Maxence Meersch - La Maison DansLa Dune

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Dans l'atmosphère brumeuse et glacée du Nord, douaniers et contrebandiers s'affrontent…
Les hommes et leurs chiens se livrent des combats souvent mortels.
Une maison isolée dans la dune… C'est là que Sylvain rencontrera Jacqueline. La jeune fille saura-t-elle détourner le contrebandier de ses coupables expéditions?
Violent, direct, vrai, profondément humain, La Maison dans la dune, premier roman de Maxence Van der Meersch, eut un succès immédiat qui ne s'est jamais démenti depuis.

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Et, Mélie sortie, Fernand tourna de nouveau vers Lourges son long visage maigre.

«Voilà, dit-il, on est tranquilles, maintenant. De quoi qu’il retourne?»

Lourges, qui avait fini sa soupe, repoussa son assiette, éloigna sa chaise de la table, et, se tournant vers Fernand, le regardant en face, fixement, durement:

«Eh bien, vieux, je n’irai pas par quatre chemins. Je sais que tu fais du trafic…

– Du trafic?»

Fernand avait pâli. Sous ses joues maigres, on vit se contracter les muscles de ses mâchoires. Et le pli de ses narines se pinça, devint plus blanc. Il maîtrisa son émotion, cependant. Et il demanda:

«Quel trafic? Je ne comprends pas.

– Fais pas la bête, répliqua Lourges, brutal. Tu fais de la fraude, l’ami. Pas la peine de me dire que non. J’ai qu’à faire une perquisition, et tu es dedans.

– Pas vrai», nia encore Fernand, sans assurance.

Lourges haussa les épaules.

«Je te croyais plus malin. T’es bête, de t’entêter comme ça. Tu devrais pourtant comprendre que si je voulais te chercher des puces, je ne te préviendrais pas comme je le fais, gentiment. Hein? Alors, pour quoi faire comme si tu ne comprenais pas? Ce serait si simple de me dire tout bonnement: «Oui, mon petit Lourges, je fais de la fraude, à ton service.»

– Tu te fous de moi? demanda le grand Fernand, ne comprenant pas où tendait toute cette conversation.

– Non, je suis très sérieux, au contraire. Et je n’ai pas plus de temps à perdre que toi. Toutes ces blagues-là, c’était seulement pour te dire que je connaissais tes petites affaires. On est d’accord sur ce point?

– Mettons, concéda le maître fraudeur.

– Bon, continua Lourges, sans insister davantage. Eh bien, tu n’es pas malin. Combien gagnes-tu au kilo?

– Hein? demanda Fernand, interloqué, combien je… Tu…

– Huit francs? Neuf francs? Mettons dix. Eh bien, moi, à ta place, je gagnerais bien plus que ça.

– Et comment?

– Ça t’intéresse, ça, hein? gouailla Lourges. Par les primes, parbleu. Tu vends ton tabac, honnêtement, à bon prix, payé comptant. En même temps, tu me préviens quand on vient le chercher. Et nous partageons la prime.

– Je ne mange pas de ce pain-là, Lourges», dit Fernand, en pâlissant davantage encore. Et il se leva, repoussa brusquement sa chaise. Lourges, lui, resta assis, gardant son calme ironique. Et, regardant Fernand d’en bas:

«T’as tort, Fernand, t’as tort. Il est pourtant plus facile à gagner. Mais en ce cas, tu comprends, j’ai plus de raison de te ménager, moi. Je suis encore loyal de te prévenir. Ne fais plus entrer ici un poil de tabac. Débarrasse ta maison, nettoie-la du grenier à la cave, ne garde pas une malheureuse cigarette. Parce que les perquisitions, les visites, les enquêtes et tout le barda, ça va marcher, maintenant. Et je te le dis, retiens-le, Fernand le moraliste, si tu as le malheur d’avoir dans toute ta boutique un bout de tabac gros comme ça, un mégot, une cigarette seulement, je le saurai. Et ça te coûtera cher. Tu connais Lourges, hein? Quand il veut avoir quelqu’un, il l’a. Compris?»

Il y eut un lourd silence.

«Combien que j’aurai? demanda enfin Fernand.

– La moitié de ma prime, en plus de ta part de prise.

– C’est bon, dit le maître fraudeur en se rasseyant.

– On est d’accord?

– Faut bien.

– Qu’est-ce que tu préparais, comme maintenant?»

Fernand hésita encore.

«T’es bête! Puisqu’on est d’accord!» insista Lourges.

Fernand, avec effort, se décida.

«J’ai une auto qui doit passer demain, dit-il.

– Où?

– À Hondschoote, au pont, du Cerf.

– Bon. On la laissera passer. À qui vends-tu le chargement?

– À des Parisiens. Ils doivent venir le prendre mercredi matin. Ils ont une camionnette.»

Lourges nota le tout sur son carnet.

«Faudrait pas qu’ils soient pris trop près, dit Fernand. Ça pourrait me nuire.

– Compris. On les filera en auto. On ne les arrêtera que plus loin, sur la route. Et comme je t’ai promis, moitié pour toi, moitié pour moi. Il y a du danger?

– Non. N’y en a qu’un, celui qui conduit… Les autres ont trop la frousse, ils se laisseront faire sans rouspétance.

– C’est bien. Mais ce n’est pas tout.

– Si; c’est tout, affirma Fernand.

– Pour toi, mais pas pour moi. Tu connais un appelé Sylvain? Pas la peine de me dire que non, je le sais.

– Qu’est-ce que ça peut te faire? J’en connais bien d’autres.

– Les autres, je m’en fous. Celui qui m’intéresse, c’est Sylvain.

– Pourquoi?

– Parce que je veux le pincer.

– Il t’a fait quelque chose?

– J’ai mes raisons. Eh bien, il vient ici, hein?

– Quelquefois.

– Il vend du tabac?

– Oui.

– Il ne va pas en Belgique?

– Rarement. Il achète surtout en France, ici et ailleurs.

– Bon. Si tu me le fais prendre, je t’abandonne toute ma part de prise.

– J’aime pas beaucoup, tu sais. C’est un gentil garçon, un bon copain. T’en as pas un autre, n’importe lequel?

– C’est Sylvain que je veux prendre. Pas la peine de chercher midi à quatorze heures. Le sentiment, ça ne me connaît pas. Il vient ici à pied?

– Ou en vélo.

– Il te prévient?

– Il me fait demander la veille si j’ai du tabac.

– Alors, tu le sais toujours d’avance. Bon. Quand il te préviendra qu’il va venir, tu me le feras dire tout de suite. Sois tranquille, je sais tenir ma langue.

– Faudrait pas non plus qu’on l’arrête à ma porte, parce que ça m’amènerait sûrement des ennuis, avec les autres. Moi, faut que je vive, hein?

– Bien sûr. Mais sois tranquille, tu n’auras qu’à gagner à l’affaire.»

Lourges se levait.

«Tu n’attends pas ma femme? demanda le grand Fernand, plus à l’aise, maintenant. Tu boirais un verre de bière.

– Merci: mais sur la soupe, je n’y tiens pas.»

Lourges sortit dans la cour. Le maître fraudeur le reconduisit jusqu’à la rue. Sur le seuil, ils se serrèrent la main.

«Tu n’oublieras pas? demanda encore Lourges, avec un regard où se lisait une menace non dissimulée.

– Tu peux être tranquille.»

Et Lourges, sur cette promesse, quitta le grand Fernand, qui le vit partir sans regret.

XI

«Laissez, madame, proposa Sylvain, je vais faire ça à votre place.»

La vieille tante de Pascaline, quand il entra dans l’antique cabaret, était en train de couper les cheveux de son mari, maniant délicatement les ciseaux autour des oreilles du vieillard.

«Vous savez aussi faire ça? demanda-t-elle.

– Vous savez bien que je sais tout faire», dit Sylvain en riant. Et il lui prit les ciseaux, il se mit à tailler dans la barbe dure et blanche.

Il était maintenant devenu le familier de la maison. Il ne venait plus en Belgique sans passer là sa journée. Il s’était pris pour ce coin perdu d’un amour nostalgique. Il lui semblait y avoir déjà vécu. C’était là, qu’aurait dû logiquement se passer son existence, si les choses avaient été comme elles devaient être. Il y était chez lui. Il aimait tout de ce morceau de verdure perdu dans la lande, les arbres, le jardin, le canal, la maison. Quand il arrivait là, il lui semblait remonter en arrière, dans le cours des années. Il n’était plus Sylvain le fraudeur. Il ne pensait même plus à son métier, à tout ce qu’il laissait derrière lui, là-bas, et qu’il retrouverait le soir. Il se sentait redevenu le Sylvain de ses quinze ans, le Sylvain courageux et honnête encore, qui espérait naïvement trouver le bonheur dans une vie de labeur paisible. Ici, les choses lui paraissaient plus simples, comme dépouillées de cette complication que son dangereux métier lui faisait trouver partout. C’était un des rares endroits où il se sentît en sécurité, où il ne craignît pas de sentir sur son épaule, brusquement, la poigne brutale de la police. On ne parlait pas de tabac, ni de douane, dans la vieille auberge. Ces choses-là n’existaient plus. Il n’y avait plus qu’un Sylvain joyeux et toujours content, qui retrouvait avec un bonheur indicible le genre de vie pour lequel, sans le savoir, il avait été fait.

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