qu’on pouvait le demander.

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