Ursula Guin - Le sorcier de Terremer

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Le passé ou le futur ?Un monde : Terremer.Une planète harmonieuse d’îles et d’océans, de golfes, d’archipels et de récifs, où les sociétés de l’homme se sont éparpillées, diversifiées. Sous le signe de la magie. Une magie expliquée, construite par les forces mêmes de ce monde. Une magie dépendante des éléments et des animaux.C’est au nord de Terremer, dans l’île de Gont, que naît Ged, très tôt surnommé l’Epervier. Il parle aux oiseaux, au bétail. Elevé dans la connaissance des invocations élémentaires, il part, très jeune encore, pour l’île de Roke. Là, guidé par l’Archimage, il découvre l’étendue de ses pouvoirs. Il devient maître en l’art des illusions et, surestimant ses talents, libère dans la réalité une entité de cauchemar, une émanation du royaume des morts. Magicien hanté, il affronte le monde en même temps qu’un ennemi indicible devant lequel la sorcellerie reste sans moyens.

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Un gros oiseau noir, un corbeau d’Osskil, vint en sautillant sur la terrasse de pierre et sur l’herbe. Il parvint jusqu’à la robe de l’Archimage et là, tout noir, avec son bec effilé comme une dague et ses yeux brillants comme des pierres, il observa Ged de côté. Trois fois il piqua le bâton blanc sur lequel s’appuyait Nemmerle. Alors le vieux sorcier s’arrêta de marmonner et sourit. « Cours, va jouer, mon garçon », dit-il enfin comme s’il s’adressait à un enfant. Ged mit de nouveau un genou en terre devant lui. Lorsqu’il se releva, l’Archimage avait disparu. Seul restait le corbeau qui l’épiait, le bec en alerte comme s’il eût voulu frapper le bâton évanoui.

L’oiseau parla, dans la langue d’Osskil, comme crut le comprendre Ged. « Terrenon ussbuk ! » croassa-t-il. « Terrenon ussbuk orrek ! » Et il partit comme il était venu.

Ged rebroussa chemin pour quitter le jardin, se demandant où aller. Sous le passage voûté, il rencontra un adolescent de grande taille qui le salua fort courtoisement, inclinant le chef : « Je m’appelle Jaspe, fils d’Enwit, du Domaine d’Eolg, sur l’Ile d’Havnor. Je suis aujourd’hui à votre service pour vous faire visiter la Grande Maison et répondre à vos questions autant que cela me sera possible. Comment devrai-je vous appeler, Monsieur ? »

Villageois montagnard n’ayant jamais fréquenté des fils de nobles ou de riches marchands, Ged eut l’impression que le jeune homme se moquait de lui avec son « service », son « monsieur », son salut obséquieux. Il répliqua sèchement : « On m’appelle Épervier. »

L’autre attendit un instant comme s’il guettait encore quelques mots plus polis ; mais, Ged n’ajoutant rien, il se redressa et s’écarta. Il avait deux ou trois ans de plus que lui ; très grand, il se déplaçait avec une grâce raide ; Ged trouvait qu’il faisait des poses, comme un danseur. Il portait une cape grise dotée d’un capuchon. Il commença par mener le nouveau venu à la chambre des robes, où ce dernier, en sa qualité d’étudiant de l’école, pouvait trouver une cape identique et les vêtements dont il avait besoin. Lorsqu’il eut jeté sur ses épaules la cape gris foncé qu’il avait choisie, Jaspe lui dit : « À présent, vous êtes des nôtres. »

Le fin sourire qui se dessinait sur les lèvres de Jaspe incita Ged à suspecter quelque sarcasme. « L’habit fait-il le mage ? » répondit-il d’un air renfrogné.

— « Non », dit l’aîné, « mais je me suis laissé dire que les manières font l’homme. Où désirez-vous aller, maintenant ? »

— « Où vous voudrez. Je ne connais pas la maison. »

Jaspe le conduisit par les couloirs de la Grande Maison, lui montrant les cours ouvertes et les grandes salles couvertes d’un toit haut, la Chambre des Rayons où l’on conservait les ouvrages de science et les imposants volumes de runes, l’immense Foyer où se rassemblait l’école tout entière les jours de fête, et, à l’étage, dans les tours et sous les toits, les étroites cellules où dormaient étudiants et Maîtres. Celle de Ged, sise dans la Tour Sud, avait une fenêtre qui donnait sur les toits escarpés des maisons de Suif, jusqu’à la mer. Comme toutes les autres cellules réservées au sommeil, elle ne contenait pour tout mobilier qu’un matelas bourré de paille, dans un coin. « Nous vivons dans un grand dénuement, ici », observa Jaspe, « mais je pense que vous ne vous en affligerez pas. »

— « J’y suis accoutumé. » Et aussitôt, s’efforçant de paraître l’égal de ce jeune homme poli et dédaigneux, Ged ajouta : « Je présume que ce n’était pas votre cas, lorsque vous êtes venu pour la première fois. »

Jaspe lui lança un regard qui signifiait : Comment pourriez-vous bien savoir ce à quoi moi, fils du Seigneur du Domaine d’Eolg, sur l’Ile d’Havnor, suis ou ne suis pas accoutumé ? Mais, à haute voix, Jaspe se contenta de dire : « Suivez-moi. »

Un coup de gong ayant retenti tandis qu’ils se trouvaient à l’étage, ils descendirent prendre leur repas de midi à la Longue Table du réfectoire, en compagnie d’une centaine de garçons et de jeunes hommes. Chacun se servait en plaisantant avec les cuisiniers par les passe-plats de la cuisine, remplissant son assiette en puisant dans de gigantesques plats creux qui fumaient sur les appuis, s’asseyant où bon leur semblait à la Longue Table. « On dit », chuchota Jaspe à l’adresse de Ged, « que, quel que soit le nombre de ceux qui s’assoient à cette table, la place ne manque jamais ». Et assurément il y avait suffisamment de place pour les nombreux et bruyants groupes de garçons qui discutaient et dévoraient avec un entrain égal, comme pour leurs aînés en cape grise tenue par une agrafe d’argent, assis par paires ou isolément, plus silencieux, et qui, à voir leur visage sombre et méditatif, semblaient fort préoccupés. Jaspe invita Ged à s’asseoir auprès d’un garçon trapu du nom de Vesce, un élève qui parlait peu mais se penchait avec ardeur sur son assiette. Il avait l’accent du Lointain Est, et la peau très sombre ; elle n’était pas brun-rouge comme celle de Ged, de Jaspe et de la plupart des habitants de l’Archipel, mais brun-noir. Ses traits n’avaient rien de particulièrement avantageux, et ses manières étaient peu soignées. Une fois son repas terminé, il se mit à grogner, ce qui ne l’empêcha pas de se tourner vers Ged pour dire : « Mais, au moins, ce n’est pas de l’illusion comme presque tout ce qu’on voit ici ; ça tient à l’estomac. » Ged ne saisit pas ce qu’il voulait dire, mais il éprouva pour lui une certaine affection. Lorsqu’après le repas Vesce resta avec eux, il fut donc content.

Ils descendirent en ville, afin que Ged pût se familiariser avec l’endroit. Les rues de Suif étaient petites et peu nombreuses, mais elles serpentaient et décrivaient de curieux angles entre les maisons aux toits élevés, et il était aisé de perdre son chemin.

C’était une ville étrange, peuplée d’habitants tout aussi étranges : des pêcheurs, des artisans et des travailleurs comme les autres, mais ayant une telle habitude de la sorcellerie, qui se pratiquait sans cesse sur l’Ile des Sages, qu’ils paraissaient à demi sorciers eux-mêmes. Ils s’exprimaient par énigmes, comme Ged avait pu l’apprendre à ses dépens, et nul d’entre eux n’eût été le moins du monde surpris de voir un enfant se transformer en poisson ou une maison s’envoler dans les airs. Ils savaient que ce n’était que farce d’écolier et continuaient de rapetasser leurs souliers ou dépecer leurs moutons sans se soucier du reste.

Les trois garçons montèrent, dépassèrent la Porte de Derrière, puis, après les jardins de la Grande Maison, franchirent les eaux claires du Suifburne, sur un pont de bois et poursuivirent leur chemin vers le nord à travers bois et pâtures. Le sentier grimpait, riche en détours. Ils franchirent des chênaies où régnaient d’épaisses ombres en dépit de l’éclat du soleil. Non loin sur la gauche, l’un des bosquets semblait ne jamais apparaître nettement aux yeux de Ged ; et, alors qu’il semblait toujours proche, le chemin n’y menait point. Ged ne parvenait même pas à voir quelle sorte d’arbre s’y trouvait, et Vesce, surprenant son regard étonné, lui dit : « Ceci est le Bosquet Immanent. Il nous est impossible de nous y rendre encore. »

Dans les pâturages dorés par le soleil s’épanouissaient des fleurs jaunes. « Des étincelets », dit Jaspe. « Ils poussent là où le vent a emporté les cendres d’Ilien embrasée, quand Erreth-Akbe défendit les Iles Intérieures contre le Seigneur du Feu. » Il souffla sur une fleur desséchée, dont les graines s’enfuirent dans le vent, telles des étincelles de feu sous le soleil.

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