Fedor Dostoïevski - Crime Et Châtiment

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Raskolnikov, étudiant à Saint-Pétersbourg, a interrompu ses études. Rêveur solitaire, refermé sur lui-même, sombre, triste, altier et fier, mais également généreux et bon, il se considère comme un homme hors du commun. Il est persuadé que, sur Terre, certains êtres sont nuisibles ou parasites. Il a une théorie. On peut sacrifier un pou si, par ce sacrifice, on fait le bien par ailleurs. Ce pou, il l'a trouvé en la personne d'une femme ignoble, prêteuse sur gages. Après avoir imaginé ce meurtre des centaines de fois, le regard brûlant, les joues creuses, il finit par commettre ce crime, mais rien ne se passe comme prévu… et sa vie bascule.
Un des plus grands romans de Dostoïevski et de la littérature russe, qu'il faut absolument avoir lu…

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– Assieds-toi. Sers-toi. Non, attends, je vais te servir moi-même.

Il versa une tasse de thé, ensuite une autre et cessant de manger, revint s’asseoir sur mon divan; il me souleva la tête et l’appuya contre son bras gauche comme tout à l’heure et se mit à me verser dans la bouche des cuillerées de thé en soufflant sans cesse dessus, je fus obligé ainsi d’en avaler une dizaine, ensuite je me laissai retomber sur mon oreiller.

Il y avait, en effet, un oreiller sous ma tête. Jusqu’alors je l’avais remplacé par mon linge que j’enlevais pour la nuit.

Je me taisais et écoutais avidement. Plusieurs détails me semblaient étranges. La mémoire m’était complètement revenue bien que la tête… me tournât un peu, je voulais… me bien renseigner.

– Il faut que Sonetchka nous envoie dès aujourd’hui de la confiture de framboise. On va confectionner une boisson, dit Razoumikhine en se rasseyant à sa place et en attaquant de nouveau le potage et la bière.

– Où veux-tu qu’elle prenne de la framboise? demanda Nastassia.

– Dans une boutique, ma chère, dans une boutique. Mon amie, elle prendra de la framboise dans une boutique. Vois-tu, il s’est passé ici toute une histoire. Lorsque tu t’es enfui de chez moi, comme un filou, sans laisser ton adresse, j’ai décidé de te retrouver et une heure plus tard je me mettais en campagne. Ce que j’ai couru, ce que j’ai questionné! J’ai perdu ainsi toute une journée et imagine-toi, j’ai retrouvé ta trace au bureau des adresses. Tu y es inscrit.

– J’y suis inscrit? ne put s’empêcher de s’écrier Raskolnikov.

– Comment donc! mais quant au général Kobeliov on n’a pu retrouver son adresse au bureau. Enfin, il serait trop fastidieux de raconter en détail mon arrivée ici; du coup je fus initié à toutes tes affaires. À toutes, mon cher, à toutes; elle peut te le dire. J’ai fait la connaissance de Nikodim Fomitch, dudvornik et de M. Zamiotov, qui est le greffier de ce quartier, et enfin, de Sonetchka. Ç’a été le bouquet. Nastia en est témoin.

– Tu l’as enjôlée, murmura Nastassia, avalant un petit morceau de sucre, et buvant le thé qu’elle avait versé dans une soucoupe.

– Si vous sucriez votre thé, Nastassia Nikiorovna.

– Oh le coquin, s’écria la servante en éclatant de rire. Je m’appelle Petrovna et non pas Nikiorovna, ajouta-t-elle, calmée.

– J’en prendrai note, répondit Razoumikhine. Eh bien, frérot, pour ne pas bavarder outre mesure, je te dirai que d’abord j’avais envie de secouer comme avec une pile électrique tous les préjugés de ce patelin. Mais Sonetchka m’a subjugué. Je ne m’attendais pas, vieux, à la trouver aussi… avenante. Qu’en penses-tu? Elle est même très avenante. Elle n’est pas du tout si mal que ça, au contraire tout, chez elle, est à sa place.

– Voyez l’animal! gronda Nastassia à qui cette conversation semblait causer un extrême plaisir.

– Le malheur, mon vieux, c’est que dès le commencement, tu t’y es mal pris, continua Razoumikhine, avec elle, il fallait procéder autrement. Elle a, pour ainsi dire, un caractère bien bizarre. C’est presque… Par exemple, qu’as-tu fait pour qu’elle ait osé ne plus t’envoyer ton dîner? Et ce billet! Il faut être fou pour signer un effet. Et ce mariage qu’on avait projeté avant la mort de la jeune fille? D’ailleurs, je touche là à une corde délicate, excuse-moi, tu me raconteras ça une autre fois (ajouta-t-il avec tout le sérieux dont il était capable). D’après toi, Vassia: Sonetchka est-elle bête ou non?

– Caractère des plus bizarres, continua Razoumikhine comprenant parfaitement bien, – Raskolnikov le voyait d’après l’expression de son visage, – que son ami ne voulait pas lui répondre.

– Non, elle n’est pas bête… répliqua Raskolnikov pour alimenter la conversation.

– C’est bien ce que je pense. Elle n’est ni bête, ni intelligente, mais juste ce qu’il faut pour une personne rubiconde et bien en chair. Elle a au moins quarante ans, elle n’en avoue que trente-six, et elle a le droit de le faire. Impossible de la pincer, je te le confie en secret, tout t’échapperait de la main. Ainsi donc, tout se passa ainsi parce que, voyant que tu avais quitté l’Université, que tu étais sans leçons et sans vêtements, que, sa fille morte, elle n’avait plus de raison de te considérer comme un des siens, elle a eu tout à coup peur, et, comme de ton côté tu n’as pas maintenu avec elle les rapports d’autrefois, elle a résolu de te déloger. Elle en avait l’intention depuis longtemps, mais elle tenait à ton billet. D’autre part, tu lui assurais toi-même que ta maman allait payer.

– Je l’ai dit par bassesse d’âme… répliquai-je. Maman elle-même est presque réduite à demander l’aumône… à Penza… Moi, j’ai menti… pour qu’on ne me chasse point de ma chambre.

– Tu as bien fait. Mais voici le hic: ta logeuse est tombée sur monsieur l’assesseur de collège Tchebarov. Sans lui, Sonetchka n’aurait rien entrepris. Elle se serait gênée. Ce Tchebarov s’occupe d’affaires, j’entends d’affaires louches, il est aussi employé quelque part. Il griffonne des vers satiriques, où il poursuit les vices publics, détruit les préjugés et est d’une noble indignation quand on lui parle des trois poissons sur lesquels repose la terre. Pour tout cela un journaliste lui paie de trois à sept roubles par semaine: quelle somme! C’est que, vois-tu, monsieur ne recherche que l’argent, la manière de se le procurer ne lui importe guère. C’est un homme d’affaires, il vend sa noble indignation, mais à cela il préfère d’autres [combinaisons]: procès, chicane, prêts à intérêts, cabarets loués aux noms d’hommes de paille; entre autres, il s’intéresse à des affaires comme la tienne. Un exemple, Sonetchka possède cet effet de (soixante-quinze roubles). La question est de savoir s’il y a moyen de monnayer ce papier? Oui, puisqu’il existe une certaine maman comme dit l’envoyé du marchand Chelopaev.

(Vois-tu, frérot, il existe de ces requins de par le monde, qui nagent dans la mer. Il y a, mon vieux Vassia, des hommes de toutes sortes. Ça ne nous regarde pas, ni toi, ni moi, nous sommes de braves gens.)

(Il se peut qu’elle (ta logeuse) se soit fâchée contre toi précisément parce que tu n’as pas voulu t’y prendre comme il le fallait. C’est terriblement vexant lorsque quelqu’un ne sait pas s’y prendre.) Qui jeûnerait toute une année pour arriver, dix-huit mois plus tard, à mettre de côté soixante-quinze roubles sur les cent vingt qu’elle touche comme pension. La maman engagerait ses revenus futurs, la sœurette qui est gouvernante accepterait tout pour sauver son frère. Pourquoi t’agiter? J’ai appris, mon vieux, toutes tes affaires et si je te parle c’est que je t’aime et te comprends. Lorsque tu entretenais avec Sonetchka des relations quasi familiales, tu lui as fait des confidences. C’est de là que vient tout le mal. Sonetchka elle-même n’aurait jamais rien entrepris contre toi, elle est trop corpulente pour cela, si on ne lui avait pas recommandé Tchebarov. Ce type a machiné toute la combinaison car, crois-moi, pour ce qui concerne les prélèvements d’argent, il n’existe pas d’aussi grands filous que ceux qui s’indignent au sujet des trois poissons et qui vendent leur indignation. Remarque bien, si par exemple tu dois quelque chose à un de ces «trois poissons», ou si un de ces messieurs est mêlé à ton affaire, aussitôt il essaie de te faire envoyer en prison. C’est leur principe. Ils appellent cela: élément positif, mépris du préjugé (mépris du devoir mais pas de ce qu’on leur doit dans le cas où ils sont créanciers). Eh bien donc, Tchebarov est précisément de ces «trois poissons», c’est-à-dire de ceux qui ne voient rien au-delà de leurs trois poissons, il a même écrit une satire sur ce sujet… Ioulenka lui a revendu ton billet. Il l’a examiné et, pour une somme de dix roubles, s’est chargé de l’affaire. Il n’avait naturellement pas acheté ton billet à Sonetchka, seulement ils ont fait un papier comme quoi il en était désormais le propriétaire; car, vois-tu, Sonetchka est trop timide, elle se gênerait de traîner elle-même en prison le fiancé de sa fille, aussi a-t-elle trouvé un requin pour t’avaler. Zamiotov en ami m’a confié toute l’histoire. Nous sommes allés avec lui chez Louisa. Tu te souviens de Louisa Ivan[ovna]. Connais-tu Louisa? C’est une brave femme. Nous sommes ici toute une bande qui nous rencontrons presque tous les soirs dans un cabaret. Ensuite, je me rendis chez Tchebarov; imagine-toi, je suis allé chez lui plusieurs fois, et à toutes les heures de la journée, cela trois jours de suite; je lui ai laissé des billets pour lui dire que je venais au sujet de l’affaire d’un tel; il n’était jamais chez lui, ni à l’aube, ni à l’heure du dîner ni même à minuit passé, mais toujours à sa villa, car il a une villa et des chevaux. Si j’avais réussi à l’atteindre je l’aurais secoué comme avec une pile électrique, mais vers ce temps-là je me liais d’amitié avec Sonetchka et lui ordonnai d’arrêter la procédure en répondant de ta dette. Mon cher, je me suis porté garant pour toi! Entends-tu? Alors elle a prié Tchebarov de retirer la plainte et elle lui a payé dix roubles pour son travail. Il était content car il n’y était pas allé de main morte et il avait dépensé sans compter son talent littéraire. J’ai lu au commissariat sa sommation de paiement: «Je considère comme de mon devoir d’ajouter que NN a l’intention de quitter la capitale Saint-Pétersbourg.» Il en a menti; comment toi, NN, aurais-tu fait pour quitter quoi que ce soit? Voilà ce que c’est qu’un homme d’affaires. Pour le cas où tu songerais à déguerpir il te dénonçait à la police: ouvrez l’œil! C’est lui qui depuis vingt ans se mêle d’éditer Klopstock. Je l’ai su par Kherouvimov. N’est-ce pas vrai, Nastassiouchka? Les voilà bien cachés ces dix roubles, qui voudraient revenir à leur ancienne place! Ce n’est qu’à présent, Vassia, que je m’aperçois de ma sottise. J’ai voulu te distraire, t’amuser par mon bavardage et je crois que je n’ai réussi qu’à t’échauffer la bile.

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