Ursula Guin - Le sorcier de Terremer

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Le passé ou le futur ?Un monde : Terremer.Une planète harmonieuse d’îles et d’océans, de golfes, d’archipels et de récifs, où les sociétés de l’homme se sont éparpillées, diversifiées. Sous le signe de la magie. Une magie expliquée, construite par les forces mêmes de ce monde. Une magie dépendante des éléments et des animaux.C’est au nord de Terremer, dans l’île de Gont, que naît Ged, très tôt surnommé l’Epervier. Il parle aux oiseaux, au bétail. Elevé dans la connaissance des invocations élémentaires, il part, très jeune encore, pour l’île de Roke. Là, guidé par l’Archimage, il découvre l’étendue de ses pouvoirs. Il devient maître en l’art des illusions et, surestimant ses talents, libère dans la réalité une entité de cauchemar, une émanation du royaume des morts. Magicien hanté, il affronte le monde en même temps qu’un ennemi indicible devant lequel la sorcellerie reste sans moyens.

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Emporté par sa honte, Ged s’écria : « Comment puis-je savoir ces choses, quand vous ne m’enseignez rien ? Depuis que je vis avec vous, je n’ai rien fait, je n’ai rien vu… »

— « Maintenant tu as vu quelque chose », répliqua le mage. « Dans l’obscurité, près de la porte, lorsque je suis entré. »

Ged demeura silencieux.

Ogion se mit à genoux pour allumer un feu dans l’âtre, car le froid régnait dans la maison. Puis, sans se relever, il dit d’une voix paisible : « Ged, mon jeune faucon, tu n’es pas lié à moi, ou à mon service. Ce n’est pas toi qui es venu à moi, mais moi qui suis venu te chercher. Tu es très jeune pour faire ce choix, mais je ne puis le faire pour toi. Si tel est ton désir, je t’enverrai à l’Ile de Roke, où l’on enseigne tous les grands arts. Tu apprendras tout ce que tu as résolu d’apprendre, car ton pouvoir est grand. Plus grand même que ton orgueil, je l’espère. J’aimerais te garder ici avec moi, car ce que j’ai est ce dont tu as besoin, mais je ne veux pas te retenir contre ton gré. À présent, choisis entre Re Albi et Roke. »

Ged resta abasourdi, le cœur pétrifié. Il avait fini par aimer cet homme, Ogion, qui l’avait guéri en le touchant du doigt, et qui ne connaissait pas la colère : il l’aimait ; et cela, il l’avait jusqu’alors ignoré. Il regarda le bâton de chêne appuyé au mur dans le coin de la cheminée, se rappelant son flamboiement, qui avait chassé le mal de l’obscurité, et il éprouva le désir de rester auprès d’Ogion pour sillonner longtemps les forêts en apprenant à être silencieux. Mais d’autres souhaits ardents brûlaient en lui, impossibles à étouffer : la soif de gloire, la faim d’agir. Pour parvenir à la Maîtrise, c’était une bien longue route que celle d’Ogion, un sentier bien lent à suivre, alors qu’il pouvait immédiatement faire voile avant les grands vents marins jusqu’à la Mer du Centre, jusqu’à l’Ile des Sages, où l’air était éclairci par les enchantements et où les Archimages se promenaient au milieu des charmes.

« Maître, dit-il, je veux aller à Roke. »

C’est ainsi que quelques jours plus tard, sous le soleil d’un matin printanier, Ogion l’accompagna sur la route escarpée et longue de vingt-cinq kilomètres qui de la Corniche menait au Grand Port de Gont. Là, aux portes de terre, entre les dragons sculptés, les gardes s’agenouillèrent à la vue du mage, l’épée nue, et lui souhaitèrent la bienvenue. Ils le connaissaient et lui rendaient honneur sur l’ordre du Prince ainsi que de leur propre chef, car dix ans auparavant Ogion avait sauvé la cité d’un tremblement de terre qui eût ébranlé les tours des riches et comblé d’avalanches la passe des Falaises Fortifiées. Il avait parlé à la Montagne de Gont pour la calmer et apaisé les précipices tremblants de la Corniche comme on tranquillise un animal terrifié ; Ged en avait entendu parler, et maintenant, dans sa surprise de voir les gardes armés mettre genou à terre devant son paisible maître, il s’en souvenait. Il eut un regard, presque de crainte, vers cet homme qui avait maîtrisé un tremblement de terre ; mais le visage d’Ogion était toujours aussi impassible.

Ils descendirent vers les quais, où le Maître du Port vint en se hâtant souhaiter la bienvenue à Ogion et lui demander ce qui pouvait être fait pour son service. Le mage le lui dit, et l’homme désigna aussitôt un vaisseau en partance pour la Mer du Centre, à bord duquel Ged pourrait embarquer comme passager. « Ou ils le prendront comme poussevent », ajouta-t-il, « s’il possède le don. Ils n’ont pas de faiseur de temps à bord. »

— « Il a un certain talent en ce qui concerne la brume et le brouillard, mais aucun avec les vents marins », répondit le mage en posant légèrement sa main sur l’épaule de Ged. « Ne tente aucun tour avec la mer ou les vents de la mer, Épervier ; tu es encore un homme des terres. Maître du Port, quel est le nom du navire ? »

— « Ombre , des Andrades, en partance pour Horteville avec une cargaison de fourrures et d’ivoires. Un bon vaisseau, Maître Ogion. »

Le visage du mage s’assombrit lorsqu’il entendit le nom du navire, mais il dit : « Qu’il en soit ainsi. Remets ce mot au Gardien de l’École à Roke, Épervier. Que les vents te soient favorables ! Adieu ! »

Et ils se séparèrent sans autre forme de cérémonie. Le mage fit demi-tour et s’en fut par la rue qui remontait des quais. Ged, désemparé, regarda son maître disparaître.

« Suis-moi, mon garçon », dit le Maître du Port en l’entraînant vers l’embarcadère où l’Ombre se préparait à larguer ses amarres.

Il pourrait sembler curieux que, sur une île large de quelque quatre-vingts kilomètres, dans un village surplombé par des hauteurs qui contemplent la mer infinie, un enfant puisse atteindre l’âge adulte sans avoir posé le pied sur un bateau ou trempé son doigt dans l’eau salée ; mais c’est pourtant ainsi. Fermier, chevrier, vacher, chasseur ou artisan, l’homme de la terre considère l’océan comme un royaume salé et instable qui n’a absolument rien à voir avec lui. Le village situé à deux jours de marche de son propre village est un pays étranger, et l’île qui se trouve à une journée de voile de sa propre île n’est qu’une légende : à ses yeux, les monts brumeux qu’il distingue de l’autre côté de l’eau n’ont rien de la solidité du sol sur lequel il marche.

Ainsi, pour Ged, qui n’était jamais descendu des hauteurs, le Port de Gont était un endroit impressionnant et merveilleux, avec les immenses maisons et les tours de pierre taillée, les quais, les embarcadères, les bassins et les mouillages, le port lui-même, où près de cinquante vaisseaux et galères tanguaient à quai ou gisaient, halés et retournés si on les radoubait, ou encore patientaient dans la rade, à l’ancre, voiles ferlées et sabords clos, les marins s’interpellant dans d’étranges dialectes, les débardeurs lourdement chargés se hâtant parmi barils, caisses, glènes de cordes et amas de rames, les marchands barbus portant fourrure qui conversaient paisiblement en surveillant leur pas sur les pierres gluantes dominant les flots, les pêcheurs déchargeant leurs prises, les caréneurs qui frappaient, les charpentiers qui martelaient, les vendeurs de palourdes qui chantaient et les capitaines qui gueulaient, et derrière tout cela le silence de la baie ensoleillée. L’œil, l’oreille et l’esprit émerveillés, il suivit le Maître du Port jusqu’au large quai contre lequel l’ Ombre était solidement amarré ; il fut présenté au capitaine du vaisseau.

Peu de mots furent nécessaires pour que le maître du navire accepte de prendre Ged comme passager jusqu’à Roke, puisque c’était un mage qui en faisait la demande, et le Maître du Port laissa le garçon en sa compagnie. Le capitaine de l’ Ombre était un homme gras et corpulent vêtu d’une cape pourpre parée de fourrure de pellawi telle qu’en portent les marchands andradiens. Sans lui accorder le moindre regard, il interrogea Ged d’une voix puissante : « Sais-tu faire le temps, mon garçon ? »

— « Oui. »

— « Sais-tu faire se lever le vent ? »

Il lui fallut bien répondre que non ; et le maître lui intima alors de trouver une place qui ne gênerait point et d’y demeurer.

À présent les rameurs montaient à bord, car le navire devait sortir en rade avant la tombée de la nuit, puis faire voile avec la marée descendante aux approches de l’aube. Il n’était guère de place qui ne fût gênante, mais Ged escalada comme il le put la cargaison groupée en ballots recouverts de peau et liés, et, hissé ainsi à la poupe du navire, se mit à observer tout ce qui se passait. Les rameurs bondissaient à bord, leurs bras étaient longs et leur carrure forte, tandis que les débardeurs roulaient avec fracas, depuis le quai, des barriques d’eau qu’ils plaçaient sous les bancs des rameurs. Le vaisseau pansu s’enfonça sous le poids de sa cargaison, dansant toutefois légèrement sur les vaguelettes bouclées de la côte, prêt à filer. Puis le timonier prit sa place à la droite de l’étambot, guettant les instructions du capitaine, qui se tenait sur un épais madrier inséré à la jointure de la quille et de l’étrave et dans lequel était sculpté le Vieux Serpent d’Andrade. Le maître mugit ses ordres ; L’ Ombre fut libéré de ses amarres et tiré à l’écart des quais par deux laborieux bateaux à rames. Puis le capitaine rugit : « Ouvrez les sabords ! » et les grandes rames surgirent bruyamment, quinze par bord. Les rameurs courbèrent leur dos puissant tandis qu’un jeune homme, à côté du maître, marquait la cadence sur un tambour. Le vaisseau se mit alors à glisser aussi aisément qu’une mouette en vol plané, et brusquement le vacarme et le remue-ménage de la Cité disparurent loin derrière eux. Ils s’enfoncèrent dans le silence des eaux de la baie, dominés par le pic élevé de la Montagne, qui semblait être suspendu au-dessus des flots. L’ancre fut jetée dans une crique peu profonde sous le vent de la Falaise Fortifiée méridionale, et là ils passèrent la nuit.

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