Robert Silverberg - Le Livre des Changements

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« Le Livre des Changements » nous narre l'histoire du Prince Furvain. Cinquième fils de Coronal et poète à ses heures, il s'ennuyait ferme. Un jour, il décide de faire un voyage, et est capturé par la bande du brigand Kasinibon. Tandis qu'en captivité, il rêve du long passé de Majipoor, il commence alors à écrire une poésie, plus sérieuse et réfléchie que ces rimes habituelles. Le livre des changements s'avère être une épopée sur l'histoire de Majipoor.

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Elle leva sa petite main à ses lèvres, pour dissimuler en partie un sourire moqueur.

« Loin de moi cette pensée, Aithin !

— Quoi, alors ? Allez. Dis-le ! Ce n’est pas un secret. Tu estimes que j’ai raté quelque chose ? Que j’ai fait mauvais usage de mon talent ? Tu penses que je l’ai gaspillé pour boire, jouer et distraire mon entourage avec des rimes à quatre sous quand j’aurais pu me cloitrer quelque part pour écrire un chef-d’œuvre philosophique, un ouvrage pompeux, morne et pesant, dont tous vanteraient les mérites sans avoir le moindre désir de le lire pour autant ?

— Oh, Aithin, Aithin !

— Ai-je tort ?

— Comment pourrais-je t’indiquer ce qu’il aurait fallu que tu fasses ? Tout ce que je sais, c’est que tu sembles malheureux. Depuis longtemps. Tu souffres d’insatisfaction – tu commences enfin à l’admettre, pas vrai ? – et je n’ai pas l’impression que ce soit en rapport avec ton art, la poésie, étant donné que rien n’est aussi important à tes yeux. »

Il la dévisagea. L’entendre tenir de tels propos ne l’avait pas étonné. « Continue.

— Il n’y a pas grand-chose à ajouter. Je crois avoir tout dit.

— Alors, répète-le. Je sais me montrer entêté, Dolitha. »

Il remarqua le léger frémissement de narines qu’il avait attendu, le déplacement quasi imperceptible de l’extrémité de sa langue entre ses lèvres closes. Ces indices lui révélaient sans laisser la moindre place au doute qu’elle ne le ménagerait pas. Mais s’il avait espéré qu’elle lui apporte quelque chose, ce soir-là, ce n’était pas de la compassion.

« Le chemin sur lequel tu t’es engagé n’est pas le bon, dit-elle posément. Je ne sais pas quelle voie tu devrais emprunter, mais il est évident que tu ne la suis pas. Remodeler ta vie s’impose, Aithin. Il faut lui donner une forme nouvelle, radicalement différente. C’est tout. Tu as atteint le bout de cette route et le moment est venu d’en changer. Il y a dix ans, j’ai su – même si tu l’ignorais – que cela se produirait. Eh bien, c’est fait. Et tu en as enfin pris conscience.

— Je le suppose, effectivement.

— Tu dois cesser de te cacher.

— Me cacher ?

— De toi-même. De ta destinée, de ce qui t’attend. Je parle de ce qui constitue ton essence. Il est possible d’échapper à presque tout, Aithin, mais pas au Divin. Il n’existe aucun lieu où Il ne peut te voir. Oui, tu dois changer d’existence, Aithin, même si je ne peux pas te dire comment. »

Il la dévisagea, sidéré.

« Non. Évidemment. » Il resta muet un court instant. « Pour commencer, je vais partir en voyage. Seul. Vers une contrée lointaine où il n’y aura que moi, ce qui devrait me permettre de me ressourcer. Ensuite, nous verrons. »

Le matin suivant, il chassa toute pensée se rapportant à la Bibliothèque royale et aux cartes qu’il pourrait ou non y trouver – le temps dévolu aux préparatifs était terminé ; le moment de passer aux actes était venu – et il regagna Dundilmir puis consacra une semaine à ranger sa demeure et prendre des dispositions pour organiser son départ vers les contrées d’orient. Finalement, il quitta Dundilmir sans révéler sa destination à qui que ce soit. Il ne savait pas vers quoi il se dirigeait, mais il savait qu’il découvrirait quelque chose et que cela aurait sur lui un effet positif. Il se lançait dans ce qu’il estimait être une entreprise sérieuse, pour ne pas dire une quête… la recherche d’une vie intérieure perdue longtemps auparavant. Tu dois changer d’existence , lui avait dit Dolitha, et oui, oui, il suivrait ce conseil. Ce serait pour lui une nouveauté. Il n’avait à ce jour effectué que des choses frivoles. Ce fut en ressentant un étrange optimisme, sensibilisé aux moindres stimuli que lui transmettaient ses sens, qu’il entama ce voyage. Et moins d’une semaine s’était écoulée depuis son départ de la petite ville poussiéreuse de Vrambikat lorsqu’il fut capturé par une bande de hors-la-loi en maraude qui le conduisirent dans la forteresse de Kasinibon.

* * *

Que l’anarchie pût régner dans un secteur aussi reculé de Majipoor ne lui était à aucun moment venu à l’esprit, mais il n’avait pas lieu de s’en étonner. Ce monde était paisible et ses dirigeants l’avaient pendant des millénaires gouverné sans heurts, car sa population acceptait librement leur autorité ; néanmoins, les distances étaient telles et les volontés du Pontife et du Coronal si diluées par endroits qu’il existait nécessairement de nombreux territoires où le pouvoir central n’était qu’un simple nom. Lorsqu’il fallait attendre des mois avant qu’une directive gouvernementale parvienne en Zimroel ou Suvrael, ce continent méridional grillé par le soleil, pouvait-on considérer que l’État y exerçait son autorité ? Qui était véritablement informé, dans les hauteurs du Mont du Château ou dans les profondeurs du Labyrinthe, de ce qui se passait en ces terres lointaines ? La plupart des gens se pliaient à la loi, certes, car l’alternative était le chaos : mais il était tout aussi logique qu’ils agissent à leur guise en de nombreux secteurs, tout en affirmant qu’ils respectaient scrupuleusement les volontés du gouvernement central.

Et là où ne vivait quoi qu’il en soit personne, ou presque personne, dans ces étendues où le Pontife et le Coronal ne se donnaient même pas la peine de se faire représenter… avait-on besoin d’une telle autorité ou simplement de feindre de s’y plier ?

Depuis son départ de Vrambikat, Furvain se laissait emporter par sa monture vers un chapelet de sombres collines. Derrière lui, à l’ouest, le Mont du Château commençait à s’amenuiser et le paysage semblait se poursuivre de tous côtés sur un million de kilomètres. C’était la première fois qu’il était confronté à une telle immensité où aucun indice ne révélait la présence d’êtres humains sur ce monde. L’air était aussi limpide que du cristal, le ciel sans nuages, la température très douce, printanière. Des prairies vallonnées d’herbe dorée, des brins courts et charnus aussi drus que les fibres d’un tapis venant d’être tissé s’étendaient à perte de vue. Des animaux appartenant à une espèce inconnue broutaient ici et là sans lui prêter attention. Il avait entamé le neuvième jour de son voyage et trouvait toujours la solitude revigorante. Elle régénérait son âme. Plus il s’enfonçait dans le silence de ces terres, plus la sensation de cicatrisation intérieure, de purification, s’intensifiait.

En milieu de journée, il fit une halte au milieu de tertres de rocaille qui saillaient des pâturages jaunâtres pour permettre à sa monture de se reposer et de paître. Il avait choisi un animal racé, fougueux et magnifique, qui eût bien plus brillé à l’occasion d’une course hippique que lors de ce long voyage. Furvain devait multiplier les haltes pour qu’il reconstitue ses forces.

Mais il n’en avait cure. Faute d’avoir une destination précise, il n’avait aucune raison de se hâter.

Il laissait son esprit partir en éclaireur dans cette étendue désertique, tenter d’imaginer les merveilles qui s’offriraient bientôt à son regard. Le Rift de la Vipère, par exemple : à quoi pouvait ressembler cette grande blessure ouverte dans les entrailles du monde ? Des parois verticales qui miroitaient comme de l’or, si abruptes qu’il n’était pas envisageable de descendre jusqu’au fond, là où une rivière émeraude impétueuse serpentait tel un reptile sans queue ni tête en direction de la mer. La Grande Faux, un bloc de marbre blanc brillant, incurvé et effilé, une sculpture attribuée à la main du Divin, se dressait dans son isolement magnifique pour atteindre une hauteur de plusieurs centaines de pieds au-dessus d’un désert fauve à la planéité absolue, un arc fragile qui soupirait et vibrait comme une corde de harpe sitôt que le vent caressait ses arêtes ; dans une description remontant à l’époque de Lord Stiamot, autrement dit vieille de quatre millénaires, il était précisé que la voir se découper contre le ciel nocturne avec une ou deux lunes miroitant à proximité de sa pointe était si émouvant que même un conducteur de fardier originaire de Skandar en aurait eu des larmes aux yeux. Les Fontaines d’Embrolain, où des geysers grondants d’une eau rosée aux agréables fragrances et aussi douce que de la soie jaillissaient vers le ciel à cinquante minutes d’intervalle, de jour comme de nuit… et enfin, à une année de voyage, si ce n’était pas deux ou trois, les falaises vertigineuses de pierre noire striée de veines éblouissantes de quartz blanc qui montaient la garde le long des berges de la Grande Mer, cette étendue infranchissable qui recouvrait près de la moitié de la planète géante…

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