Simenon, Georges - Maigret et le voleur paresseux

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— Oui, Ils sont partis il y a une heure.

— Le médecin légiste est venu sur place ?

— Oui. Le nouveau.

Car il y avait un nouveau médecin légiste aussi. Le vieux docteur Paul, qui pratiquait encore des autopsies à soixante-seize ans, était mort et avait été remplacé par un certain Lamalle.

— Qu'est-ce qu'il dit ?

— Comme son confrère. L'homme n'a pas été tué sur place. Il n'y a pas de doute qu'il y ait eu une forte hémorragie. Les derniers coups au visage ont été portés alors que la victime était morte.

— On l'a déshabillé ?

— En partie.

— Tu n'as pas remarqué un tatouage au bras gauche ?

— Comment le savez-vous ?

— Un poisson ?... Une sorte d'hippocampe ?

— Oui...

— On a relevé les empreintes digitales ?

— À l'heure qu'il est, on s'en occupe aux Fichiers.

— Le corps est à l'institut médico-légal ?

— Oui... Vous savez... J'étais très ennuyé, tout à l'heure... Je le suis encore. Mais je n'ai pas osé...

— Tu peux déjà écrire dans ton rapport que, selon toutes probabilités, la victime est un certain Honoré Cuendet, d'origine suisse, un Vaudois qui a passé jadis cinq ans dans la Légion Etrangère...

— Le nom me dit quelque chose... Vous savez où il habitait ?

— Non. Mais je sais où sa mère habite, si elle vit encore. Je préférerais être le premier à lui parler.

Ils le sauront.

— Cela m'est égal. Note toujours l'adresse, mais n'y va pas avant que je te fasse signe. C'est rue Mouffetard. Je ne connais pas le numéro. Elle occupe un entresol au-dessus d'une boulangerie, presque au coin de la rue Saint-Médard.

— Je vous remercie.

— De rien. Tu restes au bureau ?

— J'en ai bien pour deux ou trois heures à rédiger ce sacré rapport.

Maigret ne s'était pas trompé et il en ressentait une certaine satisfaction en même temps qu'une pointe de tristesse. Il sortit de son bureau, gravit un escalier, entra au service des fiches où travaillaient des hommes en blouse grise.

— Qui s'occupe des empreintes du mort du bois de Boulogne ?

— Moi, monsieur le commissaire.

— Tu as trouvé ?

— À l'instant.

— Cuendet ?

— Oui.

— Je te remercie.

Presque guilleret, maintenant, il franchissait d'autres couloirs et atteignait les combles du Palais de Justice. Dans les locaux de l'Identité Judiciaire, il retrouvait son vieil ami Moers penché, lui aussi, sur des papiers. On n'avait jamais accumulé autant de paperasses que depuis six mois. Jadis, certes, le travail administratif était assez important, mais Maigret avait calculé que, depuis peu, il prenait à peu près quatre-vingts pour cent du temps des policiers de tous les services.

— On t'a apporté les vêtements ?

— Le type du bois de Boulogne ?

— Oui.

Moers désignait deux de ses collaborateurs qui agitaient de grands sacs de papier dans lesquels les vêtements du mort avaient été enfermés. C'était la routine, la première opération technique. Il s'agissait de recueillir les poussières de toutes sortes et de les analyser ensuite, ce qui apportait parfois des indications précieuses, sur la profession d'un inconnu, par exemple, ou sur l'endroit où il avait l'habitude de vivre, parfois sur le lieu où le crime avait été réellement commis.

— Les poches ?

— Rien. Pas de montre, de portefeuille, de clés. Pas même un mouchoir. Ce qu'on appelle rien.

— Et les marques sur le linge et les vêtements ?

— Elles n'ont été ni arrachées, ni décousues. J'ai noté le nom du tailleur. Vous le voulez ?

— Pas maintenant. L'homme est identifié.

— Qui est-ce ?

— Une vieille connaissance à moi, un certain Cuendet.

— Un malfaiteur ?

— Un homme tranquille, le plus tranquille, sans doute, des cambrioleurs.

— Vous croyez que c'est un complice qui a fait le coup ?

— Cuendet n'a jamais eu de complices.

— Pourquoi a-t-il été tué ?

— C'est bien ce que je me demande.

Ici aussi, on travaillait à la lumière artificielle, comme, aujourd'hui, dans la plupart des bureaux de Paris. Le ciel était couleur d'acier et, dans les rues, la chaussée si noire qu'elle semblait couverte d'une couche de glace.

Les gens marchaient vite, collés aux maisons, le visage précédé d'un petit nuage de vapeur.

Maigret retrouvait ses inspecteurs. Deux ou trois téléphonaient ; la plupart écrivaient, eux aussi.

— Rien de neuf, Lucas ?

— On cherche toujours le vieux Fernand. Quelqu'un croit l'avoir aperçu à Paris il y a trois semaines, mais ne peut rien affirmer.

Un cheval de retour. Dix ans plus tôt, ce Fernand, dont on n'avait jamais connu l'identité exacte, faisait partie d'une bande qui avait commis, en quelques mois, un nombre impressionnant de hold-up.

On avait arrêté la bande entière et le procès avait duré près de deux ans. Le chef était mort en prison, de tuberculose. Quelques complices restaient sous les verrous, mais on en arrivait à la période où, par le jeu des remises de peine, on les relâchait l'un après l'autre.

Maigret n'en avait pas parlé tout à l'heure au substitut affolé par la « recrudescence de criminalité ». Il avait son idée. Certains détails des récents hold-up lui faisaient croire que des anciens étaient dans le coup, avaient sans doute reformé une nouvelle bande.

Il suffirait d'en retrouver un. Et, pour cela, tous les hommes disponibles travaillaient patiemment depuis près de trois mois.

Les recherches avaient fini par se concentrer sur Fernand. Il y avait un an qu'il avait été remis en liberté et, depuis six mois, on avait perdu sa trace.

— Sa femme ?

— Elle jure toujours qu'elle ne l'a pas revu. Les voisins confirment ses dires. Personne n'a aperçu Fernand dans le quartier.

— Continuez, mes enfants... Si on me demande... Si quelqu'un du Parquet me demande...

Il hésitait.

— Dites que je suis allé prendre un verre. Dites n'importe quoi...

On n'allait quand même pas l'empêcher de s'occuper d'un homme qu'il connaissait depuis trente ans et qui était presque un ami.

Chapitre 2

C'était rare qu'il parle de son métier, encore plus rare qu'il émette une opinion sur les hommes et leurs institutions. Il se méfiait des idées, toujours trop précises pour coller à la réalité qui, il le savait par expérience, est tellement fluide.

Avec son ami Pardon seulement, le docteur de la rue Popincourt, il lui arrivait, après dîner, de grommeler ce qui pouvait passer à la rigueur pour des confidences.

Quelques semaines plus tôt, justement, il s'était laissé aller à parler avec une certaine amertume.

— Les gens se figurent, Pardon, que nous sommes là pour découvrir les criminels et obtenir leurs aveux. C'est encore une de ces idées fausses comme il y en a tant en circulation et auxquelles on s'habitue si bien que personne ne songe à vérifier. En réalité, notre rôle principal est de protéger l'État, d'abord, le gouvernement, quel qu'il soit, les institutions, ensuite la monnaie et les biens publics, ceux des particuliers et enfin, tout à la fin, la vie des individus...

« Avez-vous eu la curiosité de feuilleter le Code pénal ? Il faut arriver à la page 177 pour y trouver des textes visant les crimes contre les personnes. Un jour, je ferai le compte exact, plus tard, quand je serai à la retraite. Mettons que les trois quarts du Code, sinon les quatre cinquièmes, s'occupent des biens meubles et immeubles, de la fausse monnaie, des faux en écritures publiques ou privées, des captations d'héritages, etc., etc., bref, de tout ce qui se rapporte à l'argent... À tel titre que l'article 274, sur la mendicité sur la voie publique, passe avant l'article 295, lequel vise l'homicide volontaire... »

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