Paul Féval - Les belles-de-nuit; ou, les anges de la famille. tome 1

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Les belles-de-nuit; ou, les anges de la famille. tome 1: краткое содержание, описание и аннотация

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– Ah! dit l'Américain, comme s'il eût été initié déjà en partie aux secrets de cette famille dont un chiffon de papier lui avait révélé l'existence par hasard, on parle encore de l'aîné?

– On en parlera toujours, répliqua l'aubergiste avec lenteur et d'un accent de tristesse.

– Et cependant, reprit Robert, il y a longtemps déjà qu'il est parti!..

– Voilà bientôt quinze ans… Mais qu'importent les années quand on a laissé un bon souvenir au fond de tous les cœurs?

Robert croisa ses mains sur ses genoux et hocha la tête d'un air attendri.

– Pauvre cher Penhoël!.. murmura-t-il.

Le bonhomme Géraud, qui s'était incliné tout pensif, se redressa vivement et jeta sur Robert un regard étonné.

Sa surprise n'était pas plus grande que celle de Blaise, qui suivait cette scène avec la curiosité d'un amateur de spectacle, savourant les péripéties imprévues d'une première représentation.

Il connaissait le but de Robert, et, depuis l'arrivée de l'aubergiste, il devinait peu à peu la route que son compagnon voulait prendre; mais comme il eût été incapable lui-même de suivre sans broncher cette voie difficile et périlleuse, chaque pas fait en avant lui était un sujet d'admiration.

Robert grandissait à ses yeux et prenait pour lui, depuis quelques minutes, des proportions héroïques.

Il attendait, dissimulant de son mieux sa surprise et gardant l'air indifférent qui convenait à son rôle.

– Ce sont de bonnes paroles que vous venez de prononcer, M. Géraud, poursuivait cependant Robert; je ne peux pas vous dire combien elles m'ont réjoui l'âme!.. Ah! si le pauvre Penhoël était seulement là pour les entendre!..

L'honnête figure de l'aubergiste devenait toute pâle d'émotion.

– De quel Penhoël parlez-vous donc, monsieur?.. murmura-t-il d'une voix tremblante.

– De celui qui est bien loin de la Bretagne, à cette heure.

– De l'aîné? reprit le père Géraud, dont la voix trembla davantage; de M. Louis?.. il n'est donc pas mort?..

L'Américain eut un gros rire joyeux et franc.

– Pas que je sache, répliqua-t-il.

– Et vous le connaissez?

– Mon digne M. Géraud, repartit Robert en clignant de l'œil, pourquoi toutes ces questions?.. Depuis deux minutes, vous avez deviné que je vais au château de la part du pauvre Louis de Penhoël.

Blaise se mit à tisonner le feu pour dissimuler son enthousiasme.

Une larme roula sur la joue du père Géraud.

III

L'ABSENT

Robert dit l'Américain, M. de Blois, était un de ces fils du hasard qui naissent on ne sait où et ne tiennent à rien sur la terre. Était-il Français d'origine ou étranger? Personne n'aurait pu le dire. Son accent était celui des Parisiens de Paris; mais Paris, tout grand qu'il est, ne peut accepter la paternité des aventuriers innombrables qui s'y arrangent une patrie. Ils viennent là, de près, de loin, de partout, attirés par un irrésistible instinct. Puis, de ce centre héroïque où le talent et l'audace sont dans l'atmosphère, où les expédients se respirent, où chacun peut devenir valet de comédie rien qu'à laisser ses pores absorber le vent d'intrigue, on s'élance, armé de toutes pièces, à la conquête de l'innocente province.

Car pour briller à Paris même, il faut être de première force.

Robert de Blois avait son mérite, mais il n'était point pourtant un de ces étincelants sujets qui éblouissent de temps en temps la capitale, et qui portent au bagne de grosses épaulettes avec des titres de duc. Il y a des degrés dans la profession. Robert ne pouvait guère prétendre qu'à la bonne bourgeoisie dans la hiérarchie aigrefine.

Ce n'est pas qu'il fût dépourvu de qualités très-éminentes; seulement il n'était pas complet.

Pour faire en quelque mot son bilan moral, il avait, à son actif, une sécheresse de cœur extrêmement désirable, un grand tact et beaucoup de cette adresse crochue qui sait harponner un secret au fond de l'âme la mieux close. Il avait, en outre, du sang-froid, de l'esprit et de l'élégance. A son passif, il faut placer en première ligne une irrésolution native qui ne se guérissait qu'en face des situations extrêmes. Robert était excellent pour entamer une guerre désespérée; au moment où il fallait choisir entre la mort ou la victoire, la faim lui donnait du génie.

Mais dès qu'il avait quelque chose à perdre, son audace se changeait en mollesse. Il s'arrêtait à moitié chemin par une trop grande frayeur de se voir enlever le bénéfice déjà conquis.

Retombait-il tout en bas de sa misère, il redevenait homme. Son esprit subtil s'aiguisait, ses idées bouillonnaient de nouveau dans sa tête, et gare aux écus mal gardés!

En somme, c'était un aventurier d'ordre évidemment secondaire, mais dangereux outre mesure, et capable d'atteindre, à ses heures, l'habileté suprême du genre.

Il avait déjà dix ans de service, ayant pris de l'emploi dans quelque pendable troupe dès le commencement de sa quinzième année.

Depuis lors, Dieu sait qu'il avait travaillé tantôt soldat, tantôt capitaine, tantôt pauvre, tantôt riche, exploitant parfois l'intrigue de haute comédie, parfois descendant aux tours de l'escroquerie vulgaire, et risquant sa liberté pour quelques francs.

Il se formait, cependant, et prenait des idées rassises. Son but était de voler assez pour jouer à l'honnête homme dans un bon château lui appartenant, avec une femme aimable et bien apparentée.

Car Robert détestait le petit monde.

Blaise et lui s'étaient accolés ensemble à Paris, par suite de relations communes avec un recéleur du nom de Bibandier qui, peu de temps auparavant, était allé au bagne de Brest expier son obligeance. Blaise était un coquin à la douzaine, moins endurci que Robert peut-être, moins peureux de nature, mais n'ayant pas non plus ce courage factice et à l'épreuve que l'Américain s'était donné par la force seule de sa volonté.

Ils avaient gagné tous les deux leurs surnoms à la bataille, comme Scipion l'Africain et le grand Fabius. Tous les deux avaient, sinon inventé, du moins perfectionné notablement des genres de vol qui sont tombés, de nos jours, à la portée de tout le monde. Pour comprendre le sens spécial de ces deux sobriquets, l'Américain et l'Endormeur , il suffit d'avoir lu la Gazette des Tribunaux trois fois en sa vie.

Quant à Lola, Robert l'avait prise sur une corde roide où elle dansait pour ne pas être battue. Elle avait dix-huit ans.

Personne n'avait pris souci de lui dire jamais: «Ceci est bien, cela est mal.»

Il eût été difficile de savoir ce qu'il y avait au fond du cœur de cette pauvre belle fille. A contempler son front de marbre et la hardiesse froide de ses grands yeux noirs, où s'allumait parfois une volupté de commande, lascive et à la fois glacée, on eût dit que, derrière tant de beauté, Dieu avait oublié de mettre une âme…

Aujourd'hui Robert était en une heure de vaillance. Sa poche vide et la famine menaçante le poussaient. Mais la lutte s'annonçait rude, et Robert ne se souvenait point d'en avoir affronté jamais de plus malaisée. En ce moment, ses manières libres et sa physionomie sereine cachaient le plus énergique effort qu'il eût fait peut-être de sa vie.

C'était un travail de tous les instants, un sourd combat sans trêve ni relâche. Il était là, guettant, derrière son sourire, chaque parole du bon aubergiste, interprétant chaque geste et prodiguant son adresse consommée à se faire un levier de la moindre circonstance.

On ne peut dire qu'il eût agi dès l'abord sans réflexion. Tout ce qu'il avait osé était le résultat d'un calcul; mais il est certain que sa position extrême l'avait jeté, trop brusquement, à son gré, dans cette périlleuse épreuve.

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