Robert Harris - Imperium

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Lorsque Tiron, le secrétaire particulier d'un sénateur romain, ouvre la porte à un étranger terrorisé, il déclenche une suite d'événements qui vont propulser son maître au sein d'une des plus célèbres et dramatiques affaires de l'Histoire.
L'étranger est un Sicilien victime de Verrès, gouverneur vicieux et corrompu. Le sénateur en question, c'est Cicéron, un jeune et brillant avocat déterminé à atteindre l'imperium — pouvoir suprême au sein de l'État.
À travers la voix captivante de Tiron, nous sommes plongés dans l'univers perfide et violent de la politique romaine, et nous suivons un homme — intelligent, sensible, mais aussi arrogant et roublard — dans sa lutte pour accéder au sommet.
C'est un monde qui ressemble étonnamment à celui d'aujourd'hui, toile de fond d'un véritable thriller politique autour de l'irrésistible ascension de Cicéron. « Tout ce qu'il avait, écrit Tiron de son maître, c'était sa voix, et par sa seule volonté, il en a fait la voix la plus célèbre du monde. »
Journaliste politique, romancier Robert Harris est l'auteur de
, traduits dans le monde entier. Son précédent roman,
, a été en tête de toutes les listes de best-sellers.
« Harris combine magistralement son esprit critique de journaliste politique et ses techniques d'auteur de thrillers. »
The Sunday Times

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Il était interdit d’allumer une lampe ou un quelconque feu à l’intérieur de la curie. À mesure que l’obscurité tombait, le froid s’intensifiait et les formes blanches des sénateurs, immobiles dans le crépuscule de novembre, commençaient à évoquer une assemblée de fantômes. Lorsque Metellus eut parlé pendant ce qui sembla durer une éternité puis se fut assis en cédant la parole à Hortensius — qui était capable de discourir sur n’importe quoi pendant des heures —, tout le monde savait que le débat était terminé, et Gellius ne tarda pas à clore la séance. Il descendit l’allée en boitillant, vieillard pressé d’aller dîner, précédé par quatre licteurs porteurs de sa chaise curule. Une fois qu’il eut franchi la porte, les sénateurs le suivirent tandis que Sthenius et moi battions en retraite dans le forum pour y attendre Cicéron. Peu à peu, la foule autour de nous se clarifia. Le Sicilien ne cessait de me demander ce qui se passait, mais je jugeai plus sage de ne rien lui répondre, aussi patientâmes-nous en silence. Je me représentais Cicéron, assis, seul, sur un banc du fond, attendant que la curie se vide pour n’avoir à parler à personne. Je craignais en effet qu’il n’eût sérieusement perdu la face. Mais, à ma grande surprise, il sortit en bavardant avec Hortensius et un autre sénateur plus âgé que je ne reconnus pas. Ils s’entretinrent un moment sur les marches du Sénat, se serrèrent la main et se séparèrent.

— Savez-vous qui c’était ? demanda Cicéron en nous rejoignant. (Loin d’être abattu, il paraissait profondément amusé.) C’était le père de Verres. Il a promis d’écrire à son fils pour le presser d’abandonner les poursuites si nous acceptions de ne pas porter cette affaire devant le Sénat.

Le pauvre Sthenius parut si soulagé que je crus qu’il allait mourir de gratitude. Il tomba à genoux et se mit à embrasser les mains du sénateur. Cicéron fit la grimace et le releva doucement.

— Vraiment, mon cher Sthenius, gardez vos remerciements pour quand j’aurai effectivement obtenu quelque chose. Il a seulement promis d’écrire, c’est tout. Nous n’avons aucune garantie de quoi que ce soit.

— Mais vous allez accepter la proposition ?

— Quel choix avons-nous ? demanda Cicéron en haussant les épaules. Même si je représente la motion, ils continueront de monopoliser la parole indéfiniment.

Je ne pus m’empêcher de demander pourquoi, en ce cas, Hortensius prenait la peine de proposer un marché.

— C’est une bonne question, répondit Cicéron en hochant lentement la tête.

Une brume s’élevait au-dessus du Tibre et, dans les boutiques qui bordaient l’Argiletum, les lampes projetaient une lueur jaune et voilée. Cicéron huma l’air humide.

— Je suppose que ce ne peut être que parce qu’il était embarrassé. Et pourtant, on sait qu’il lui en faut beaucoup. Il semblerait donc que même lui préférerait ne pas trop s’afficher publiquement avec un criminel aussi patent que Verres. Il essaie donc de régler les choses à l’amiable. Je me demande combien il touche de la part de Verres : ce doit être une somme considérable.

— Hortensius n’était pas seul à se porter à la défense de Verres, lui rappelai-je.

— Non, dit Cicéron, qui jeta vers le Sénat un regard indiquant qu’une idée venait de lui venir. Ils sont tous impliqués dans cette histoire, n’est-ce pas ? Les frères Metellus sont de vrais aristocrates — ils ne lèveraient pas le petit doigt pour aider quiconque en dehors d’eux-mêmes, à moins que ce ne soit pour de l’argent. Quant à Catulus, cet individu ferait tout pour de l’or. Il a entrepris de tels travaux sur le Capitule au cours des dix dernières années que le temple de Jupiter va bientôt pouvoir être dédié à sa mémoire. À vue de nez, je dirais que nous avons assisté au transfert d’un bon demi-million de sesterces en pots-de-vin, cet après-midi, Tiron. Quelques bronzes de Delos — aussi beaux soient-ils, Sthenius, pardonne-moi — ne sauraient suffire à acheter une telle protection. Que fabrique donc Verres là-bas, en Sicile ?

Il entreprit soudain de retirer sa chevalière.

— Porte ça aux Archives nationales, Tiron, et montre-la à l’un des employés. Demande à voir en mon nom tous les comptes officiels soumis au Sénat par Gaius Verres.

Mon visage dut exprimer mon désarroi.

— Mais ce sont des hommes de Catulus qui s’occupent des Archives nationales. Il apprendra certainement ce que tu fais.

— On ne peut pas l’éviter.

— Que dois-je chercher ?

— Tout ce qui peut se révéler intéressant. Tu le sauras quand tu le verras. Vas-y vite, pendant qu’il reste un peu de lumière.

Il posa son bras sur les épaules du Sicilien.

— Quant à toi, Sthenius, tu viens dîner avec moi, ce soir, j’espère ? Nous serons en famille et je suis certain que ma femme sera enchantée de faire ta connaissance.

J’en doutais plutôt, mais ce n’était naturellement pas à moi de le dire.

Le tabularium, qui datait de six ans à peine, dominait le forum plus massivement encore qu’aujourd’hui car il subissait alors beaucoup moins de concurrence. Je gravis le grand escalier jusqu’à la première galerie et, le temps que je trouve quelqu’un, j’avais le cœur emballé. Je lui montrai le sceau et demandai à voir, de la part du sénateur Cicéron, les comptes de Verres. L’employé commença par prétendre n’avoir jamais entendu parler de Cicéron et que, de toute façon, c’était l’heure de la fermeture. Mais je montrai alors la direction de la prison et lui répliquai fermement que, s’il ne désirait pas passer un mois enchaîné dans la prison d’État pour entrave à affaires officielles, il ferait mieux d’aller me chercher ces dossiers tout de suite. (Une des leçons que j’avais apprises de Cicéron était la meilleure façon de dissimuler sa nervosité.) Il se renfrogna, réfléchit un instant et me pria de le suivre.

Les Archives nationales étaient le domaine de Catulus, véritable temple qui lui était dédié, à lui et à sa tribu. Les voûtes étaient surmontées de l’inscription : Q. Lutatius Catulus, fils de Quintus, petit-fils de Quintus, consul qui, par décret du Sénat, a commandé l’érection de ces Archives nationales puis les a jugées conformes. Et, à l’entrée, trônait sa statue grandeur nature, plus jeune et héroïque qu’il n’était apparu au Sénat dans l’après-midi. La plupart des gens qui travaillaient là étaient ses esclaves ou ses affranchis, et portaient son emblème, un petit chien, cousu sur leur tunique. Il faut que je vous dise quel genre d’homme était Catulus. Il reprochait le suicide de son père au préteur du parti populaire, Gratidianus — un parent lointain de Cicéron —, et, après la victoire des aristocrates dans la guerre civile qui opposa Marius à Sylla, il saisit l’occasion de se venger. Sur son ordre, son jeune protégé, Sergius Catilina, s’empara de Gratidianus et le fit fouetter à travers les rues jusqu’au tombeau de la famille Catulus. Là-bas, on lui brisa les bras et les jambes, on lui coupa le nez et les oreilles, on lui arracha la langue avant de la découper en morceaux et on lui arracha les yeux. On trancha alors sa tête atrocement mutilée, et Catilina la porta en triomphe à Catulus, qui attendait au forum. Vous étonnez-vous toujours de ce que je me sois senti si nerveux en attendant l’ouverture des chambres ?

Les dossiers sénatoriaux étaient conservés dans des chambres fortes à l’épreuve du feu, conçues pour résister à la foudre et creusées dans la roche du Capitule, et quand les esclaves ouvrirent la grande porte de bronze, j’entrevis des milliers et des milliers de rouleaux de papyrus disparaissant dans l’ombre de la colline sacrée. Cinq cents ans d’histoire étaient concentrés dans ce petit espace : un demi-millénaire de magistratures et de gouvernements, de décrets proconsulaires et de règlements judiciaires, de la Lusitanie à la Macédoine, de l’Afrique à la Gaule, et la plupart de ces actes portaient le nom de quelques familles seulement : les Aemilii, les Claudii, les Cornelii, les Lutatii, les Metelii, les Servilii. C’est ce qui donnait à Catulus et à ses pairs l’audace de regarder de haut les chevaliers provinciaux tels que Cicéron.

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