Robert Harris - Imperium

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Lorsque Tiron, le secrétaire particulier d'un sénateur romain, ouvre la porte à un étranger terrorisé, il déclenche une suite d'événements qui vont propulser son maître au sein d'une des plus célèbres et dramatiques affaires de l'Histoire.
L'étranger est un Sicilien victime de Verrès, gouverneur vicieux et corrompu. Le sénateur en question, c'est Cicéron, un jeune et brillant avocat déterminé à atteindre l'imperium — pouvoir suprême au sein de l'État.
À travers la voix captivante de Tiron, nous sommes plongés dans l'univers perfide et violent de la politique romaine, et nous suivons un homme — intelligent, sensible, mais aussi arrogant et roublard — dans sa lutte pour accéder au sommet.
C'est un monde qui ressemble étonnamment à celui d'aujourd'hui, toile de fond d'un véritable thriller politique autour de l'irrésistible ascension de Cicéron. « Tout ce qu'il avait, écrit Tiron de son maître, c'était sa voix, et par sa seule volonté, il en a fait la voix la plus célèbre du monde. »
Journaliste politique, romancier Robert Harris est l'auteur de
, traduits dans le monde entier. Son précédent roman,
, a été en tête de toutes les listes de best-sellers.
« Harris combine magistralement son esprit critique de journaliste politique et ses techniques d'auteur de thrillers. »
The Sunday Times

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Ils me firent attendre dans une antichambre pendant qu’ils cherchaient les dossiers de Verres, puis finirent par m’apporter une seule boîte contenant peut-être une douzaine de rouleaux. D’après les étiquettes fixées à leur extrémité, je vis que c’étaient tous, à l’exception d’un seul, des comptes rendus de sa carrière de préteur urbain. L’exception en question était un papyrus très mince qui ne valait même pas la peine d’être déroulé. Couvrant la période où il travaillait comme magistrat débutant, douze ans auparavant, à l’époque de la guerre entre Sylla et Marius, il ne contenait que trois phrases : J’ai reçu 2 235 417 sesterces. J’ai dépensé en honoraires, grain, paiements des légats, du proquesteur, de la cohorte prétorienne 1 635 417 sesterces. J’en ai laissé 600 000 à Arminium. Au souvenir des quantités de rouleaux de comptes méticuleux issus de la préture de Cicéron en Sicile, rouleaux que j’avais intégralement rédigés pour lui, je me retins à peine de rire.

— C’est tout ce qu’il y a ?

L’employé m’assura que oui.

— Mais où sont les comptes rendus de son service en Sicile ?

— Ils n’ont pas encore été soumis au Trésor.

— Pas encore ? Il est gouverneur depuis près de deux ans !

L’employé me regarda sans comprendre, et je vis qu’il était inutile de perdre davantage de temps avec lui. Je recopiai les trois lignes relatives à la questure de Verres, puis sortis dans le soir.

Pendant que je me trouvais aux Archives nationales, l’obscurité était tombée sur Rome. Chez Cicéron, la famille avait déjà commencé à dîner. Mais le maître avait donné pour instruction à son intendant Eros de me conduire dans la salle à manger dès que je serais rentré. Je le trouvai allongé sur une banquette près de Terentia. Son frère, Quintus, était là aussi en compagnie de sa femme, Pomponia. La troisième couche était occupée par le cousin de Cicéron, Lucius, et l’infortuné Sthenius, toujours vêtu de ses habits de deuil poussiéreux, qui se tortillait, mal à l’aise. Je sentis en entrant l’atmosphère tendue, quoique Cicéron parût de fort belle humeur. Il aimait les dîners. Ce n’était pas tant la qualité des mets et des boissons qui lui importait, que les personnes présentes et la conversation. Quintus et Lucius étaient, avec Atticus, les trois hommes qu’il aimait le plus au monde.

— Alors ? me demanda-t-il.

Je lui racontai ce qui s’était passé et lui montrai ma copie des comptes de la questure de Verres. Il la parcourut, émit un grognement et poussa la tablette de cire de l’autre côté de la table.

— Regarde ça, Quintus. Ce bandit est trop paresseux ne serait-ce que pour mentir convenablement. Six cent mille sesterces — quelle somme bien ronde, sans un as qui dépasse — et où les dépose-t-il ? Dans une ville bien entendu occupée par les troupes de l’opposition afin qu’on puisse leur en attribuer le vol éventuel ! Et aucun compte de Sicile n’aurait été présenté en deux ans ? Je te remercie, Sthenius, d’avoir attiré mon attention sur cette fripouille.

— Oh oui, merci mille fois, ajouta Terentia avec une suavité acerbe. Merci du fond du cœur de nous fâcher avec la moitié des bonnes familles de Rome. Mais sans doute pourrons-nous frayer avec des Siciliens à présent, alors tout ira bien. D’où venez-vous, déjà ?

— De Therme, madame.

— Therme. Jamais entendu parler. Mais je suis sûre que c’est charmant. Tu pourras y faire des discours au conseil municipal, Cicéron. Peut-être même pourras-tu te faire élire là-bas, maintenant que Rome t’est définitivement fermé. Tu pourras être consul de Therme et j’en serai la première dame.

— Un rôle dont tu t’acquitteras avec ton charme coutumier, ma chérie, je n’en doute pas, commenta Cicéron en lui tapotant le bras.

Ils pouvaient passer des heures à s’asticoter ainsi, et il me semble parfois qu’ils y trouvaient plaisir.

— Je n’arrive toujours pas à voir ce que tu peux y faire, intervint Quintus.

Il revenait tout juste du service militaire. De quatre ans le cadet de son frère, il n’avait pas la moitié de son intelligence.

— Si tu dénonces la conduite de Verres devant le Sénat, ils vont s’arranger pour que ce ne soit pas recevable. Si tu essaies de lui intenter un procès, ils feront en sorte qu’il soit acquitté. Je te conseille de ne pas mettre ton nez là-dedans.

— Et toi, Lucius, qu’est-ce que tu en dis ?

— Je dis qu’aucun homme d’honneur siégeant au Sénat ne doit tolérer que ce genre de corruption puisse se pratiquer en toute impunité. Maintenant que tu connais les faits, il est de ton devoir de les rendre publics.

— Bravo ! s’exclama Terentia. Voilà qui est parlé comme un vrai philosophe, qui n’a jamais occupé la moindre fonction de toute sa vie.

Pomponia bâilla avec ostentation.

— On ne pourrait pas parler d’autre chose ? La politique est tellement ennuyeuse !

C’était une femme fatigante dont le seul attrait, à part un buste proéminent, était d’être la sœur d’Atticus. Je vis les regards des deux frères Cicéron se croiser, et mon maître esquissa un mouvement de tête à peine perceptible : ignore-la, disait son expression, ça ne vaut pas la peine de se disputer pour ça.

— D’accord, concéda-t-il. Assez de politique. Mais je propose un toast. (Il leva sa tasse et les autres l’imitèrent.) À notre vieil ami Sthenius. Qu’au moins ce jour puisse marquer le début du retour de sa fortune. À Sthenius !

Le Sicilien avait les yeux humides de larmes de gratitude.

— À Sthenius !

— Et à Therme, Cicéron, ajouta Terentia, ses petits yeux bruns, ses yeux de musaraigne, brillant de malice par-dessus le bord de son verre. N’oublions pas Therme.

Je pris mon repas seul dans la cuisine et me mis, épuisé, au lit avec une lampe et un traité de philosophie que j’étais trop fatigué pour lire (j’étais libre d’emprunter ce que je voulais dans la petite bibliothèque familiale). Plus tard, j’entendis les invités partir et les verrous se refermer sur la grande porte. Puis j’entendis Cicéron et Terentia monter en silence l’escalier et partir chacun de son côté car elle avait depuis longtemps choisi de dormir dans une autre partie de la maison pour éviter qu’il ne la réveille avant l’aube. J’entendis Cicéron arpenter le plancher au-dessus de ma tête, éteignis ma lampe et sombrai aussitôt dans le sommeil au son de ses pas qui allaient et venaient inlassablement.

Ce fut six semaines plus tard que nous eûmes enfin des nouvelles de Sicile. Verres n’avait pas tenu compte des exhortations de son père. Le 1 erdécembre, à Syracuse, exactement comme il avait menacé de le faire, il avait jugé Sthenius en son absence, l’avait déclaré coupable d’espionnage et condamné à la crucifixion. Puis il avait envoyé ses représentants à Rome pour l’arrêter et le ramener afin d’être exécuté.

III

Le défi méprisant du gouverneur de Sicile prit Cicéron par surprise. Il était convaincu d’avoir conclu un arrangement entre hommes d’honneur, qui garantissait la vie de son client.

— Mais bien sûr, se plaignit-il amèrement, ils ne savent même pas ce que c’est qu’un homme d’honneur.

Il arpentait la maison dans un état de fureur qui ne lui ressemblait pas. Il avait été joué ! On l’avait pris pour un imbécile ! Il allait foncer directement au Sénat pour dénoncer leurs mensonges éhontés ! J’étais sûr qu’il ne tarderait pas à se calmer. Il ne savait que trop qu’il n’était pas en position ne fût-ce que de demander audience au Sénat : il risquait l’humiliation.

Mais il devait cependant bien admettre qu’il fallait à tout prix protéger son client, aussi, le lendemain matin du jour où Sthenius avait appris sa condamnation, Cicéron convoqua une réunion au sommet dans son bureau pour déterminer la meilleure façon de réagir. D’aussi loin que je me souvienne, c’était la première fois qu’il éconduisait tous ses visiteurs habituels du matin, et nous nous retrouvâmes tous les six entassés dans ce petit espace : Cicéron, Quintus, Lucius, Sthenius, moi-même (pour prendre des notes) et Servius Sulpicius, déjà considéré à l’époque comme l’un des juristes les plus doués de sa génération. Cicéron commença par prier Servius de lui donner son avis juridique sur la question.

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