Ursula Guin - Le sorcier de Terremer

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Le passé ou le futur ?Un monde : Terremer.Une planète harmonieuse d’îles et d’océans, de golfes, d’archipels et de récifs, où les sociétés de l’homme se sont éparpillées, diversifiées. Sous le signe de la magie. Une magie expliquée, construite par les forces mêmes de ce monde. Une magie dépendante des éléments et des animaux.C’est au nord de Terremer, dans l’île de Gont, que naît Ged, très tôt surnommé l’Epervier. Il parle aux oiseaux, au bétail. Elevé dans la connaissance des invocations élémentaires, il part, très jeune encore, pour l’île de Roke. Là, guidé par l’Archimage, il découvre l’étendue de ses pouvoirs. Il devient maître en l’art des illusions et, surestimant ses talents, libère dans la réalité une entité de cauchemar, une émanation du royaume des morts. Magicien hanté, il affronte le monde en même temps qu’un ennemi indicible devant lequel la sorcellerie reste sans moyens.

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Mais il n’en alla nullement ainsi. Ils cheminèrent, descendant d’abord dans le Val, puis contournèrent lentement la montagne par le sud et l’ouest, accueillis le soir dans de minuscules villages, ou passant la nuit à la belle étoile comme de pauvres compagnons sorciers, des chaudronniers ambulants ou des mendiants. Ils ne franchirent aucun domaine mystérieux. Rien ne se produisit. Le bâton de chêne du mage que Ged avait tout d’abord considéré avec intérêt et appréhension n’était qu’un robuste bâton de marche, rien d’autre. Trois jours passèrent, puis quatre, et pourtant Ogion n’avait toujours pas prononcé un charme aux oreilles de Ged ; il ne lui avait pas appris un seul nom, une seule rune, un seul sort.

Bien que très silencieux, il était si doux et si calme que Ged ne tarda pas à perdre sa crainte respectueuse et qu’un ou deux jours plus tard il se sentit suffisamment hardi pour demander : « Quand commencera mon apprentissage, Maître ? »

— « Il a commencé », lui répondit Ogion.

Un silence, comme si Ged retenait ce qu’il voulait objecter. Puis il lança : « Mais je n’ai encore rien appris ! »

— « C’est que tu n’as pas encore découvert ce que je t’enseigne », répliqua le mage, sans interrompre les longues foulées de sa marche régulière. Leur chemin les menait à présent sur la haute passe entre Ovark et Wiss. Comme la plupart des Gontois, le mage était un homme sombre à la peau brune comme le cuivre et aux cheveux gris, racé et puissant comme un chien de meute, et aussi infatigable. Il avait la parole rare, il mangeait peu et dormait encore moins. Son œil était vif et son ouïe fine, et souvent son visage paraissait en alerte.

Ged ne lui répondit pas. Ce n’était pas toujours facile de répondre à un mage.

« Tu veux jeter des sorts », lui dit bientôt Ogion tout en marchant, « mais tu as tiré trop d’eau de ce puits. Attends. Être adulte, c’est être patient ; et maîtriser son sujet, c’est être neuf fois patient. Quelle est cette herbe au bord du sentier ? »

— « De la faigne. »

— « Et celle-ci ? »

— « Je ne sais pas. »

— « On l’appelle la quatrefeuille. » Ogion avait fait halte, et posé l’extrémité chaussée de cuivre de son bâton près de la petite herbe, de sorte que Ged examina la plante avec beaucoup de soin avant d’en retirer une cosse chargée de graines et de demander enfin, Ogion n’ayant rien ajouté : « Quel est son usage, Maître ? »

— « À ma connaissance, elle n’en a point. »

Ged garda un instant la cosse dans la main tandis qu’ils reprenaient leur chemin, puis il la jeta.

— « Lorsque de la quatrefeuille tu connaîtras pour chaque saison toutes les racines, fleurs et feuilles, lorsque tu sauras son aspect, son parfum et ses graines, alors tu pourras apprendre son véritable nom, car tu connaîtras sa vie : celle-ci représente plus que son usage. Après tout, quel est ton usage ? Ou le mien ? La Montagne de Gont est-elle utile ? De même la Haute Mer ? » Et cinq cents mètres plus loin, Ogion finit par ajouter : « Pour entendre, il faut être silencieux. »

Le jeune garçon fronça les sourcils. Il n’aimait guère passer pour un sot. Toutefois, il fit taire son ressentiment et son impatience et s’efforça de se montrer obéissant afin qu’Ogion consente finalement à lui apprendre quelque chose. Car il était insatiable : il voulait apprendre, il voulait conquérir des pouvoirs. Or il commençait à avoir l’impression qu’il eût appris davantage en devisant avec n’importe quelle herbière ou sorcière de village. Tandis qu’ils contournaient la montagne par l’ouest en traversant les forêts solitaires, dépassant Wiss, il se demandait de plus en plus où étaient la puissance et la magie de ce grand mage Ogion. Car, lorsqu’il se mit à pleuvoir, Ogion ne prononça même pas le sort que connaissaient tous les changeurs de temps pour écarter l’orage. Sur une terre riche en sorciers, comme Gont ou les Enlades, on peut voir un nuage chargé de pluie errer d’un bord à l’autre, de lieu en lieu, quand les sorts se relaient pour le chasser jusqu’à ce qu’il débouche sur la mer, où il peut se déverser en paix. Mais Ogion laissa la pluie tomber où bon lui semblait. Il trouva un large sapin, sous lequel il s’allongea. Ged s’accroupit au milieu des buissons, trempé et triste, en se demandant à quoi il pouvait être utile de posséder le pouvoir si l’on était trop avisé pour l’utiliser, et en regrettant de ne pas s’être plutôt mis au service du vieux changeur de temps du Val, qui au moins lui eût permis de dormir au sec. Il ne formula aucune de ses réflexions à voix haute. Il ne dit pas un mot. Son maître, qui souriait, s’endormit sous la pluie.

Vers le Retour du Soleil, quand les premières neiges épaisses se mirent à tomber sur les hauteurs de Gont, ils parvinrent à Re Albi, le foyer d’Ogion. Ce village se trouve sur les roches élevées de la Corniche, et son nom signifie Nid de Faucon. De ce lieu, on aperçoit très loin le port profond en contrebas, les tours du Port de Gont, les vaisseaux qui franchissent dans les deux sens le chenal de la baie entre les Falaises Fortifiées, et à l’ouest, dans le lointain, au-delà de la mer, on devine les monts bleutés d’Oranéa, la plus orientale des Iles du Centre.

Quoique vaste, construite de bois solide et munie d’un foyer et d’une cheminée au lieu d’un trou à feu, la demeure du mage ressemblait aux huttes du village de Dix-Aulnes : elle ne comportait qu’une seule pièce, à laquelle était attenant d’un côté un abri à chèvres. Dans le mur ouest s’ouvrait une sorte d’alcôve, où Ged devait dormir. Au-dessus de sa paillasse, une fenêtre donnait sur la mer, mais la plupart du temps les volets devaient être fermés, contre les grands vents qui, tout l’hiver durant, soufflaient du nord et de l’ouest. C’est dans la chaleur obscure de cette maison que Ged passa l’hiver, entendant au-dehors le fracas de la pluie et du vent, ou enveloppé par le silence de la neige, apprenant à écrire et à lire les Six Cents Runes hardiques. Il était fort heureux de cet apprentissage-là, car ce n’est pas en ânonnant mécaniquement charmes et sortilèges qu’un homme acquiert une véritable maîtrise. La langue hardique de l’Archipel, bien qu’elle ne contienne pas davantage de magie qu’aucune autre langue humaine, trouve ses racines dans le Langage Ancien, cette langue qui nomme les choses par leurs véritables noms ; pour comprendre ce langage, il faut commencer par les Runes écrites, celles de l’époque où les îles du monde surgirent de la mer.

Il ne se produisit pourtant aucun enchantement, aucune merveille. Rien d’autre tout au long de l’hiver que les lourdes pages du Livre des Runes tournées l’une après l’autre, la pluie et la neige qui tombaient. Après avoir parcouru les vastes forêts gelées ou s’être occupé de ses chèvres, Ogion rentrait en secouant la neige de ses bottes et s’asseyait en silence près du feu. Et le long mutisme attentif du mage emplissait la pièce comme il emplissait l’esprit de Ged, au point que celui-ci parfois avait l’impression d’avoir oublié la sonorité des mots ; alors, quand Ogion finissait par parler, il semblait qu’il eût, à cet instant et pour la première fois, inventé le langage. Cependant ses paroles ne recelaient point de grands sujets, mais se rapportaient uniquement à des choses simples, au pain, à l’eau, au temps ou au sommeil.

Dès le printemps, un printemps vif et empressé, Ogion envoya souvent Ged cueillir des herbes dans les pâturages au-dessus de Re Albi en lui recommandant d’y consacrer tout le temps qu’il lui conviendrait et en lui donnant la liberté de passer toute la journée à se promener le long des torrents grossis par les pluies, à travers les bois et les champs verts et ensoleillés. Chaque fois, Ged était ravi de s’en aller, pour ne revenir qu’à la tombée de la nuit, mais il n’oubliait pas complètement les herbes. Tout en grimpant et en errant, il ouvrait l’œil pour les chercher et en rapportait toujours une certaine quantité. Il trouva entre deux torrents un pré où poussait en abondance la fleur que l’on nomme minerve blanche, et comme cette plante est rare et très prisée des guérisseurs, il revint au même endroit le lendemain. Quelqu’un d’autre s’y trouvait avant lui, une jeune fille qu’il connaissait de vue : c’était la fille du vieux Seigneur de Re Albi. De lui-même, il ne lui aurait pas adressé la parole, mais c’est elle qui vint à lui en le saluant aimablement : « Je te connais, tu es Épervier, le disciple de notre mage. J’aimerais que tu me parles de sorcellerie ! »

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