Simenon, Georges - Maigret et le voleur paresseux
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— Je n'en avais pas besoin.
— Il vous en donnait donc suffisamment avant de partir ?
— Sans compter que j'ai un compte chez le boucher, chez l'épicier, que je peux acheter à crédit chez n'importe quel commerçant du quartier et même aux petites charrettes. Tout le monde, dans la rue, connaît la vieille Justine.
— Il ne vous a jamais envoyé de mandat ?
— Je ne sais pas comment j'aurais fait pour le toucher.
— Écoutez, madame Cuendet...
— J'aime encore mieux que vous disiez Justine...
Elle était toujours debout et remettait un peu d'eau chaude dans son ragoût, reposait le couvercle en laissant une légère ouverture pour la vapeur.
— Je ne peux plus lui causer d'ennuis et je n'ai aucune intention de vous en causer à vous. Ce que je cherche, c'est à retrouver ceux qui l'ont tué.
— Quand est-ce que je pourrai le voir ?
— Cet après-midi, sans doute. Un inspecteur viendra vous chercher.
— Et on me le rendra ?
— Je pense que oui. Pour retrouver son ou ses assassins, j'ai besoin de comprendre certaines choses.
— Qu'est-ce que vous voulez comprendre ?
Elle se méfiait encore, en paysanne qu'elle était restée, en vieille femme à peu près illettrée qui flaire partout des pièges. C'était plus fort qu'elle.
— Votre fils vous quittait plusieurs fois par an, restait absent pendant plusieurs semaines...
— Quelquefois trois semaines, quelquefois deux mois.
— Comment était-il à son retour ?
— Comme un homme satisfait de retrouver ses pantoufles au coin du feu.
— Vous avertissait-il de ses départs ou quittait-il la maison sans rien dire ?
— Qui est-ce qui aurait préparé sa valise ?
— Donc, il vous en parlait. Il emportait des vêtements de rechange, du linge...
— Il emportait tout ce qu'il faut.
— Il avait plusieurs costumes ?
— Quatre ou cinq. Il aimait être bien habillé.
— Avez-vous l'impression qu'à son retour il cachait quelque chose dans l'appartement ?
— Ce ne serait pas facile de trouver une cachette dans les quatre pièces. D'ailleurs, vous les avez fouillées, et pas seulement une fois. Je me souviens que vos hommes ont fouiné partout et qu'ils ont même démonté des meubles. Ils sont allés dans la cave, qui est pourtant commune à tous les locataires, et dans le coin de grenier auquel nous avons droit.
C'était vrai. On n'avait rien trouvé.
— Votre fils n'a pas de compte en banque, nous nous en sommes assurés, ni de carnet de caisse d'épargne. Or, il fallait bien qu'il dépose son argent quelque part. Savez-vous s'il lui arrivait de se rendre à l'étranger, en Belgique, par exemple, ou en Suisse, en Espagne ?
— En Suisse, il se serait fait arrêter.
— C'est exact.
— Il ne m'a jamais parlé des autres pays que vous dites.
On avait plusieurs fois alerté les frontières. Pendant des années, la photographie d'Honoré Cuendet avait figuré parmi celle des personnes à surveiller dans les gares et aux différentes sorties du pays.
Maigret pensait à voix haute.
— Il a dû forcément, revendre des bijoux, des objets. Il ne s'est pas adressé à des receleurs professionnels. Et, comme il dépensait peu, il avait forcément quelque part une somme importante.
Il regardait la vieille avec plus d'attention.
— S'il ne vous remettait l'argent du ménage qu'au fur et à mesure, qu'est-ce que vous allez devenir ?
Cette idée la frappa et elle tressaillit. Il vit une inquiétude passer dans ses yeux.
— Je n'ai pas peur, n'en répondit-elle pas moins avec fierté. Honoré est un bon fils.
Elle ne disait pas « était », cette fois. Et elle continuait, comme s'il était toujours en vie :
— Je suis sûre qu'il ne me laissera pas sans rien.
Il enchaîna :
— Il n'a pas été tué par un rôdeur. Il ne s'agit pas d'un crime crapuleux. Il n'a pas non plus été abattu par un complice.
Elle ne lui demandait pas pourquoi et il ne le lui expliquait pas. Un rôdeur n'aurait eu aucune raison de défigurer le cadavre en s'acharnant sur le visage et en vidant les poches des moindres objets, y compris les papiers sans valeur, la pipe, les allumettes.
Un complice ne l'aurait pas fait non plus, sachant que Cuendet avait fait de la prison et serait par conséquent identifié par ses empreintes digitales.
— Celui qui l'a tué ne le connaissait pas. Pourtant, il avait une raison importante de le supprimer. Vous comprenez ?
— Qu'est-ce que je dois comprendre ?
— Que, quand nous saurons quel coup Honoré préparait, dans quelle maison, dans quel appartement il s'est introduit, nous serons bien près de connaître son assassin.
— Cela ne le fera pas revivre.
— Vous permettez que je jette un coup d'œil dans sa chambre ?
— Je ne peux pas vous en empêcher.
— Je préfère que vous y veniez avec moi.
Elle le suivait, haussant ses maigres épaules, balançant ses hanches presque monstrueuses et le petit chien roux marchait sur leurs talons, prêt à gronder à nouveau.
La salle à manger était neutre, sans vie, presque sans odeur. Une courtepointe très blanche recouvrait le lit de fer de la vieille et la chambre d'Honoré, mal éclairée par la fenêtre donnant sur la cour, prenait déjà un aspect mortuaire.
Maigret ouvrait la porte d'une armoire à glace, trouvait trois complets qui pendaient à des cintres, deux gris et un bleu marine, des souliers rangés dans le fond et, sur une tablette, des chemises sur lesquelles était posé un bouquet de lavande séchée.
Des livres, sur une étagère : un exemplaire rouge du Code pénal, tout usé, qui avait dû être acheté sur les quais ou chez un bouquiniste du boulevard Saint-Michel ; quelques romans datant du début du siècle, plus un Zola et un Tolstoï ; un plan de Paris qu'on avait dû souvent consulter...
Dans un coin, sur une console à deux étages, des magazines dont les titres firent froncer les sourcils du commissaire. Ils ne cadraient pas avec le reste. C'étaient des magazines épais, luxueux, sur papier couché, qui publiaient des photographies en couleur des plus beaux châteaux de France et des intérieurs somptueux de Paris.
Il en feuilleta quelques-uns, espérant y trouver des notes, des coups de crayon.
À Lausanne, le jeune Cuendet, apprenti serrurier, vivant dans un galetas, s'appropriait tout ce qui lui tombait sous la main, y compris des objets sans valeur.
Plus tard, rue Saint-Antoine, il devait montrer un peu plus de discernement, mais il ne cambriolait encore, au petit bonheur, que les boutiques et les appartements du quartier.
Il allait gravir un nouvel échelon, s'en prendre à des maisons bourgeoises où il trouvait à la fois de l'argent et des bijoux.
Il en était arrivé, enfin, patiemment, aux beaux quartiers. La vieille, tout à l'heure, sans le vouloir, avait prononcé une phrase importante. Elle avait parlé des quatre ou cinq journaux que son fils lisait chaque jour.
Maigret aurait parié que ce n'étaient pas les faits divers qu'il y cherchait, moins encore les nouvelles politiques, mais les rubriques mondaines, mariages, comptes rendus de réceptions, de répétitions générales.
N'y décrivait-on pas les bijoux des femmes en vue ?
Les magazines que Maigret avait sous les yeux apportaient à Honoré des renseignements aussi précieux : non seulement la description minutieuse des hôtels particuliers et des appartements, mais encore des photographies des différentes pièces.
Assis au coin du feu, le Vaudois méditait, pesait le pour et le contre, faisait son choix.
Puis il allait rôder dans le quartier, louait une chambre dans un hôtel ou, s'il s'en trouvait une de libre, dans une maison particulière, comme ça avait été le cas rue de la Pompe.
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