Orson Card - Le septième fils

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Au bord de la rivière Hatrack, près des forêts profondes où règne encore l’Homme Rouge, un enfant va naître en des circonstances tragiques. Un enfant au destin exceptionnel. Septième fils d’un septième fils, il détiendra, dit-on, les immenses pouvoirs d’un « Faiseur  ». Si les forces du mal ne parviennent à le détruire. Car il existe un autre pouvoir, obscur, prêt à tout pour l’empêcher de vivre et de grandir. Nous sommes dans les années 1800, sur la terre des pionniers américains. Mais dans ce monde parallèle opèrent charmes et sortilèges, on y possède des talents à la dimension magique, et les ombres de présences bienveillantes ou maléfiques rôdent dans la nature.

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— Bon, alors, vous allez le prendre comme apprenti ? »

Un jeune homme, de peut-être seize ans, entra dans la forge en portant un seau de neige. Il jeta un coup d’œil au visiteur, baissa aussitôt la tête et se dirigea vers le tonneau de refroidissement près du foyer.

« J’ai déjà un apprenti, vous voyez, dit le forgeron.

— Il m’a l’air grand, fit Mot-pour-mot.

— Il progresse bien, reconnut l’autre. Pas vrai, Bosey ? Tu t’sens prêt à t’mettre à ton compte ? »

Bosey esquissa un sourire, vite réprimé, et opina : « Oui, m’sieur.

— J’suis pas un patron facile, reprit le forgeron.

— Alvin est un bon petit gars. Il travaillera dur pour vous.

— Mais est-ce qu’il obéira ? J’aime bien être obéi. »

Mot-pour-mot regarda encore Bosey. Il était occupé à transvaser la neige dans le tonneau. « C’est un bon petit gars, je vous l’ai dit. Il vous obéira si vous êtes correct avec lui. »

Le forgeron croisa son regard. « J’suis un homme équitable. J’cogne pas sur les garçons que j’embauche. J’ai-t-y déjà levé la main sur toi, Bosey ?

— Jamais, m’sieur.

— Vous voyez, Mot-pour-mot, la peur peut faire obéir un apprenti, ou l’appât du gain. Mais s’il trouve un bon patron, il lui obéira parce qu’il sait que c’est comme ça qu’il apprendra. »

Mot-pour-mot adressa un grand sourire au forgeron. « Il ne payera pas de pension. Il la gagnera par son travail. Et il ira à l’école.

— Un forgeron, ç’a pas b’soin d’être instruit, j’en sais quelque chose.

— L’Hio ne tardera pas à faire partie des États-Unis, à mon avis. Le petit devra voter, et lire les journaux. Quelqu’un qui ne sait pas lire ne sait que ce que les autres lui racontent. »

Conciliant Smith regarda Mot-pour-mot avec un sourire en coin. « Ah oui ? Et c’est vous qui m’dites ça ? Alors je l’sais uniquement parce que quelqu’un d’autre, à savoir vous, vient de me l’raconter, pas vrai ? »

Mot-pour-mot éclata de rire et hocha la tête. Là, le forgeron avait marqué un point. « Je voyage en racontant des histoires, dit-il, alors je sais tout ce qu’on peut apprendre en écoutant une voix. Il lit déjà bien pour son âge, ça ne lui fera donc pas grand tort s’il manque un peu l’école. Mais sa maman tient à ce qu’il sache lire, écrire et compter comme un érudit. Alors promettez-moi de ne pas vous opposer à ce qu’il aille à l’école, s’il en a envie, et on en reste là.

— Z’avez ma parole, affirma Conciliant Smith. Et pas la peine d’écrire ça sur un papier. Un homme de parole a pas b’soin d’savoir lire ni écrire. Çui qui s’sent obligé d’écrire ses promesses, on a intérêt d’garder l’œil dessus. Je l’sais d’source sûre. On a des hommes de loi, asteure, à Hatrack.

— Le drame de l’homme civilisé, conclut Mot-pour-mot. On ne trouve plus personne pour croire à nos mensonges, alors on engage un professionnel pour mentir à notre place. »

Ils rirent ensemble de la blague, assis dans la forge sur deux solides souches près de la porte, le dos tourné vers le feu qui couvait dans l’âtre de briques, face au soleil, dehors, qui rayonnait sur une neige mi-fondue. Un cardinal rasa le sol herbeux piétiné, jonché de crottin, devant le seuil. Les yeux de Mot-pour-mot en furent momentanément aveuglés, tant l’oiseau surprenait au milieu de ces blancs, ces gris et ces bruns de l’hiver sur le déclin.

Durant cet instant de stupeur où venait de le plonger le vol du cardinal, Mot-pour-mot sut avec certitude, mais sans pouvoir expliquer pourquoi, qu’il s’écoulerait un certain temps avant que le Défaiseur ne permette au jeune Alvin de venir jusqu’ici. Et l’enfant arriverait tel un cardinal hors de saison, il éblouirait les habitants de toute la contrée, mais eux le trouveraient aussi normal qu’un oiseau en vol, sans savoir par quel miracle de chaque seconde l’oiseau se maintient dans les airs.

Mot-pour-mot se secoua, et la brève vision disparut. « Voilà qui est réglé, je vais leur écrire d’envoyer le petit.

— J’l’attends pour le premier avril. Pas plus tard ?

— Sauf si vous comptez sur le gamin pour se faire obéir du climat, il vaudrait mieux vous montrer moins exigeant sur la date. »

Le forgeron grommela et le congédia du geste.

À tout prendre, une entrevue fructueuse. Mot-pour-mot repartait satisfait, il s’était acquitté de son devoir. Ce serait facile d’envoyer une lettre par un chariot en route vers l’ouest. Plusieurs convois passaient par la ville d’Hatrack toutes les semaines.

Son dernier séjour dans la région remontait à bien longtemps, mais il n’avait pas oublié le chemin de la forge à l’auberge. C’était une route fréquentée, pas très longue. L’auberge était aujourd’hui beaucoup plus grande que par le passé, et plusieurs commerces s’étaient établis un peu plus loin. Un magasin de vêtements, un sellier, un cordonnier. Le genre de services utiles aux voyageurs.

À peine avait-il posé le pied sur la galerie que la porte s’ouvrit et que la vieille Peg Guester sortit, les bras grands ouverts pour l’étreindre.

« Ah, Mot-pour-mot, vous êtes resté trop longtemps absent, entrez, entrez !

— Ça fait plaisir de vous revoir, Peg », dit-il.

Horace Guester lui lança un grognement de derrière le comptoir dans la pièce commune, où il servait plusieurs clients assoiffés.

« J’avais bien b’soin chez moi d’un autre abstinent d’buveur de thé !

— Alors, j’ai une bonne nouvelle pour vous, Horace, répondit joyeusement Mot-pour-mot. J’ai aussi arrêté le thé.

— Vous buvez d’quoi, de l’eau ?

— De l’eau, et le sang des vieux pleins de graisse. »

Horace fit signe à sa femme. « C’ti-là, le laisse pas s’approcher d’moi, ma vieille Peg, t’entends ? »

La vieille Peg aida Mot-pour-mot à se dépouiller de quelques épaisseurs de vêtements. « R’gardez-moi ça, dit-elle en le toisant. Vous avez même pas assez d’viande sur les os pour faire un fricot.

— La nuit, les ours et les pumas m’ignorent pour se mettre en quête d’une meilleure chère.

— Entrez donc m’raconter des histoires pendant que j’prépare l’plat du soir pour toute la compagnie. »

On discuta, on papota, surtout après l’arrivée de grandpapa, venu donner un coup de main. Il n’avait plus guère de forces à présent, mais il tenait toujours son rôle en cuisine, pour le plus grand bonheur des clients de l’auberge : la vieille Peg ne manquait pas de bonne volonté ni de cœur à l’ouvrage, mais certains avaient le talent, d’autres pas. Pourtant, ce n’était pas pour les bons repas que Mot-pour-mot venait, ni pour la conversation, et au bout d’un moment il comprit qu’il lui faudrait aborder la question lui-même.

« Où est votre fille ? »

À sa surprise, la vieille Peg se raidit, et sa voix devint glaciale et dure : « L’a plus rien d’une ’tite fille. L’a ses propres idées, l’est pas la dernière à vous l’dire. »

Et vous n’aimez pas beaucoup ça, pensa Mot-pour-mot. Mais sa tâche auprès de la fille de Peg était plus importante que des querelles de famille. « C’est toujours une…

— Une torche ? Oh, oui, et elle accomplit son devoir, mais les gens vont pas la voir par plaisir. Grincheuse et froide, voilà c’qu’elle est devenue. C’qui lui vaut la réputation d’avoir la dent dure. » L’espace d’un instant, le visage de la vieille Peg s’adoucit. « Elle qu’était une ’tite fille si sensible…

— Je n’ai jamais vu quelqu’un de sensible devenir dur, dit Mot-pour-mot. Du moins, pas sans une bonne raison.

— Eh ben, raison ou pas, son cœur s’est r’couvert d’une couche de glace comme seau d’eau par une nuit d’hiver. »

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