Luca Fulvio - Le soleil des rebelles

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Le soleil des rebelles: краткое содержание, описание и аннотация

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Le nouveau Luca di Fulvio !
Le jeune prince Marcus est encore un enfant lorsqu'il assiste impuissant au massacre de toute sa famille.
Seul rescapé de cette boucherie ennemi héréditaire de la famille de Marcus qui va s'asseoir sur le trône, Marcus ne doit son salut qu'à la jeune Héloïse, fille d'Agnès, la lavandière du village qui l'accueillera sous son toit pour l'élever comme s'il était son fils.
Luca di Fulvio retrace l'ascension paradoxale d'un petit prince qui va devoir apprendre dans la douleur comment devenir un homme.

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« Laisse-nous seuls, Leonz », dit l’homme.

Agomar entendit le soldat rengainer son épée et s’éloigner. « Lève-toi, Agomar. »

Agomar se remit debout.

« J’admire la cruauté de celui qui peut sacrifier ses hommes à ses propres intérêts », dit l’homme avec un sourire amusé.

Agomar se sentit humilié par ce regard. Il était un traître. Mais impossible de revenir en arrière. Et même s’il l’avait pu, Agomar ne l’aurait pas fait. Il avait un rêve. Il en avait fixé le prix : la vie de ses hommes. Maintenant, il voulait sa récompense. « Je serai votre capitaine, comme vous me l’avez promis ? demanda-t-il.

— Peut-être », répondit l’homme en souriant.

Agomar serra les mâchoires.

L’homme sourit à nouveau, plus amusé encore. « J’ai oublié d’informer Leonz que tu allais prendre sa place. Fais-le toi-même. »

Agomar regarda le soldat qui s’était éloigné, les laissant seuls. Le dernier obstacle entre lui et son rêve. Il dégaina son épée.

« Pas maintenant, l’arrêta l’homme. Je ne veux pas de témoins. »

Agomar remit l’arme dans son fourreau.

« Viens, apprécions le spectacle », dit l’homme en se dirigeant vers la roche coupée en deux qui surplombait la gorge choisie par Agomar pour être le tombeau de ses hommes.

Il le rejoignit, regarda en bas. Vit le sang de ses guerriers se mêler au sang presque séché de leurs victimes. Il sentait en même temps sur lui le regard de l’homme, qui examinait ses réactions. Alors, pour lui montrer qu’il n’avait pas de cœur, il cracha dans le vide, vers les siens, comme s’il décochait une flèche.

« Voici la version officielle : il s’agissait de rebelles qui ont exterminé les princes de Saxe, dit l’homme en montrant les soldats d’Agomar. Je ferai savoir à l’empereur Robert III que j’ai rendu justice de mes propres mains. » Il sourit, satisfait. « Et qu’il doit choisir un nouveau seigneur pour le royaume de Raühnvahl. »

Quand le capitaine Leonz annonça que tous les soldats étaient morts dans la gorge, l’homme renvoya sa petite armée. « Leonz, tu restes avec nous. Agomar a quelque chose à te dire. »

Le capitaine regarda Agomar. Il y avait du mépris dans ses yeux. « Qu’est-ce que t’as à me dire ? », demanda-t-il quand ils furent seuls.

Agomar avait toujours un couteau cousu dans sa manche. Un mouvement sec du bras suffisait pour faire glisser la lame vers l’avant. Il fit le geste qu’il avait répété tant de fois : saisissant le manche en os, il planta son couteau dans le cou de Leonz, sous le menton, en poussant vers le haut, vers le cerveau.

L’œil de Leonz éclata. Le capitaine ouvrit la bouche dans un cri rauque et le couteau qui le tuait brilla au fond de sa gorge.

Agomar retira le couteau et l’enfonça de nouveau, au même endroit, avec une violence féroce. On entendit le craquement sec de l’arcade sourcilière qui cédait de l’intérieur. Les yeux du capitaine s’obscurcirent.

« Très ingénieux, dit l’homme, qui avait assisté avec complaisance à la scène. Tu ne t’embarrasses pas de paroles », ajouta-t-il en riant. Il indiqua le corps inanimé de Leonz sur le sol. « Jette-le parmi les rebelles. Il ira lui aussi nourrir les corbeaux et les vautours… capitaine Agomar. »

Agomar poussa Leonz en contre-bas. Le corps tomba avec un bruit sourd. Et il y eut alors, à côté du corps, un léger mouvement.

Un des hommes assassinés leva la tête vers la montagne et reconnut son chef. « Sois damné, Agomar ! dit-il avec les dernières forces qui lui restaient. Tu mourras comme un chien… »

L’homme et Agomar restèrent à le regarder jusqu’au moment où le brigand mourut, en vomissant un flot épais et sombre.

« Tu ne crois pas aux malédictions, j’espère, dit l’homme en souriant tandis qu’ils montaient à cheval.

— Je me suis damné tout seul, aujourd’hui », répondit Agomar.

Ils avancèrent en silence, longeant le flanc de la montagne.

« Et je le referais, ajouta Agomar peu après.

— Bien. C’est ce que je voulais t’entendre dire, dit l’homme, satisfait. Allons finir notre travail.

— Où ça ? »

L’homme ne répondit pas.

Ils cheminèrent jusqu’au moment où ils furent en vue d’un village qui semblait peint en rouge et noir.

« Dravocnik », dit Agomar, qui connaissait bien l’endroit pour y être né, trente ans plus tôt.

Ils pénétrèrent dans la rue principale. Les maisons étaient recouvertes de la suie noire produite par l’extraction et la combustion de la tourbe, et d’une poussière rouge dense et grasse, venue de la mine d’hématite. Certaines nuits, aujourd’hui encore, Agomar était assailli de violents accès de toux, pour avoir trop respiré cette poussière avant de s’enfuir et de se faire bandit. Rouges et noires les maisons. Rouges et noirs les gens. Seules les dents, celles des hommes et des bêtes, semblaient très blanches, par contraste.

L’homme mena son cheval jusqu’à un couvent qui se dressait juste après la sortie de Dravocnik. Il contourna les épais murs extérieurs pour atteindre une entrée secondaire, qu’à l’évidence il connaissait bien. Descendu de cheval, il frappa à la petite porte. Trois fois. Pause. Trois fois.

Agomar se tenait derrière lui.

La porte s’ouvrit et un gros moine apparut. Dès qu’il reconnut son visiteur, il s’inclina presque jusqu’à terre. « Quel honneur, Votre Seigneurie ! », dit-il. Puis il s’écarta, fit entrer l’homme et Agomar, et les conduisit dans une grande pièce aux murs recouverts d’étagères de sapin cirées.

« Vous êtes satisfait de la potion que je vous ai fournie, Votre Seigneurie ? demanda le frère.

— Oui », répondit simplement l’homme.

Agomar regarda le moine. Cette potion qui avait mis hors de combat les gardes du château de Raühnvahl. Puis son regard se tourna vers l’homme, qu’il examina. Il pouvait sentir chez lui une excitation croissante, dont il ignorait la raison.

« Maintenant, j’ai besoin d’un poison. Puissant et rapide », dit l’homme.

L’autre hésita, puis baissa la tête et se dirigea vers une étagère. « Il vous en faut quelle quantité ?

— Pour une seule personne. »

Le frère choisit un petit flacon de verre épais et sombre. Il le déboucha et s’apprêta à verser un peu de son contenu dans un flacon plus petit encore.

« Non, mets la quantité nécessaire dans cette cruche, dit-il en indiquant une cruche en étain.

— Mais, Votre Seigneurie…, rétorqua le frère, c’est ma cruche, elle contient du cidre que j’étais en train de boire.

— Je sais, dit l’homme. Verses-y ton poison. »

Le frère prit la cruche.

Agomar vit les mains du moine trembler. Et l’homme frémir de plaisir.

Le frère versa la dose de poison dans la cruche.

« Bois maintenant, lui dit l’homme.

— Mais pourquoi, Votre Seigneurie… »

L’homme le fixait sans répondre.

Les yeux du frère s’emplirent de terreur et de larmes pendant qu’il hochait doucement la tête. Sa robe de bure commença à se mouiller sur le devant.

L’homme rit en voyant que le moine se pissait dessus. « Bois, répéta-t-il.

— Non… Votre Seigneurie…

— S’il est aussi rapide et puissant que tu le dis, ça ne prendra qu’un instant. Mais si tu ne bois pas, je te couperai les doigts un par un, puis je te pendrai la tête en bas, comme on fait avec les cochons, et je te saignerai si lentement que tu me supplieras de te donner le poison. Sauf que là, je ne te le donnerai pas. Ta chance, c’est de le boire maintenant. Tu n’en auras pas d’autre.

— Votre Seigneurie…

— Je vais compter jusqu’à cinq », dit l’homme. Sa voix était calme. Son expression impassible. Sur ses lèvres, un sourire froid comme la glace. Mais ses yeux ne riaient pas. « Un… deux… trois…

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