Dante Alighieri - La Divine Comédie Tome II - Le Purgatoire

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La Divine Comédie Tome II: Le Purgatoire: краткое содержание, описание и аннотация

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Oeuvre fondatrice de la poésie italienne, épopée poétique et métaphysique, ce voyage initiatique menant à la clarté divine, s'ouvre sur la traversée des neuf cercles de l'Enfer, sondant à la fois la symbolique chrétienne et les recoins les plus funestes de l'âme humaine.

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Nous montions près de là, lorsque nous entendîmes

derrière nous sa voix qui chantait: «Beati

miséricordes» et: «Réjouis-toi, vainqueur!» [165]

Mon maître et moi, tout seuls, nous cheminions ensemble

vers le haut; je pensai, pendant que nous marchions,

tirer quelque profit de ses enseignements.

Je me retournai donc vers lui, pour demander:

«Maître, qu’entendait-il, cet esprit de Romagne,

en parlant de tenir les autres à l’écart?» [166]

«Il connaît maintenant, me dit-il, le dommage

de sa plus grave erreur; ne t’étonne donc pas,

s’il la reprend ainsi, pour qu’on en souffre moins.

Comme tous vos désirs convergent d’habitude

vers ce qui s’amoindrit, s’il le faut partager,

l’envie en naît, ouvrant la vanne à vos soupirs.

Cependant, si l’amour de la suprême sphère

par contre dirigeait vos regards vers le haut,

votre cœur se verrait délivré de ces craintes,

car là-haut, plus on est nombreux à dire «notre»,

plus s’accroît de chacun pris à part la richesse,

et plus brûle d’amour le céleste troupeau.»

«Je suis, lui dis-je alors, plus loin d’avoir compris,

que si j’avais choisi de ne rien demander:

un autre doute vient assaillir mon esprit.

Car comment se peut-il qu’un bien que l’on partage

entre plusieurs arrive à faire plus de riches

que s’il était gardé par un plus petit nombre?»

Il répondit alors: «Si tu ne considères

avec l’œil de l’esprit que les choses terrestres,

tu ne fais que changer la lumière en ténèbres.

Ce grand bien infini que l’on ne saurait dire

et qui règne là-haut, va rencontrer l’amour

tout comme le rayon s’unit aux corps brillants.

Et de lui-même il rend la même ardeur qu’il trouve,

et cela fait que plus s’accroît la charité,

plus augmente et s’accroît l’éternelle Vertu,

plus on trouve d’esprits là-haut pour bien s’aimer,

plus on trouve d’objets pour l’amour, plus on s’aime,

et l’un le rend à l’autre, à l’instar du miroir.

Si ces raisonnements n’enlèvent pas ta soif,

tu verras Béatrice, elle saura bien mieux

contenter cette envie et n’importe quelle autre.

Applique-toi, pour toi, pour que s’effacent vite,

comme les deux l’ont fait, tes cinq autres blessures,

qui ne se fermeront qu’à force de souffrir.»

Avant de prononcer: «Tu m’as ôté d’un doute»,

je vis que nous étions sur un nouveau palier [167],

et le soin de tout voir me fit fermer la bouche.

J’aurais dit que j’étais tout à coup transporté

parmi les visions qui peuplent une extase;

je crus apercevoir un temple plein de monde

et je vis sur le seuil une femme, disant

avec cette douceur qu’ont les mères: «Mon fils,

pourquoi donc avec nous t’es-tu conduit ainsi?

Tu vois, ton père et moi, nous te cherchons partout,

le cœur en peine.» [168]Et puis, comme elle se taisait,

ce que j’avais cru voir s’était évanoui.

Une autre m’apparut, dont on voyait les joues

se baignant dans cette eau que la douleur distille,

quand quelque grand chagrin s’est emparé du cœur,

et qui disait: «Es-tu le seigneur de la ville

dont le nom provoqua le grand débat des dieux

et d’où tout le savoir rayonna sur le monde? [169]

De ces bras trop hardis venge-toi, Pisistrate,

puisqu’ils se sont permis d’embrasser notre fille!»

Et lui, il répondait, ce bon et doux seigneur,

sans s’être départi de son maintien paisible:

«Et que ferons-nous d’autre à qui nous veut du mal,

s’il me faut condamner celui-ci, qui nous aime?»

Puis je vis d’autres gens, qui semblaient enragés

et qui mettaient à mort, en lui jetant des pierres,

un jeune homme, en criant sans cesse: «À mort! À mort!» [170]

Et lui, je le voyais se courber vers le sol,

sous le poids de la mort de plus en plus pesant,

mais refléter toujours le Ciel dans son regard,

priant le haut Seigneur, au milieu de ses peines,

afin qu’il pardonnât à ses persécuteurs;

et ce tableau poignant me transperçait le cœur.

Lorsque enfin mon esprit revint vers le dehors,

vers les objets réels qu’il trouvait hors de lui,

je pus m’apercevoir de mon exacte erreur [171].

Mon guide, en me voyant agir comme quelqu’un

qui se dérobe à peine aux ombres du sommeil,

me demanda: «Qu’as-tu? Tu ne tiens pas debout!

Tu viens de parcourir plus d’une demi-lieue,

un voile sur les yeux, les jambes vacillantes,

comme un homme que vainc le vin ou le sommeil.»

«Si tu veux m’écouter, lui dis-je, ô mon doux père,

je te raconterai ce qui m’est apparu

pendant que je perdais l’usage de mes jambes.»

«Même si tu couvrais ta face de cent masques,

répondit-il alors, je lirais aisément

chacun de tes pensers, pour mince qu’il parût.

Ce que tu viens de voir a pour but d’obtenir

que ton cœur s’ouvre enfin aux ondes de la paix

qui jaillissent toujours de la source éternelle.

Je n’ai pas demandé: «Qu’as-tu?» comme le fait

celui qui voit d’un œil qui cesse de servir

aussitôt que l’esprit abandonne son corps;

mais si je te l’ai dit, c’était pour te presser:

c’est ainsi qu’il nous faut pousser les paresseux

trop lents à profiter du retour de leurs veilles.»

Nous allions cependant dans le soir qui tombait,

observant aussi loin qu’arrivaient nos regards,

à travers la lueur de ses derniers rayons,

quand voici tout à coup qu’une vapeur s’avance

et s’en vient droit sur nous, comme une nuit épaisse,

sans qu’on trouve à l’entour quelque endroit où la fuir,

et nous prive à la fois de lumière et d’air pur.

CHANT XVI

Aucune obscurité de l’Enfer ou des nuits

où sous un pauvre ciel on ne voit nulle étoile

dans l’air que rend épais la noirceur des nuages,

n’a mis devant mes yeux un voile plus opaque

ou plus rêche de poil, que la sombre fumée

qui dans ce même endroit nous vint envelopper.

On arrivait à peine à tenir l’œil ouvert;

et c’est pourquoi ma sage et bien fidèle escorte

vint s’approcher de moi, pour m’offrir son épaule.

Comme un aveugle suit de près son conducteur,

de peur qu’il ne s’égare ou qu’il n’aille buter

contre un objet qui peut le blesser ou tuer,

j’avançais lentement dans l’air impur et acre

et je prêtais l’oreille au guide qui disait:

«Prends garde à ne pas trop te séparer de moi!»

Moi, j’entendais des voix, et chacune semblait

prier l’Agneau de Dieu qui lave les péchés,

pour implorer sa paix et sa miséricorde.

L’ Agnus Dei formait chaque fois leur exorde [172];

et, sur le même ton disant les mêmes mots,

dans leur concert régnait la plus grande harmonie.

«Maître, ceux que j’entends sont-ils des âmes?» dis-je.

«Tu l’as très bien compris, répondit-il alors:

elles défont ainsi le nœud de leur colère.»

«Et toi, qui donc es-tu, qui fends notre fumée

et qui parles de nous, comme si tu tenais

le compte de tes jours par ides et calendes?»

C’est ainsi que parlait l’une de ces voix-là;

et mon seigneur alors me dit: «Réponds-lui donc!

Demande si c’est bien par ici que l’on monte!»

«Âme, lui dis-je, ô toi qui te laves ainsi

pour retourner plus belle à Celui qui t’a faite,

tu vas, si tu me suis, entendre des merveilles.»

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