Orson Card - Le septième fils

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Au bord de la rivière Hatrack, près des forêts profondes où règne encore l’Homme Rouge, un enfant va naître en des circonstances tragiques. Un enfant au destin exceptionnel. Septième fils d’un septième fils, il détiendra, dit-on, les immenses pouvoirs d’un « Faiseur  ». Si les forces du mal ne parviennent à le détruire. Car il existe un autre pouvoir, obscur, prêt à tout pour l’empêcher de vivre et de grandir. Nous sommes dans les années 1800, sur la terre des pionniers américains. Mais dans ce monde parallèle opèrent charmes et sortilèges, on y possède des talents à la dimension magique, et les ombres de présences bienveillantes ou maléfiques rôdent dans la nature.

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« Il m’a volé ma foi, découvrit Thrower. J’étais un homme de Dieu en entrant dans sa chambre, un incrédule en sortant.

— En effet », dit une voix derrière lui. Une voix qu’il connaissait. Une voix qu’en ce moment, à l’heure de l’échec, il craignait et espérait tout à la fois. Oh, pardonnez-moi, réconfortez-moi, mon Visiteur, mon ami ! Mais ne manquez pas non plus de m’infliger le châtiment de la terrible colère d’un Dieu jaloux.

— Un châtiment ? s’étonna le Visiteur. Comment pourrais-je t’infliger un châtiment, à toi, si glorieux spécimen d’humanité ?

— Je ne suis pas glorieux, dit piteusement Thrower.

— Tu es tout juste humain, à vrai dire. À l’image de qui as-tu été créé ? Je t’ai chargé de porter ma parole dans cette maison, et ce sont eux qui t’ont quasiment converti. Comment dois-je t’appeler maintenant ? Un hérétique ? Ou simplement un sceptique ?

— Un chrétien ! s’écria Thrower. Pardonnez-moi et appelez-moi encore chrétien.

— Tu tenais le couteau dans ta main, mais tu l’as reposé.

— Je ne le voulais pas !

— Faible, faible, faible, faible…» À chaque fois que le Visiteur répétait le mot, il le faisait traîner davantage en longueur, jusqu’à ce que chaque reprise devienne un chant à elle seule. Tout en chantant, il se mit à marcher autour de l’église. Il ne courait pas, mais il marchait vite, beaucoup plus vite que ne l’aurait fait un humain. « Faible, faible…» Il se déplaçait à une telle allure que Thrower devait sans arrêt se retourner pour le suivre des yeux. Le Visiteur ne marchait plus sur le sol. Il glissait à la surface des murs, aussi leste, aussi véloce qu’un cancrelat, plus vite encore, jusqu’à devenir une traînée floue que Thrower ne pouvait plus suivre dans son mouvement. Le pasteur s’appuya contre l’autel, face aux bancs vides, pour regarder la course du Visiteur qui passait et repassait, passait et repassait.

Peu à peu, Thrower se rendit compte qu’il avait changé de forme, qu’il s’était étiré, comme une bête effilée, un lézard, un alligator aux écailles claires et luisantes, jusqu’à ce que son corps se soit allongé au point de faire le tour de l’église, gigantesque ver qui se tenait la queue entre les dents.

Et Thrower se reconnut dans sa petitesse et son insignifiance, comparé à cet être magnifique qui étincelait de milliers de couleurs différentes, qui rayonnait d’un feu intérieur, qui inspirait l’obscurité et expirait la lumière. Je te vénère ! cria-t-il en lui-même. Tu es tout ce que je désire ! Embrasse-moi de ton amour, que je goûte à ta gloire !

Soudain le Visiteur s’arrêta, et les grandes mâchoires s’avancèrent vers lui. Non pour le dévorer, car Thrower savait qu’il n’en était même pas digne. Il saisissait à présent la situation précaire de l’homme ; il se voyait suspendu au-dessus du gouffre de l’enfer comme une araignée au bout d’un fil ténu, et l’unique raison qui retenait Dieu de ne pas le laisser choir et de le faire disparaître, c’était qu’il n’en valait même pas la peine. Dieu ne le haïssait pas. Il était si abject que Dieu le dédaignait, il regarda dans les yeux du Visiteur et se désespéra. Car il n’y lisait ni amour, ni pardon, ni colère, ni mépris. Des yeux absolument vides. Les écailles éblouissaient, oui, elles répandaient la lumière d’un brasier interne. Mais ce feu n’éclairait pas les yeux. Ils n’étaient même pas noirs. Tout bonnement absents, comme un vide terrible qui tremblotait, sans cesse en mouvement, et Thrower sut qu’il contemplait là son propre reflet, qu’il ne représentait rien, que persister à vivre ne serait que gaspillage cruel d’un espace précieux, qu’il ne lui restait d’alternative que de disparaître dans le néant, afin de restituer au monde la gloire qu’il aurait dû connaître si Philadelphia Thrower n’était jamais né.

* * *

Ce fut la prière du pasteur qui réveilla Armure. Il était pelotonné près du poêle Franklin. Peut-être avait-il un rien trop poussé la chauffe, mais c’était le seul moyen de lutter contre le froid. Il fallait dire aussi que le temps d’arriver à l’église, il avait déjà sa chemise toute raide de glace. Il trouverait d’autre charbon de bois pour rembourser le pasteur.

Armure allait intervenir et informer Thrower de sa présence, mais quand il entendit ce que le révérend disait dans sa prière, les mots lui restèrent dans la gorge. Thrower parlait de couteaux et d’artères, d’ennemis de Dieu qu’il aurait dû tailler en pièces. Au bout d’une minute, tout devint clair : Thrower n’était pas monté chez les Miller pour sauver le gamin, mais pour le tuer ! Qu’est-ce qui se passait donc par ici ? Un mari chrétien bat sa femme, une femme chrétienne ensorcèle son mari, et un pasteur chrétien médite un crime et prie pour obtenir son pardon parce qu’il a échoué dans sa tentative !

Mais tout d’un coup, Thrower s’arrêta de prier. Il avait la voix tellement enrouée et la figure tellement rouge qu’Armure le crut frappé d’apoplexie. Mais non. Il relevait la tête comme s’il écoutait quelqu’un. Armure écouta, à son tour, et il entendit quelque chose, comme des gens parlant dans une tempête et dont on ne comprend jamais ce qu’ils racontent.

Je sais ce qu’il en est, se dit-il. Le révérend Thrower a une vision.

Une chose était sûre, il parlait et une faible voix lui répondait ; bientôt il se mit à tourner et tourner sur lui-même, de plus en plus vite, comme s’il regardait quelque chose sur les murs. Armure s’efforça de voir de quoi il s’agissait, mais il ne put rien distinguer. On aurait dit une ombre passant devant le soleil : on ne la sentait pas venir, on ne la sentait pas s’éloigner, mais l’espace d’une seconde il faisait plus sombre et plus froid. Voilà ce que vit Armure.

Puis ça s’arrêta. Armure perçut un miroitement dans l’air, un éblouissement ici et là, comme lorsqu’un carreau réfléchit un rayon de soleil. Est-ce que Thrower voyait la gloire de Dieu, tel Moïse ? Peu probable, à en juger d’après sa mine. Armure n’avait encore jamais rencontré pareil visage. Celui qu’un homme pourrait offrir s’il lui fallait assister à la mort de son propre enfant.

Le miroitement et l’éblouissement disparurent. L’église était silencieuse. Armure voulait courir vers Thrower et lui demander : « Qu’est-ce que vous avez vu ? C’était quoi, votre vision ? C’était une prophétie ? »

Mais le pasteur n’avait pas du tout l’air disposé à répondre à des questions. L’envie de mourir se lisait sur son visage. Il s’écarta très lentement de l’autel. Il erra entre les bancs, se cognant parfois contre eux, sans prendre garde ni se soucier où le conduisaient ses pas. Il se retrouva finalement près de la fenêtre, face à la vitre, mais Armure savait qu’il ne distinguait rien ; il restait là, debout, les yeux grands ouverts, la mort personnifiée.

Le révérend Thrower leva la main droite, doigts écartés, et posa la paume contre un carreau. Il appuya. Il appuya et poussa si fort qu’Armure vit le verre se bomber vers l’extérieur. « Arrêtez ! cria-t-il. Vous allez vous couper ! »

Thrower ne montra même pas qu’il avait entendu. Il continua de pousser. Armure marcha vers lui. Fallait arrêter cet homme-là avant qu’il ne casse le carreau et se coupe le bras.

Dans un fracas, la vitre se brisa. Le bras de Thrower passa au travers, jusqu’à l’épaule. Le pasteur souriait. Il ramena quelque peu son bras vers lui. Puis il se mit à le faire tourner à l’intérieur du cadre, en le précipitant contre les éclats de verre qui pointaient du mastic.

Armure essaya de l’écarter de la fenêtre, mais l’homme avait une vigueur en lui comme le commerçant n’en avait jamais vu. Il finit par se jeter sur lui et le renverser à terre. Du sang avait éclaboussé partout. Armure voulut agripper le bras tout dégouttant de sang de Thrower. Le pasteur tenta de lui échapper en roulant sur lui-même. Armure n’avait pas le choix. Pour la première fois depuis qu’il avait embrassé la foi chrétienne, il ferma le poing et l’asséna sur le menton de l’homme d’église. Sa tête partit en arrière pour heurter le sol, l’assommant net.

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