Jean Pruvost - Le Dico des dictionnaires

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C’est en dirigeant un laboratoire du CNRS consacré aux mots et aux dictionnaires que Jean Pruvost a contracté une dicopathie incurable. Chaque foyer possède au moins un exemplaire de ce condensé d’érudition, inlassablement mis à jour par l’usage et codifié par l’Académie. Ivre des mots, ce dicolâtre vit, lui, entouré de 10 000 dictionnaires.
Créateur d’une
qui réunit depuis vingt ans des linguistes du monde entier, il se livre à un passionnant effeuillage de l’objet de toutes ses convoitises dont il goûte jusqu’à l’odeur… On découvre l’histoire passionnante de ce best-seller méconnu et mille anecdotes. Comment, au XIX
 siècle, la « fesse » a-t-elle été jugée si indigne qu’elle a disparu de certaines éditions ? Pourquoi trouvait-on la définition d’« un » automobile ou d’« une » cyclone avant que Littré ne change d’avis pour ce dernier mot ? Le « sexe féminin », « sexe imbécile » selon Furetière, n’y était guère mieux traité que l’« étudiante », cette « jeune fille de condition modeste et de mœurs légères ». Et que dire de ce collégien qui a rageusement biffé la mention des 30 000 mots annoncée sur la page de garde de son dictionnaire pour les remplacer par 28 943, selon son décompte ?
De Furetière et Vaugelas au 
en passant par le 
, la saga des 
ou le 
, Jean Pruvost nous fait partager son addiction pour les mots de la langue française, leur histoire et leurs secrets.

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Dans une lettre adressée aux souscripteurs — dont j’ai gardé le double, puisque mon père l’avait reçue —, que déclare en 1955, à la fois penaud et ravi, Paul Robert au moment où il envoie le deuxième volume du Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française ?

« Tout d’abord, comme Littré — dont je me suis proposé de reprendre et de poursuivre l’œuvre —, j’avais conçu le projet d’un dictionnaire en DEUX volumes. Comme lui, j’ai dû finalement élargir un cadre qui ne pouvait contenir les trésors puisés au cours de plusieurs années de recherches dans l’immense richesse de la littérature française. […] Il faudra DEUX volumes supplémentaires pour en couvrir la seconde moitié et terminer un peu au-delà de la page 4 000. »

En réalité, malgré les majuscules de Paul Robert, DEUX + DEUX feront six. Le dictionnaire comptera en effet six volumes, une fois achevé en 1964, auquel s’ajoutera un Supplément

Il suffit d’étaler une vingtaine de dictionnaires devant soi, ce qui suppose une forme de folie, j’en conviens, pour constater que les premiers volumes de chaque dictionnaire en plusieurs volumes sont systématiquement l’objet d’abondants développements alors que les derniers sont comptés au signe près. Pierre Larousse, peut-être plus avisé à cet égard, en tant qu’instituteur qu’il était, ne se prive pas d’en faire un argument critique dans l’analyse qu’il offre sur nombre de dictionnaires dans la préface du Grand Dictionnaire universel du XIX esiècle (15 volumes suivis de 2 suppléments). Ainsi, à propos des seize volumes du Dictionnaire de la conversation de William Duckett, c’est sans hésiter qu’il glose et glousse à propos des proportions de l’ouvrage : « Le dernier tome embrasse à lui seul les lettres S, T, U, V, W, X, Y, Z, qui dans l’économie de tous les dictionnaires forment le sixième du cycle alphabétique. »

C’est dans le même esprit qu’à propos des 16 volumes du Trésor de la langue française (1971–1994), dans la très sérieuse revue Linguistica Antverpiensa (1973), Deneckere souligne, alors que l’œuvre n’en est qu’à son tout début, que « les deux premiers tomes ne couvrent même pas un vingtième du vocabulaire français ». Et de louer le propos du directeur des premiers volumes, Paul Imbs, décidé à redresser la barre, parce que, précise-t-il, « s’ils avaient persévéré dans cette voie le Trésor serait devenu une œuvre aux dimensions insolites, quarante volumes ou plus ». Il en faudra tout de même 16, mais rappelons-nous, avec 28 pages pour l’article à …, il en eut fallu plus de 40 à l’horizon pour suivre un tel programme.

Achèterai A sans suite

C’est le moment, en guise de transition avec l’article qui suivra, d’évoquer un dictionnaire qui m’est cher, cruellement, puisqu’il manque à ma collection : le Dictionnaire historique de la langue française , par l’Académie française, commencé en 1835, achevé en 1894. Même titre que celui dirigé par Alain Rey au XX esiècle, mais ici rédigé tout au long du XIX esiècle.

D’abord, l’évocation d’une scène qui me plongerait dans le ravissement, en rappelant que le ravissement est étymologiquement le fait d’être transporté au ciel. C’est donc une sensation forte.

Nous sommes chez un antiquaire ou chez un bouquiniste. Quatre volumes traînent sur une étagère, les uns à côté des autres ou empilés, à la mode chinoise, si possible négligemment, ce serait bon signe. Sur le dos : Dictionnaire historique… Mon sang ne ferait pas même un tour, je saurais déjà que c’est lui, il me le faut. Si possible pas cher, donc surtout ne pas paraître intéressé, vite consulter d’autres ouvrages, en repérer un très cher, demander sa carte à l’antiquaire en signalant qu’on a un ami qui cherche justement cet ouvrage très cher depuis longtemps et qu’il sera sans doute preneur, je me charge de lui transmettre l’information… Puis, ainsi mis en condition avec cette vente à venir, à tout hasard, sans presse, demander s’il a les autres volumes du Dictionnaire historique , en montrant du doigt les quatre volumes. « Oui, je sais, je l’ai eu incomplet, je n’ai que la lettre A », dirait-il sans doute. C’est vraiment dommage en effet… Combien me le vendriez-vous ? Ou moins châtié « À combien vous me le feriez… ? » Phrase toute faite très souvent prononcée. Mais en sachant ici que ce dictionnaire-là est en vérité complet, avec ces quatre volumes. Ce que l’antiquaire ne serait pas censé savoir, l’ouvrage étant d’ailleurs à peine répertorié. Comment imaginer qu’un dictionnaire soit complet avec seulement quatre volumes ne traitant que des mots commençant par A ?

C’est pourtant le cas. En effet, dès la sixième édition publiée, en 1835 — la meilleure affirment tous, ce qui n’est pas mon avis —, l’Académie française prenait un tournant décisif. Elle choisissait de concevoir un nouveau dictionnaire, donnant en somme l’exemple avant Littré d’un dictionnaire « historique », c’est-à-dire retraçant l’histoire de chaque mot à partir d’attestations littéraires et d’une documentation savante. C’était alors très novateur, inscrit dans la toute nouvelle linguistique historique que prônaient les meilleurs linguistes du moment, à dire vrai plutôt appelés « philologues ».

Qui furent les artisans de ce dictionnaire inachevé ? Charles Nodier (1780–1844), érudit auteur du Dictionnaire raisonné des onomatopées françoises , qui ouvrit par ailleurs la voie à Nerval et au surréalisme avec ses écrits fantastiques, Raynouard, Patin et Abel Villemain (1790–1870), ministre de l’Instruction publique et « pionnier de la littérature comparée », dixit le Petit Larousse . Tels furent les savants aventuriers de cette formidable entreprise : offrir à la langue française son premier grand dictionnaire historique. Le premier volume parut en 1847.

Où le bât a-t-il blessé ? On vient de le signaler : le désir fou et admirable, mais déraisonnable, de trop dire, l’exhaustivité. Commencé avec trop d’ambition, il ne fut jamais achevé. Qui trop embrasse…

Ami

AMI, IER s. Celuy, celle qui a de l’affection pour quelque personne, & se porte à luy rendre toutes sortes de bons offices. Il se dit principalement quand l’affection est réciproque. Il se dit aussi quelquefois, quoique l’amitié ne soit pas réciproque. […] On dit quelquefois d’une femme mariée, qu’ Elle a un ami , pour faire entendre qu’elle a un amant.

Dictionnaire de l’Académie française, Première édition, 1694.

J’aime le Dictionnaire de l’Académie française , pour des raisons précises.

C’est presque original, parce qu’il est d’assez bon ton, intellectuel, depuis que l’Académie existe, de déconsidérer son dictionnaire, de le prétendre plat et dépassé. Quatre siècles que les critiques l’éreintent ou l’ignorent superbement. Qui en sourit néanmoins en tout premier ? Les Académiciens.

À Druon de rappeler par exemple, avec fatalisme, en 1986 dans la Préface à la neuvième édition , que « les doléances et les plaisanteries que suscitent les lenteurs du Dictionnaire sont presque aussi anciennes que l’Académie elle-même ».

Il est urgent alors d’exhumer les toutes premières allusions académiques à ces vénérables lenteurs, qu’il serait certes inutile de nier. Ainsi, dès 1694, en toute fin de la longue préface explicite et convaincante de la première édition du Dictionnaire de l’Académie française , il est fait appel à l’homme fort du moment : Colbert, en le métamorphosant en un « ami » du dictionnaire en cours d’élaboration. Imaginons un Premier ministre du XXI esiècle qui serait cité dans la préface d’un dictionnaire d’aujourd’hui pour justifier d’une accusation, et l’on mesurera combien les Académiciens d’alors avaient décidé de frapper fort pour tenter d’endiguer la critique récurrente des lenteurs de la rédaction du dictionnaire.

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