Orson Card - Le septième fils

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Au bord de la rivière Hatrack, près des forêts profondes où règne encore l’Homme Rouge, un enfant va naître en des circonstances tragiques. Un enfant au destin exceptionnel. Septième fils d’un septième fils, il détiendra, dit-on, les immenses pouvoirs d’un « Faiseur  ». Si les forces du mal ne parviennent à le détruire. Car il existe un autre pouvoir, obscur, prêt à tout pour l’empêcher de vivre et de grandir. Nous sommes dans les années 1800, sur la terre des pionniers américains. Mais dans ce monde parallèle opèrent charmes et sortilèges, on y possède des talents à la dimension magique, et les ombres de présences bienveillantes ou maléfiques rôdent dans la nature.

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— Ne va pas t’imaginer une chose pareille », répondit Thrower.

Mesure avait la mine penaude quand il tendit l’attirail au révérend. « J’arrive pas à croire que j’les ai posés sus la cheminée comme ça. » Puis le jeune homme passa devant le pasteur pour entrer dans la chambre.

L’instant d’après, Thrower le suivit et prit sa place à côté de la jambe dénudée, marquée d’un rectangle noir.

« Alors, où qu’vous les avez mis ? » demanda Fidelity.

Thrower se rendit compte qu’il n’avait ni le couteau, ni la scie. Il se sentait complètement perdu. Mesure les lui avait tendus devant la porte. Comment avait-il pu les perdre ?

Cally s’encadra sur le seuil. « Pourquoi qu’vous m’avez donné ça ? » C’était lui qui tenait les deux outils.

« V’là une bonne question, dit Mesure en observant le pasteur, les sourcils froncés. Pourquoi qu’vous les avez donnés à Cally ?

— Ce n’est pas moi, dit Thrower. C’est vous qui avez dû les lui donner.

— J’vous les ai mis dans les mains.

— C’est l’pasteur qui m’les a donnés, confirma Cally.

— Bon, amène ça là », fit sa mère.

Cally, obéissant, entra dans la chambre en brandissant les ustensiles comme des trophées de guerre. À la façon d’une grande armée passant à l’attaque. Ah, oui, une grande armée, comme l’armée des Hébreux que Josué avait menée à la Terre promise.

C’était ainsi qu’ils tenaient leurs armes, bien haut par-dessus leurs têtes, tandis qu’ils marchaient sans relâche autour de la ville de Jéricho. Qu’ils marchaient et marchaient. Marchaient et marchaient encore. Et le septième jour, ils se sont arrêtés, ils ont soufflé dans leurs trompettes, poussé une grande clameur, et les murailles se sont écroulées. Alors ils ont brandi leurs épées et leurs couteaux bien haut par-dessus leurs têtes et se sont rués dans la ville, taillant en pièces hommes, femmes et enfants, tous ennemis de Dieu afin que la Terre promise, purifiée de leur souillure, soit prête à recevoir le peuple du Seigneur. Ils étaient éclaboussés de sang, au soir de cette journée, et Josué se tenait au milieu d’eux, le grand prophète de Dieu, levant une épée rougie au-dessus de sa tête, et il criait… Qu’est-ce qu’il criait ?

Je ne me rappelle plus ce qu’il criait. Si seulement je pouvais me rappeler ce qu’il criait, je comprendrais ce que je fais ici, sur la route, entouré d’arbres couverts de neige.

Le révérend Thrower regarda ses mains, regarda les arbres. Sans savoir comment, il avait parcouru un demi-mille depuis la maison des Miller. Il ne portait même pas sa lourde cape.

Alors la vérité lui apparut. Il n’avait en rien trompé le Malin. Satan l’avait expédié ici, en un clin d’œil, pour qu’il n’extermine pas la Bête. Thrower avait gâché son unique occasion d’accéder à la grandeur. Il s’appuya contre un tronc noir et froid pour verser des larmes amères.

Cally pénétra dans la chambre, brandissant les ustensiles au-dessus de sa tête. Mesure se tenait prêt pour agripper la jambe, quand tout à coup le vieux Thrower se redressa et sortit en hâte de la pièce, comme pressé de se rendre aux cabinets.

« Révérend Thrower ! s’écria m’man. Où qu’vous allez ? »

Mais Mesure avait maintenant compris. « Laisse-le partir, m’man », dit-il.

Ils entendirent s’ouvrir la porte d’entrée, ensuite les pas lourds du pasteur sur la galerie.

« Va fermer la porte. Cally », dit Mesure.

Pour une fois. Cally obéit sans rechigner. M’man regarda Mesure, puis p’pa, puis à nouveau Mesure. « J’comprends pas pourquoi il est parti comme ça. »

Mesure lui adressa un petit sourire en coin et regarda p’pa. « Toi, tu l’sais, pas vrai, p’pa ?

— P’t-être bien. »

Mesure expliqua à sa mère : « Les couteaux et l’pasteur, ils peuvent pas s’trouver ensemble dans la même pièce qu’Al junior.

— Et pourquoi donc ? fit-elle. Il allait faire l’opération !

— Eh ben, c’est sûrement pas lui qui va la faire, asteure », dit Mesure.

Le couteau et la scie de boucher étaient posés sur la couverture.

« P’pa, fit Mesure.

— Pas moi, dit p’pa.

— M’man ?

— J’peux pas.

— Bon, eh ben, dit Mesure, m’est avis que me v’là devenu chirurgien. »

Il regarda Alvin.

Le visage du jeune garçon avait une pâleur de mort encore plus impressionnante que la rougeur de la fièvre. Il parvint pourtant à esquisser une espèce de sourire et murmura ; « M’est avis, M’man, c’est toi qui vas devoir tenir le bout d’peau relevé. »

Elle hocha la tête.

Mesure s’empara du couteau et mit la lame en contact avec la ligne du bas.

« Mesure, souffla Al junior.

— Oui, Alvin ?

— J’pourrai endurer la douleur et m’tenir tranquille, à condition qu’tu siffles.

— J’serai incapable de suivre un air, si j’essaye en même temps de couper droit.

— J’veux pas d’air », fit Alvin.

Mesure regarda son frère dans les yeux et n’eut d’autre choix que de faire ce qu’il lui demandait. C’était la jambe d’Al, après tout, et s’il avait envie d’un chirurgien siffleur, il en aurait un. Il prit une profonde inspiration et se mit à siffler, sans souci de mélodie, rien que des notes. Il reposa le couteau sur la ligne noire et commença de couper. Superficiellement d’abord, car il entendait Al chercher sa respiration.

« Continue d’siffler, murmura Alvin. Va jusqu’à l’os. »

Mesure siffla à nouveau, et cette fois-ci il coupa vite et profond. Jusqu’à l’os au milieu de la ligne. Puis une profonde incision en remontant de chaque côté. Ensuite il inséra le couteau sous les deux bords et remonta le lambeau de peau et de muscle. Au début, il y eut un abondant épanchement de sang qui presqu’aussitôt s’arrêta. Mesure comprit qu’Alvin devait faire quelque chose en lui, pour s’empêcher de saigner comme ça.

« Fidelity », dit p’pa.

M’man approcha la main du lambeau de peau sanguinolent. Al étendit un bras tremblant et délimita un coin sur l’os strié de rouge de sa jambe.

Mesure reposa le couteau et prit la scie. Un crissement horrible se fit entendre quand il se mit à découper. Mais il continua de siffler et scier, de scier et siffler. Et assez vite, il se retrouva avec un coin d’os dans la main. Qui ne lui paraissait pas différent du reste.

« T’es sûr que c’était l’bon endroit ? »

Al hocha lentement la tête.

« J’ai tout eu ? » redemanda Mesure.

Al resta un instant immobile, puis hocha encore la tête.

« Tu veux que m’man le recouse ? »

Al ne répondit pas.

« Il s’est évanoui », dit p’pa.

Le sang recommença de couler, juste un peu, de suinter dans la plaie. M’man avait du fil et une aiguille sur la pelote à épingles qu’elle portait en sautoir. En un rien de temps elle avait rabattu le lambeau de peau, et elle le suturait à petits points serrés.

« Continue donc d’siffler. Mesure », dit-elle.

Il continua donc de siffler et elle de coudre, jusqu’à ce qu’ils aient bandé la plaie et rallongé Alvin, qui dormait désormais comme un bébé.

Tous trois se remirent debout. P’pa posa une main sur le front du jeune garçon, avec une extrême douceur.

« J’crois qu’la fièvre, elle est tombée », dit-il.

L’air que sifflait Mesure était franchement enjoué quand ils se glissèrent par la porte.

XIV

Le châtiment

Dès qu’Ally le vit rentrer, elle fit preuve d’une grande gentillesse : elle brossa la neige qui le recouvrait, l’aida à retirer sa cape, sans même l’interroger du bout des lèvres sur sa mésaventure.

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