Comtesse de - Les petites filles modèles (Texte intégral)

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Les petites filles modèles relate l'histoire d'une famille heureuse et épanouie. La mère de famille se nomme Madame de Fleurville. Elle est veuve de guerre depuis six ans et élève ses deux filles prénommées Camille et Madeleine. Un jour, aux abords du mur entourant le château, un carrosse se renverse avec deux personnes à son bord. Il s'agit de Madame de Rosbourg et de sa jeune enfant, Marguerite. Elles n'ont plus de nouvelles du père de famille qui est un capitaine de frégate disparu en mer depuis peu dans l'Atlantique.
Ségur s'intéresse surtout aux enfants, de façon très analytique. À travers différentes aventures, les fillettes apprennent à distinguer le bien du mal, surtout Marguerite de Rosbourg, la plus jeune, vive et franche du groupe. Bien qu'étant pleine de bonnes intentions, elle a encore beaucoup de chemin à faire pour égaler Camille et Madeleine, présentées comme des modèles de droiture et de dignité.

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CAMILLE. – Comment ! maman, elles resteront toujours avec nous ?

MADAME DE FLEURVILLE. – Oui, toujours, ma fille, Mme de Rosbourg me l’a promis.

– Oh ! quel bonheur ! dirent les trois enfants à la fois. Marguerite courut embrasser Mme de Fleurville, qui, après lui avoir rendu ses caresses, dit à Camille et à Madeleine : « Mes chères enfants, si vous voulez me rendre toujours heureuse comme vous l’avez fait jusqu’ici, il faut redoubler encore d’application au travail, d’obéissance à mes ordres et de complaisance entre vous. Marguerite est plus jeune que vous. C’est vous qui serez chargées de son éducation, sous la direction de sa maman et de moi. Pour la rendre bonne et sage, il faut lui donner toujours de bons conseils et surtout de bons exemples. »

CAMILLE. – Oh ! ma chère maman, soyez tranquille ; nous élèverons Marguerite aussi bien que vous nous élevez. Je lui montrerai à lire, à écrire ; et Madeleine lui apprendra à travailler, à tout ranger, à tout mettre en ordre ; n’est-ce pas, Madeleine ?

MADELEINE. – Oui, certainement ; d’ailleurs elle est si gentille, si douce, qu’elle ne nous donnera pas beaucoup de peine.

– Je serai toujours bien sage, reprit Marguerite en embrassant tantôt Camille, tantôt Madeleine. Je vous écouterai, et je chercherai toujours à vous faire plaisir.

CAMILLE. – Eh bien, ma petite Marguerite, puisque tu veux être bien sage, fais-moi l’amitié d’aller te promener pendant une heure, comme je te l’ai déjà dit. Depuis que nous avons commencé nos leçons, tu n’es pas sortie ; si tu restes toujours assise, tu perdras tes couleurs et tu deviendras malade.

MARGUERITE. – Oh ! Camille, je t’en prie, laisse-moi avec toi ! Je t’aime tant !

Camille allait céder, mais Madeleine pressentit la faiblesse de sa sœur : elle prévit tout de suite qu’en cédant une fois à Marguerite il faudrait lui céder toujours et qu’elle finirait par ne faire jamais que ses volontés. Elle prit donc Marguerite par la main, et, ouvrant la porte, elle lui dit :

« Ma chère Marguerite, Camille t’a déjà dit deux fois d’aller te promener, tu demandes toujours à rester encore un instant. Camille a la bonté de t’écouter ; mais cette fois nous voulons que tu sortes. Ainsi, pour être sage, comme tu nous le promettais tout à l’heure, il faut te montrer obéissante. Va, ma petite ; dans une heure tu reviendras. »

Marguerite regarda Camille d’un air suppliant ; mais Camille, qui sentait bien que sa sœur avait raison, n’osa pas lever les yeux, de crainte de se laisser attendrir. Marguerite, voyant qu’il fallait se soumettre, sortit lentement et descendit dans le jardin.

Mme de Fleurville avait écouté, sans mot dire, cette petite scène ; elle s’approcha de Madeleine et l’embrassa tendrement. « Bien ! Madeleine, lui dit-elle. Et toi, Camille, courage ; fais comme ta sœur. » Puis elle sortit.

V. Les fleurs cueillies et remplacées.

« Mon Dieu ! mon Dieu ! que je m’ennuie toute seule ! pensa Marguerite après avoir marché un quart d’heure. Pourquoi donc Madeleine m’a-t-elle forcée de sortir ?… Camille voulait bien me garder, je l’ai bien vu !… Quand je suis seule avec Camille, elle me laisse faire tout ce que je veux… Comme je l’aime, Camille !… J’aime beaucoup Madeleine aussi ; mais… je m’amuse davantage avec Camille. Qu’est-ce que je vais faire pour m’amuser ?… Ah ! j’ai une bonne idée : je vais nettoyer et balayer leur petit jardin. »

Elle courut vers le jardin de Camille et de Madeleine, le nettoya, balaya les feuilles tombées, et se mit ensuite à examiner toutes les fleurs. Tout à coup l’idée lui vint de cueillir un beau bouquet pour Camille et pour Madeleine.

« Comme elles seront contentes ! se dit-elle. Je vais prendre toutes les fleurs, j’en ferai un magnifique bouquet : elles le mettront dans leur chambre, qui sentira bien bon ! »

Voilà Marguerite enchantée de son idée ; elle cueille œillets, giroflées, marguerites, roses, dahlias, réséda, jasmin, enfin tout ce qui se trouvait dans le jardin. Elle jetait les fleurs à mesure dans son tablier dont elle avait relevé les coins, les entassait tant qu’elle pouvait et ne leur laissait presque pas de queue.

Quand elle eut tout cueilli, elle courut à la maison, entra précipitamment dans la chambre où travaillaient encore Camille et Madeleine, et, courant à elles d’un air radieux :

« Tenez, Camille, tenez, Madeleine, regardez ce que je vous apporte, comme c’est beau ! »

Et, ouvrant son tablier, elle leur fit voir toutes ces fleurs fripées, fanées, écrasées.

« J’ai cueilli tout cela pour vous, leur dit-elle : nous les mettrons dans notre chambre, pour qu’elle sente bon ! »

Camille et Madeleine se regardèrent en souriant. La gaieté les gagna à la vue de ces paquets de fleurs flétries et de l’air triomphant de Marguerite ; enfin elles se mirent à rire aux éclats en voyant la figure rouge, déconcertée et mortifiée de Marguerite. La pauvre petite avait laissé tomber les fleurs par terre ; elle restait immobile, la bouche ouverte, et regardait rire Camille et Madeleine.

Enfin Camille put parler.

« Où as-tu cueilli ces belles fleurs, Marguerite ?

– Dans votre jardin.

– Dans notre jardin ! s’écrièrent à la fois les deux sœurs, qui n’avaient plus envie de rire. Comment ! tout cela dans notre jardin ?

– Tout, tout, même les boutons. » Camille et Madeleine se regardèrent d’un air consterné et douloureux. Marguerite, sans le vouloir, leur causait un grand chagrin. Elles réservaient toutes ces fleurs pour offrir un bouquet à leur maman le jour de sa fête, qui avait lieu le surlendemain, et voilà qu’il n’en restait plus une seule ! Pourtant ni l’une ni l’autre n’eurent le courage de gronder la pauvre Marguerite, qui arrivait si joyeuse et qui avait cru leur causer une si agréable surprise. Marguerite, étonnée de ne pas recevoir les remerciements et les baisers auxquels elle s’attendait, regarda attentivement les deux sœurs, et, lisant leur chagrin sur leurs figures consternées, elle comprit vaguement qu’elle avait fait quelque chose de mal, et se mit à pleurer.

Madeleine rompit enfin le silence.

« Ma petite Marguerite, nous t’avons dit bien des fois de ne toucher à rien sans en demander la permission. Tu as cueilli nos fleurs et tu nous as fait de la peine. Nous voulions donner après-demain à maman, pour sa fête, un beau bouquet de fleurs plantées et arrosées par nous. Maintenant, par ta faute, nous n’avons plus rien à lui donner. »

Les pleurs de Marguerite redoublèrent. « Nous ne te grondons pas, reprit Camille, parce que nous savons que tu ne l’as pas fait par méchanceté ; mais tu vois comme c’est vilain de ne pas nous écouter. » Marguerite sanglotait.

« Console-toi, ma petite Marguerite, dit Madeleine en l’embrassant ; tu vois bien que nous ne sommes pas fâchées contre toi.

– Parce que… vous… êtes… trop bonnes, … dit Marguerite, qui suffoquait ; mais… vous… êtes… tristes… Cela… me… fait de la… peine… Pardon… pardon, … Camille… Madeleine… Je ne… le… ferai plus… bien sûr. »

Camille et Madeleine, touchées du chagrin de Marguerite, l’embrassèrent et la consolèrent de leur mieux. À ce moment, Mme de Rosbourg entra ; elle s’arrêta, étonnée en voyant les yeux rouges et la figure gonflée de sa fille.

« Marguerite ! qu’as-tu, mon enfant ? Serais-tu méchante, par hasard ?

– Oh non ! madame, répondit Madeleine ; nous la consolons. »

MADAME DE ROSBOURG. – De quoi la consolez-vous, chères petites ?

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