Jean Pruvost - Le Dico des dictionnaires

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C’est en dirigeant un laboratoire du CNRS consacré aux mots et aux dictionnaires que Jean Pruvost a contracté une dicopathie incurable. Chaque foyer possède au moins un exemplaire de ce condensé d’érudition, inlassablement mis à jour par l’usage et codifié par l’Académie. Ivre des mots, ce dicolâtre vit, lui, entouré de 10 000 dictionnaires.
Créateur d’une
qui réunit depuis vingt ans des linguistes du monde entier, il se livre à un passionnant effeuillage de l’objet de toutes ses convoitises dont il goûte jusqu’à l’odeur… On découvre l’histoire passionnante de ce best-seller méconnu et mille anecdotes. Comment, au XIX
 siècle, la « fesse » a-t-elle été jugée si indigne qu’elle a disparu de certaines éditions ? Pourquoi trouvait-on la définition d’« un » automobile ou d’« une » cyclone avant que Littré ne change d’avis pour ce dernier mot ? Le « sexe féminin », « sexe imbécile » selon Furetière, n’y était guère mieux traité que l’« étudiante », cette « jeune fille de condition modeste et de mœurs légères ». Et que dire de ce collégien qui a rageusement biffé la mention des 30 000 mots annoncée sur la page de garde de son dictionnaire pour les remplacer par 28 943, selon son décompte ?
De Furetière et Vaugelas au 
en passant par le 
, la saga des 
ou le 
, Jean Pruvost nous fait partager son addiction pour les mots de la langue française, leur histoire et leurs secrets.

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Souvenez-vous : « Il était une fois une petite fille de village, la plus jolie qu’on eût pu voir, sa mère en était folle, et sa mère-grand plus folle encore. » Sans oublier tous les grands méchants loups. « Cette bonne femme lui fit faire un petit chaperon rouge qui lui seyait si bien, que partout on l’appelait le Petit Chaperon rouge. »

Pourquoi ce conte a-t-il la faveur de Pierre Larousse au point d’être offert in extenso ? Parce que Pierre Larousse y associe un souvenir très personnel datant de son enfance passée joyeusement dans l’auberge bourguignonne de sa maman. Il s’en explique : « J’avais cinq ans, déclare-t-il, et alors que monté sur une table, on me faisait clamer un soir Le Petit Chaperon rouge », ce qui semble démontrer que l’enfant était précoce…, « au moment où le loup dit : “C’est pour mieux te croquer mon enfant”, j’ajoutais tellement l’action à la parole, qu’il m’arriva de dégringoler… » Et le fils de la campagne de préciser : « Si au moins, il y avait eu des tapis ! mais c’était dans un pauvre village de la basse Bourgogne ! » Aucun doute, le petit Larousse — rouquin comme pour faire honneur à son patronyme — a acquis très tôt la bosse des lettres et des dictionnaires, et la mémoire précise de son enfance paysanne.

Comment se fait-il cependant que Pierre Larousse s’en souvienne si bien ? Parce que Le Petit Chaperon rouge , confie-t-il de manière émouvante, « est aussi un des contes favoris de mon petit bébé, de mon Antonine ». Mais qui est Antonine ? Il s’agit en fait de la petite-nièce de M meLarousse qui vivait chez le couple et qu’il élevait comme sa propre fille. Au point d’ajouter : « Quand l’enfant arrive à la ritournelle finale, le papa, instruit par sa propre expérience, songe à sa bosse d’autrefois et avance machinalement la main… »

Le papa ? voilà qui surprend tout de même. C’est pourtant bel et bien écrit. Commence en vérité ici une enquête qui ne pourrait s’achever définitivement pour certains, à la manière moderne, qu’avec un test ADN…

« M meLarousse » et sa petite-nièce

Tout commence en 1863, officiellement. Dans la réalité, certainement avant. Pierre Larousse avait en effet pour compagne, depuis plus de dix ans, Suzanne Pauline Caubel, rencontrée au moment où il s’était installé à Paris, en tant que maître de pension à l’Institution Jauffret, avec sur le feu un ouvrage qui allait connaître un franc succès, La Lexicologie des écoles primaires , publié en 1849. Pauline Caubel, constamment appelée M meLarousse, ne sera en réalité une épouse légitime que trois ans avant la mort de Pierre Larousse. Il n’en reste pas moins que Pierre et Pauline formaient un couple uni et que Pierre Larousse rend hommage à sa compagne dès ses premiers pas dans l’édition. Il remercie en effet vivement Pauline Caubel de l’aide qu’elle lui a apportée dans l’élaboration de ce premier ouvrage qui avait pour objectif l’enseignement de la grammaire par les mots, de manière vivante, sans avoir pour finalité la préparation à l’apprentissage du latin.

Cette grammaire était en effet destinée à tous les enfants, ceux bénéficiant de la loi Guizot qui, en 1833, instaurait une école par commune et une École normale par département pour former les instituteurs. Une première interrogation s’impose : comment Pauline Caubel, femme de ménage et bien jolie Languedocienne — on dispose de photographies — issue d’un milieu plus que modeste et en rien lettrée, a-t-elle pu aider Pierre Larousse ? L’hypothèse qu’elle ait été en quelque sorte l’élève cobaye de la méthode mise en œuvre par Larousse est alors assez vraisemblable. Ce qui donnerait à ce premier ouvrage laroussien une valeur symbolique forte : l’instituteur Larousse, bénéficiaire du second concours d’École normale organisé dans l’Yonne, auteur d’un premier livre particulièrement démocratique, apprenant à travers ce dernier mots et grammaire à sa future épouse… « Tu as été véritablement ma collaboratrice, écrira Larousse à Pauline Caubel, je te dois ta part de collaboration et ce n’est que justice », est-il rappelé dans le Premier Supplément du Grand Dictionnaire universel à l’article Larousse . Une magnifique reconnaissance si Pauline fut comme on le pense l’élève privilégiée de maître Pierre. Voilà pour Pauline. Mais Antonine ?

Cette toute petite fille que Pierre Larousse appelle son « bébé », son « Antonine », lui-même se désignant comme le « papa » n’est autre, comme on l’a déjà évoqué, que la petite-nièce de Pauline Caubel, Marie-Antoinette Jury, dite Antonine. Cette ravissante fillette — on bénéficie aussi de photographies — entrera dans la vie du couple en 1863, pour ainsi dire en même temps que naissent les premiers fascicules du Grand Dictionnaire universel du XIX esiècle .

La Semeuse à la rose…

Quelques faits laissent rêveur. Le père officiel d’Antonine est facteur ; au moment du mariage d’Antonine, il ne viendra pas. Antonine a une sœur, Laurence Jury, les Larousse n’iront pas à son mariage. Antonine appellera constamment Pierre Larousse Papa. Antonine attendait impatiemment ses seize ans pour se faire adopter par Pierre Larousse. Elle se présentera toujours comme sa fille, et elle portera son nom. Quant à Pierre Larousse, il ne l’appelle que « mon bébé », « mon cher petit ange », et sa présence est assurée dans le Grand Dictionnaire universel . Comme Littré le fera pour sa fille Sophie, Pierre Larousse citera fréquemment Antonine, dès que cela lui est possible.

Par exemple, dans l’article consacré au chat, le lexicographe bourguignon s’épanche sans hésiter en fin d’article : « Ici, notre fantaisie va consister à donner la parole à M lle Cosette, gracieuse petite chatte dont notre ami Alfred Deberle a fait dernièrement cadeau à notre bébé », entendons Antonine, « portant au cou, à titre d’introduction et attachée à un ruban rose, la missive suivante… » Et la parole est donnée à la petite chatte, Cosette.

Si pour tous, Antonine est la fille « adoptée » de Pierre Larousse, quelques-uns ont pensé qu’elle pourrait bien être sa fille. Même si c’est sans doute faux, avouons, en fonction des précisions qui suivent, que le symbole de la Semeuse serait encore plus fort, si filiation il y avait. Il se trouve en effet que l’un des neveux d’Augustin Boyer, Georges Moreau, à qui on devra maintes illustrations du Petit Larousse retrouvées sous la forme de schémas dans ses petits carnets, associé à la Maison Larousse dès ses études d’ingénieur terminées, va épouser la belle Antonine. Il prendra une photographie d’Antonine en train de souffler sur une rose…

La suite se devine presque : George Moreau et la famille dans son ensemble souhaitaient rénover le logo de la maison qui correspondait à un pissenlit dont les graines, les akènes, s’envolaient, avec la célèbre formule, « Je sème à tout vent ». S’inspirant alors de la photographie prise, il fit un croquis de la jeune femme soufflant sur un pissenlit qu’il confia à Eugène Grasset, peintre, graveur et décorateur, tenant du « modern style ». On connaît la suite : naquit alors la célèbre Semeuse soufflant sur le pissenlit. Et, à mieux y réfléchir, la devise ne changeant pas, dans la mesure où il est impossible de souffler sur les akènes et de parler en même temps, le slogan « Je sème à tout vent » porte encore la trace de la personnalisation qui avait précédé : c’était le pissenlit, symbole du savoir généreux, qui s’exprimait.

Antonine, fille adoptive de Pierre Larousse, tout premier modèle pour la Semeuse qui a fait le tour du monde : quelle belle allégorie ! Sans oublier qu’il a parfois été souligné combien « La Semeuse » présentant son « Petit » Larousse offrait indirectement l’image d’une heureuse maternité.

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