Ursula Guin - Le sorcier de Terremer

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Le passé ou le futur ?Un monde : Terremer.Une planète harmonieuse d’îles et d’océans, de golfes, d’archipels et de récifs, où les sociétés de l’homme se sont éparpillées, diversifiées. Sous le signe de la magie. Une magie expliquée, construite par les forces mêmes de ce monde. Une magie dépendante des éléments et des animaux.C’est au nord de Terremer, dans l’île de Gont, que naît Ged, très tôt surnommé l’Epervier. Il parle aux oiseaux, au bétail. Elevé dans la connaissance des invocations élémentaires, il part, très jeune encore, pour l’île de Roke. Là, guidé par l’Archimage, il découvre l’étendue de ses pouvoirs. Il devient maître en l’art des illusions et, surestimant ses talents, libère dans la réalité une entité de cauchemar, une émanation du royaume des morts. Magicien hanté, il affronte le monde en même temps qu’un ennemi indicible devant lequel la sorcellerie reste sans moyens.

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Le Maître Manuel regarda le diamant qui brillait dans la paume de Ged, aussi vif que la plus belle pièce du trésor d’un dragon. Le vieux Maître murmura un mot, tolk , un seul, et à la place du diamant réapparut un petit morceau de pierre grisâtre et irrégulier. Le Maître le prit et le déposa dans le creux de sa propre main. « Ceci est une pierre, tolk en Vrai Langage », déclara-t-il en tournant vers Ged un regard bienveillant. « Une parcelle de la pierre dont est faite l’Ile de Roke, une infime parcelle de la terre ferme sur laquelle vivent les hommes. Cette pierre est elle-même. Elle est une partie du monde. Par l’Illusion-Changement, tu peux lui donner l’apparence d’un diamant – d’une fleur, d’une mouche, d’un œil ou d’une flamme… » Tandis qu’il prononçait ces mots, la pierre prit les formes correspondantes, avant de redevenir enfin pierre. « Mais ce n’est qu’apparence. L’illusion trompe le sens du témoin ; elle lui fait voir, entendre et sentir que l’objet s’est transformé. Mais elle ne transforme pas l’objet. Pour changer cette pierre en joyau, il faut que tu changes son vrai nom. Et faire cela, mon fils, même s’il s’agit d’une parcelle aussi dérisoire du monde, c’est changer le monde. On peut le faire. Assurément, on peut le faire. Tel est l’art du Maître Changeur, et tu l’apprendras lorsque l’heure sera venue pour toi de l’apprendre. Mais tu ne dois pas changer une seule chose, un seul grain de sable, avant de savoir quel est le Bien et le Mal que ton acte entraînera. Le monde est en Équilibre, et le pouvoir de Changement et d’Appel d’un sorcier peut ébranler cet équilibre. C’est un pouvoir dangereux, un pouvoir des plus périlleux. Il doit suivre le savoir, et servir le besoin. Allumer une chandelle, c’est projeter une ombre… »

Il abaissa de nouveau les yeux vers le caillou. « Une pierre est également une bonne chose, tu sais », reprit-il sur un ton moins grave. « Si les Iles de Terremer étaient toutes faites de diamant, nous aurions la vie dure, ici. Prends les illusions comme elles sont, mon garçon, et laisse aux pierres leur rôle de pierres. » Il sourit ; mais Ged le quitta insatisfait. Dès qu’on questionnait un mage sur ses secrets, il se mettait à parler, comme Ogion, d’équilibre, de danger et de ténèbres. Mais un sorcier ayant abandonné ces enfantillages, ces tours d’illusion, pour se consacrer aux arts véritables de l’Appel et du Changement, était sans aucun doute suffisamment puissant pour faire ce que bon lui semblait, équilibrer le monde selon son jugement, et repousser les ténèbres grâce à sa propre lumière.

Dans le couloir, il rencontra Jaspe, qui, étant donné qu’on parlait beaucoup maintenant dans l’École des résultats de Ged, s’adressa à lui sur un ton apparemment plus amical, mais de fait, plus sarcastique : « Tu arbores un air morne, Épervier », dit-il, « tes charmes de passe-passe n’auraient-ils pas donné satisfaction ? »

Cherchant comme toujours à se placer sur un pied d’égalité avec Jaspe, Ged répondit à sa question en ignorant son ton ironique. « J’en ai assez de ces jongleries, assez de ces tours d’illusion qui ne servent qu’à amuser les seigneurs qui s’ennuient dans leurs châteaux et leurs domaines. Pour l’instant, la seule véritable magie que l’on m’a enseignée à Roke, c’est faire la lumière-feu et changer un peu le temps. Le reste n’est que sottise. »

— « La sottise elle-même est dangereuse », observa Jaspe, « entre les mains d’un sot ».

À ces mots, Ged fit volte-face comme si on l’avait frappé, et fit un pas vers Jaspe ; mais l’autre, qui souriait comme s’il n’avait pas voulu insulter Ged, le salua de la tête, à sa manière raide et élégante, et reprit son chemin.

Tandis que, le cœur bouillant de rage, il regardait s’éloigner Jaspe, Ged jura de défaire son rival ; non au cours d’une simple joute d’illusions, mais dans une épreuve de pouvoir. Il prouverait ses qualités, et humilierait Jaspe. Il ne permettrait pas à cet individu de persister dans son attitude haineuse et méprisante à son égard.

Ged ne prit pas la peine de s’interroger sur les raisons de la haine que lui vouait Jaspe. Il savait seulement pourquoi il haïssait celui-ci. Les autres apprentis s’étaient vite rendu compte qu’ils pouvaient difficilement se mesurer à Ged, que ce fût pour s’amuser ou sérieusement, et ils disaient de lui, les uns avec de l’admiration, les autres avec du dépit : « C’est un sorcier-né ; il ne nous laissera jamais gagner. » Seul Jaspe, qui jamais ne le louait, mais ne l’évitait pas davantage, se contentait de le regarder d’un air dédaigneux, un léger sourire aux lèvres.

Ainsi Jaspe demeurait son unique rival, qu’il lui fallait humilier.

Ged ne voyait pas, ou refusait de voir, que cette rivalité, à laquelle il se cramponnait et qu’il nourrissait par fierté, recelait les dangers et ténèbres contre lesquels le Maître Manuel l’avait doucement mis en garde.

Lorsqu’il n’était point mû par la rage pure, il savait parfaitement qu’il n’était pas encore en mesure d’affronter Jaspe, ni les élèves les plus anciens ; il poursuivit donc son travail avec application. Vers la fin de l’été, les tâches se firent moins nombreuses, et les étudiants disposèrent donc de davantage de temps pour pratiquer le sport : courses de bateaux à sorts dans le port, démonstrations d’illusions dans les cours de la Grande Maison et, durant les longues soirées, au milieu des arbres, jeux de cache-cache fous où l’on était invisible d’un côté comme de l’autre, où seules des voix se déplaçaient en riant et en appelant, suivant puis esquivant les minuscules et prestes lueurs-de-feu. Puis, quand vint l’automne, ils se remirent au travail avec un entrain nouveau et pratiquèrent de nouveaux tours. C’est ainsi que les premiers mois de Ged à Roke passèrent bien vite, riches en passions et merveilles.

Durant l’hiver, ce fut différent. On l’envoya en compagnie de sept autres garçons à l’autre bout de l’Ile de Roke, au plus éloigné des Caps du Nord, où se tient la Tour Isolée. Là vivait seul le Maître Nommeur, qu’on appelait par un nom dépourvu de signification, dans quelque langue que ce fût : Kurremkarmerruk. Point de ferme ni d’habitation à des kilomètres à la ronde dans le voisinage de la Tour. Sombre, elle se dressait au-dessus des falaises du Nord ; gris étaient les nuages au-dessus des flots de l’hiver, infinis les groupes, listes et rangées de noms que devaient apprendre les huit élèves du Maître. Kurremkarmerruk prenait place parmi eux dans la haute pièce de la Tour et inscrivait des listes de noms qu’il fallait retenir avant minuit, heure à laquelle l’encre s’évaporait et le parchemin redevenait vierge. Il y faisait toujours froid et presque nuit, et le silence n’était guère troublé que par le grattement de la plume du Maître et parfois le soupir d’un étudiant devant apprendre avant minuit le nom de tous les caps, baies, pointes, détroits, criques, passes, ports, hauts fonds, récifs et rochers des côtes de Lossonne, une minuscule île de la Mer Pelnienne. Si l’étudiant se plaignait, le Maître pouvait ne rien dire mais allonger la liste, comme il pouvait observer : « Qui veut être Maître des Mers doit connaître le vrai nom de chaque goutte d’eau de mer. »

Ged soupirait parfois, mais ne se plaignait pas. Il savait bien que l’insondable et poussiéreuse tâche d’apprendre le vrai nom de chaque endroit, chose et être, recelait le pouvoir qu’il convoitait, comme un joyau au fond d’un puits asséché. Car c’est en cela que consiste la magie : énoncer le vrai nom d’une chose. C’est ce que leur avait dit Kurremkarmerruk lors de leur premier soir dans la Tour ; il ne l’avait jamais répété, mais ses mots s’étaient gravés dans la mémoire de Ged. « Plus d’un mage fort puissant », avait-il déclaré, « a passé sa vie tout entière à chercher le nom d’une seule chose – un seul et unique nom perdu ou scellé. Et pourtant les listes ne sont pas closes, et elles ne le seront pas avant la fin du monde. Écoutez-moi, et vous comprendrez pourquoi. Dans le monde sous le soleil, ainsi que dans l’autre monde où ne brille pas le soleil, bien des choses ne concernent ni l’homme ni son langage, et il existe des pouvoirs plus étendus que les nôtres. Mais la magie, la véritable magie, ne peut être opérée que par les êtres qui parlent la langue hardique de Terremer, ou le Langage Ancien qui lui a donné naissance.

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