Simenon, Georges - Maigret et le voleur paresseux

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Après enquête, on constatait qu'il n'en était rien, que le jeune Cuendet s'introduisait dans des magasins fermés, dans des dépôts, dans des appartements inoccupés et emportait au petit bonheur ce qui lui tombait sous la main.

À cause de son âge, on l'avait envoyé à la maison de redressement de Vennes, au-dessus de Lausanne, où, parmi les métiers qu'on lui proposait d'apprendre, il avait choisi celui de chaudronnier.

Pendant un an, il avait été un pensionnaire modèle, calme et doux, travailleur, n'enfreignant jamais le règlement.

Puis, soudain, il avait disparu sans laisser de trace et dix ans devaient s'écouler avant que Maigret le retrouve à Paris.

Son premier soin, en quittant la Suisse, où il n'avait jamais remis les pieds, avait été de s'engager dans la Légion étrangère et il avait vécu cinq ans à Sidi-Bel-Abbès et en Indochine.

Le commissaire avait eu l'occasion de prendre connaissance de son dossier militaire et de bavarder avec un de ses chefs.

Là encore, Honoré Cuendet avait été, d'une façon générale, un soldat modèle. Tout au plus lui reprochait-on d'être un solitaire, de n'avoir aucun ami, de ne pas se mêler aux autres, même les soirs de baroud.

— Il était soldat comme d'autres sont ajusteurs ou cordonniers, disait son lieutenant.

Aucune punition en trois ans, Après quoi, sans raison connue, il désertait, pour être retrouvé, quelques jours plus tard, dans un atelier d'Alger où il s'était fait embaucher.

Il ne fournissait pas d'explication de ce départ soudain, qui pouvait lui coûter cher, se contentait de murmurer:

— Je ne pouvais plus.

— Pourquoi ?

— Je ne sais pas.

Grâce à ses trois années de service impeccable, on l'avait traité avec indulgence et, six mois plus tard, il recommençait, se faisait pincer, cette fois, après seulement vingt-quatre heures de liberté, dans un camion de légumes où il s'était caché.

C'était à la Légion qu'on lui avait tatoué un poisson sur le bras gauche, à sa demande, et Maigret avait essayé de comprendre.

— Pourquoi un poisson ? avait-il insisté. Et surtout pourquoi un hippocampe ?

Les légionnaires, d'habitude, ont le goût d'images plus évocatrices.

C'était un homme de vingt-six ans que Maigret avait alors devant lui, les cheveux d'un blond roux, les épaules larges, la taille plutôt petite.

— Vous avez déjà vu des hippocampes ?

— Pas vivants.

— Et des hippocampes morts ?

— J'en ai vu un.

— Où ?

— À Lausanne.

— Chez qui ?

— Dans la chambre d'une femme.

Il fallait lui arracher les mots presque un à un.

— Quelle femme ?

— Une femme chez qui je suis allé.

— Avant d'être enfermé à Vennes ?

— Oui.

— Vous l'avez suivie ?

— Oui.

— Dans la rue ?

— Au bout de la rue Centrale, oui.

— Et, dans sa chambre, il y avait un hippocampe séché ?

— C'est cela. Elle m'a dit que c'était son porte-bonheur.

— Vous avez connu beaucoup d'autres femmes ?

— Pas beaucoup.

Maigret croyait avoir compris.

— Qu'est-ce que vous avez fait lorsque, libéré de la Légion, vous êtes arrivé à Paris ?

— J'ai travaillé.

— Où ?

— Chez un serrurier de la rue de la Roquette.

La police avait vérifié. C'était vrai. Il y avait travaillé deux ans et avait donné toute satisfaction. On se moquait bien de lui parce qu'il n'était pas « causant », mais on le considérait comme un ouvrier modèle.

— À quoi passiez-vous vos soirées ?

— À rien.

— Vous alliez au cinéma ?

— Presque jamais.

— Vous aviez des amis ?

— Non.

— Des amies ?

— Encore moins.

On aurait dit que les femmes lui faisaient peur. Et pourtant, à cause de la première qu'il avait rencontrée, à seize ans, il s'était fait tatouer un hippocampe sur le bras.

L'enquête avait été minutieuse. À cette époque-là, on pouvait fignoler. Maigret n'était encore qu'inspecteur et n'avait guère que trois ans de plus que Cuendet.

Cela s'était passé un peu comme à Lausanne, sauf que, cette fois, il n'y avait pas eu de lettre anonyme.

Un matin, de très bonne heure, vers quatre heures du matin, au fait, comme pour la découverte du corps au bois de Boulogne, un agent en uniforme avait interpellé un homme chargé d'un paquet encombrant. C'était un hasard. Or, un instant, l'homme avait fait mine de fuir.

Dans le paquet, on avait trouvé de la pelleterie et Cuendet avait refusé d'expliquer cet étrange chargement.

— Où alliez-vous avec ça ?

— Je ne sais pas.

— D'où venez-vous ?

— Je n'ai rien à dire.

On avait fini par découvrir que les peaux provenaient de chez un fourreur en chambre de la rue des Francs-Bourgeois.

Cuendet vivait alors dans une maison meublée, rue Saint-Antoine, à cent mètres de la Bastille et, dans sa chambre, comme dans sa mansarde de Lausanne, on avait trouvé un assortiment de marchandises les plus diverses.

— À qui revendiez-vous votre butin ?

— À personne.

Cela paraissait invraisemblable et pourtant il avait été impossible d'établir une connivence entre le Vaudois et les receleurs connus.

Il avait peu d'argent sur lui. Ses dépenses correspondaient avec ce qu'il gagnait chez son patron.

Le cas avait tellement intrigué Maigret qu'il avait obtenu de son chef d'alors, le commissaire Guillaume, que le prisonnier soit examiné par un médecin.

— C'est certainement ce que nous appelons un associal, mais je lui trouve une intelligence plutôt au-dessus de la moyenne et une affectivité normale.

Cuendet avait eu la chance d'être défendu par un jeune avocat qui devait par la suite devenir un des ténors des assises, maître Gambier, et celui-ci avait obtenu pour son client le minimum.

D'abord incarcéré à la Santé, Cuendet avait passé un peu plus d'un an à Fresnes où, une fois de plus, il s'était montré un prisonnier modèle, ce qui lui avait valu une remise de quelques mois de sa peine.

Son père était mort, entre-temps, écrasé par une auto un samedi soir qu'il rentrait chez lui, ivre mort, sur un vélo non éclairé.

Honoré avait fait venir sa mère de Sénarclens et cette femme, qui n'avait connu que la campagne la plus paisible d'Europe, s'était trouvée transplantée dans la cohue grouillante de la rue Mouffetard.

N'était-elle pas une sorte de phénomène, elle aussi ? Au lieu de s'effrayer et de prendre la grande ville en grippe, elle s'était si bien incrustée dans son quartier, dans sa rue, qu'elle en était devenue un des personnages les plus populaires.

Elle s'appelait Justine et, d'un bout à l'autre de la rue Mouffetard, tout le monde connaissait maintenant la vieille Justine au parler lent et aux yeux malicieux.

Que son fils ait fait de la prison ne la gênait point.

— Chacun ses goûts et ses opinions, disait-elle.

Deux fois encore, Maigret s'était occupé d'Honoré Cuendet, la seconde à la suite d'un important vol de bijoux rue de la Pompe, à Passy.

Le cambriolage avait eu lieu dans un appartement luxueux où, en plus des maîtres, vivaient trois domestiques. Les bijoux avaient été déposés, le soir, sur une coiffeuse, dans le boudoir attenant à la chambre à coucher dont la porte était restée ouverte toute la nuit.

Ni monsieur ni madame D..., qui avaient dormi dans leur lit, n'avaient rien entendu. La femme de chambre, qui couchait au même étage, était sûre d'avoir fermé la porte à clé et de l'avoir trouvée, le matin, fermée de la même façon. Aucune trace d'effraction. Aucune empreinte.

Comme l'appartement se trouvait au troisième étage, il n'était pas question d'escalade. Pas de balcon, non plus, permettant d'atteindre le boudoir par un appartement voisin.

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