Maxence Meersch - La Maison DansLa Dune

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Dans l'atmosphère brumeuse et glacée du Nord, douaniers et contrebandiers s'affrontent…
Les hommes et leurs chiens se livrent des combats souvent mortels.
Une maison isolée dans la dune… C'est là que Sylvain rencontrera Jacqueline. La jeune fille saura-t-elle détourner le contrebandier de ses coupables expéditions?
Violent, direct, vrai, profondément humain, La Maison dans la dune, premier roman de Maxence Van der Meersch, eut un succès immédiat qui ne s'est jamais démenti depuis.

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Enfin, un après-midi, juste en entrant dans la maison de M meJeanne, elle rencontra Lourges, qui était arrivé là depuis une demi-heure.

Lourges aussi avait gardé de sa rencontre avec Germaine un souvenir vivace. Elle lui avait fait impression. Il la trouvait jolie femme. Et il eût aimé paraître devant elle sous son jour le plus favorable. Ses débuts, malheureusement, avaient été gâtés par cette stupide provocation, adressée imprudemment au mari, et qui avait abouti à la déconfiture du douanier. Lourges en avait gardé une solide rancune contre ce Sylvain.

D’autres incidents, dans cette soirée, la camaraderie suspecte de Sylvain avec César, et surtout cette rencontre fortuite, quelques jours après, avaient éveillé la méfiance du douanier. Il était sûr d’avoir reconnu Sylvain, sur sa bicyclette. Et l’attitude de l’homme, fuyant à toute vitesse au lieu de se soumettre à la visite, lui avait paru louche. Il commençait à penser que Sylvain pourrait bien faire le même métier que cette vieille connaissance de César. Il s’était donc mis en tête de filer ce suspect, et d’acquérir une certitude sur cette question qui commençait à le passionner. Il y mettait d’abord son amour-propre professionnel. Il eût aimé aussi faire payer à son vainqueur la défaite de l’autre jour. Enfin, ce succès, pensait-il, ne pourrait que le servir aux yeux de la belle Germaine.

Lourges avait réfléchi. Et il s’était dit que la meilleure façon d’obtenir des renseignements sur le compte de Sylvain, c’était encore de s’adresser à M. Henri, qui paraissait en excellents termes avec ses clients, mais qui ne refuserait pas à son ami Lourges, pour bien des raisons, ce petit service.

C’est ainsi que Lourges, ce jour-là, passa par la maison de M meJeanne.

Il eut peine, en voyant Germaine dans le café, à cacher sa satisfaction intérieure. Il resta froid, cependant, s’approcha du comptoir, et la salua avec une civilité affectée. Et, avec son coup d’œil d’homme à femmes, il comprit que Germaine était troublée et contente à la fois de le revoir.

«Ça va? demanda-t-il.

– Mais oui, dit M. Henri.

– Affaires calmes?

– Toujours, dans la journée. Mais on ne s’en plaint pas. Ça repose un peu la tête.»

Et M. Henri passa la main sur son front comme un homme accablé de souci.

«Et vous? continua-t-il. Ça gaze aussi?

– Couci-couça. Aujourd’hui, j’ai congé. Et je me suis dit: je m’en vais passer une heure chez cette brave Jeanne. C’est tout juste, on est tranquilles, on sera en famille, quoi.

– Oui, c’est une bonne idée.

– Tenez, on va boire une bouteille, tous ensemble. J’ai envie de ne pas m’embêter.

– Jeanne, cria M. Henri, va chercher une heidsieck. Du vrai, hein? On va entrer au salon, on ne sera pas rasés, s’il vient du monde.»

Germaine, pendant cette conversation, se taisait. Elle ne savait quelle attitude prendre. Lourges la regardait en parlant, semblait s’adresser à elle, mais sans qu’elle trouvât une occasion favorable pour répondre. Elle fut embarrassée quand M. Henri parla de passer au salon. Elle ne savait si l’invitation la concernait aussi. Mais Lourges la devinait. Et il osa demander:

«Madame vient avec nous, naturellement?

– Mais…

– Fais pas de manières, Germaine, dit M. Henri. Un bon verre, ça ne se refuse pas.»

Et il courut à la cuisine, il invita aussi sa femme, qui venait d’apporter le champagne de la cave. Car il aimait que Jeanne profitât de ces aubaines.

Dans la petite pièce, meublée de fauteuils rouges, d’un guéridon à dessus de marbre, et d’un piano dont M meJeanne était très fière, on bavarda. On plaisanta joyeusement autour de la bouteille. Lourges voulait briller, s’efforçait de paraître spirituel et délicat. M. Henri était solennel, à son habitude, M meJeanne toute ronde et sans façon. Quant à Germaine, il était inutile que Lourges se donnât du mal pour paraître à son avantage devant elle: elle ne l’écoutait pas. Elle se contentait de le regarder en silence. Elle, c’était par les yeux qu’elle jugeait les hommes. Assise mollement sur le canapé, le dos confortablement appuyé, la tête lasse, elle se sentait bien. Tout ce luxe sali, ces fausses splendeurs de maison de bas étage, elle n’en voyait pas la misère. Elle admirait ces choses, elle n’apercevait ni les taches des soieries, ni les éraflures des meubles, ni l’usure du tapis. Elle trouvait agréable d’être là, au milieu de cette richesse. Et tandis qu’il parlait, elle regardait Lourges. Il avait de grosses lèvres fraîches. Sa moustache épaisse barrait énergiquement son visage. À la lumière, ses cheveux teints paraissaient plus naturels. Quand il riait, il montrait de belles dents. M meJeanne disait que c’était un amateur de femmes. Ça se voyait. Il valait le coup, elles devaient toutes en être folles. On disait aussi qu’il était généreux, qu’il gagnait des masses d’argent.

Lourges sentait sur lui ce regard. Il croyait être écouté, et cela lui donnait plus d’assurance. Il devinait l’intérêt qu’on lui portait.

M. Henri, lui aussi, flairait bien quelque chose. Pour tout ce qui touchait à son commerce, il avait une clairvoyance étonnante. Dès la première fois, il s’était aperçu qu’entre Germaine et Lourges tendait à s’établir un de ces mystérieux courants de sympathie par quoi débutent les «affections». Aujourd’hui, la chose lui paraissait évidente. Et, avec la sûreté de prévision qu’il devait à son habitude de ces sortes de commerce, il avait immédiatement entrevu tout l’avantage qui pourrait résulter pour lui d’une petite intrigue entre Lourges et Germaine. Connaissant l’affaire, il aurait barre sur tous les deux. Il faudrait bien que Lourges se montrât aimable pour lui. Le douanier ne lui refuserait plus, à l’occasion, certains services dont M. Henri pourrait avoir besoin. C’était le grand principe de M. Henri, d’être bien avec les autorités.

À côté, que de petits profits supplémentaires! Les rendez-vous, les entrevues, les lettres, tout cela se passerait ici, s’échangerait ici. Sources de profits appréciables.

Aussi, M. Henri, qui savait à l’occasion semer généreusement pour récolter davantage, fit-il apporter une seconde bouteille. Et quelques minutes après, il s’excusa, il prétexta des préparatifs à faire pour un dîner qui aurait lieu ce soir. Et il partit, il alla donner un coup de main à sa femme, qui était déjà retournée travailler dans la cuisine.

Lourges en fut content. Chez Germaine, il y eut autant d’appréhension que de curiosité pour ce qui allait se passer.

«C’est drôle, commença Lourges, je ne vous ai jamais plus rencontrée ici, depuis l’autre jour.

– Pourtant, dit Germaine, j’y viens encore souvent.

– Il y a longtemps que vous connaissez M meJeanne?

– Oh! oui, je vivais ici quand je me suis mariée.

– Ça vous rappelle de tristes souvenirs, alors, plaisanta Lourges.

– Mais non. Je ne dois pas me plaindre. Sylvain est un bon homme.

– C’est rare, pourtant, qu’on ne regrette pas ces affaires-là.

– Oui, dit Germaine, l’air rêveur. Ça, bien sûr, ce n’est plus la liberté.

– Eh bien, risqua Lourges, c’est dommage que je ne venais pas chez Henri, en ce temps-là. M’est-z-avis qu’on se serait bien entendus, nous deux. Je ne sais pas pourquoi, moi, mais il y a comme ça des têtes qui me reviennent.»

Germaine rit.

«Je suis sûr que vous étiez une bonne fille, hein? poursuivit Lourges.

– Ça, oui. Tout le monde le disait.

– Et vous ne devez pas avoir changé…

– Pas trop. Pourvu qu’on ne m’embête pas, n’y a pas meilleure pâte que moi.

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