Poul Anderson - Stella Maris

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Stella Maris: краткое содержание, описание и аннотация

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« C’est Classicus qui a lancé le massacre ? demanda-t-il.

— Je n’en suis pas sûre », répondit Floris en étouffant un sanglot. Il ne lui en voulait point. Lui-même aurait hésité à l’idée d’assister à cette tuerie, et c’était pourtant un agent endurci. « Il se trouve parmi les Germains, oui, mais les arbres me bouchent la vue et le vent m’empêche de capter le son. Est-ce qu’il parle leur langage ?

— Pas que je sache, mais certains de ces hommes maîtrisent le latin…

— Ton âme est ailleurs, Everard, fit remarquer Burhmund.

— Je sens que… qu’il se prépare quelque chose », répondit le Patrouilleur. Autant commencer à lui faire comprendre que je suis doué de double vue. Ça risque de m’être utile par la suite .

Burhmund se renfrogna. « Moi aussi, pour des raisons nettement plus prosaïques. Mieux vaut que je rassemble mes hommes de confiance. Tiens-toi à l’écart, Everard. Ton épée est bien affûtée, je le sais, mais tu n’as pas marché avec les légions, et je pense qu’il me faut avant tout de la discipline. » Ce dernier mot était en latin.

La vérité finit par arriver jusqu’à eux, apportée par un cavalier qui surgit de la forêt. Les Germains, comme pris de folie, s’étaient jetés sur les prisonniers. Les quelques gardes gaulois n’avaient rien pu faire. Les Germains massacraient tous les légionnaires désarmés et détruisaient leur butin. Le tout servirait d’offrande à leurs dieux.

Everard soupçonnait Classicus de les avoir poussés à agir ainsi. C’était la simplicité même. Classicus ne souhaitait pas qu’ils aient la possibilité de conclure une paix séparée. Le chef batave partageait ses soupçons, aucun doute là-dessus. Mais que pouvait-il faire ?

Il ne put même pas arrêter ses propres hommes lorsqu’ils foncèrent vers le Vieux Camp, en proie à une frénésie meurtrière. Les flammes commencèrent à dévorer la palissade. On entendit des hurlements, on sentit l’odeur de la chair grillée.

Burhmund n’était même pas horrifié. Ce genre d’événement était courant dans son univers. Ce qui l’affligeait, c’était le fait qu’on ait osé lui désobéir, et même le trahir.

« Je les attacherai au poteau pour les fouetter jusqu’au sang, gronda-t-il. Ils comprendront alors à quel point ils m’ont offensé. Je me couperai les cheveux pour me coiffer comme un Romain, et je les rincerai par-dessus le marché. Quant à faire allégeance à Classicus et à son empire, il n’en est plus question – et qu’il prenne les armes contre moi si ça lui chante !

— Il vaut mieux que je parte, je crois, dit Everard. Ici, je ne ferai que te gêner. Peut-être nous reverrons-nous un jour. »

Mais aucun des jours à venir ne sera un jour heureux.

5.

La bise coupante chassait les nuages bas comme s’il s’agissait de volutes de fumée. Des lances de pluie tombaient en oblique sur les branches mouvantes. La tête basse, les chevaux avançaient d’un pas lourd sur une piste mouchetée de flaques d’eau. Saeferth ouvrait la marche ; Hnaef la fermait, tenant les rênes des montures de rechange. Entre eux chevauchait le Romain, le dos voûté sous sa cape trempée. Ainsi que les deux Bataves l’avaient appris lors de leurs brèves haltes, ayant souvent recours au langage des signes, il s’appelait Lupercus.

Au détour d’un virage apparurent cinq cavaliers, sans doute des Bructères car les voyageurs étaient arrivés dans leur contrée. Toutefois, ils se trouvaient encore dans une de ces zones inhabitées dont les tribus germaniques ceignaient leurs villages. Le meneur était un homme aussi malingre qu’un furet, avec une barbe et des cheveux aile de corbeau que les ans avaient striés de blanc. Sa main droite agrippait une pique. « Halte ! » s’écria-t-il.

Saeferth tira les rênes. « Nous venons en paix, dépêchés par notre seigneur Burhmund auprès de la prêtresse Wael-Edh. » L’homme noir opina. « Nous avons eu vent de votre arrivée.

— C’était il y a peu, alors, car nous sommes partis sur les talons du messager de notre seigneur ; mais nous avons sûrement été moins rapides que lui.

— Oui. À présent, l’heure est venue d’agir vite. Je suis Heidhin, fils de Viduhada, l’homme de confiance de Wael-Edh.

— Je me souviens de toi, intervint Hnaef, tu étais auprès d’elle lorsque notre seigneur lui a rendu visite l’année dernière. Qu’attends-tu de nous ?

— L’homme que vous m’amenez. C’est celui que Burhmund offre à Wael-Edh, n’est-ce pas ?

— Oui. »

Comprenant qu’on parlait de lui, Lupercus se raidit. Ses yeux allèrent d’un visage à l’autre tandis que les mots gutturaux roulaient à l’intérieur de son crâne.

« Elle va à son tour l’offrir aux dieux, reprit Heidhin. Je vous attendais afin de procéder moi-même au sacrifice.

— Quoi, tu ne le conduis pas dans ton sanctuaire, pour que l’on y donne un festin par la suite ? s’enquit Saeferth.

— Il faut agir vite, je te l’ai dit. S’ils apprenaient son arrivée, plusieurs chefs parmi nous souhaiteraient le garder comme otage afin d’en tirer une rançon. Nous ne pouvons pas nous permettre de les froisser. Mais les dieux sont irrités. Regarde autour de toi. » Levant sa pique, Heidhin désigna la forêt gémissant sous les eaux.

Saeferth et Hnaef ne pouvaient guère lui résister. Les Bructères leur étaient supérieurs en nombre. En outre, tous le savaient proche de la sainte femme depuis qu’ils avaient quitté ensemble leur terre natale. « Que tous ici en soient témoins : nous avions l’intention de nous rendre auprès d’elle, mais tu nous dis que telle est sa volonté et nous nous fions à ta parole », déclara Saeferth.

Hnaef eut un rictus. « Finissons-en. »

Ils mirent pied à terre, imités par les cinq autres, et ordonnèrent à Lupercus d’en faire autant. Mais il était si affaibli par les privations qu’ils durent lui venir en aide. Lorsqu’ils lui lièrent les mains derrière le dos et que Heidhin prépara une corde, il écarquilla les yeux et retint son souffle. Puis il se ressaisit et murmura ce qui était sans doute une prière adressée à ses dieux.

Heidhin se tourna vers les deux. « Père Woen, Tiw le Guerrier, Donar du Tonnerre, entendez-moi, dit-il d’un air pénétré. Sachez que cette offrande vous est envoyée par Nerthus. Jamais elle n’a été votre ennemie, jamais elle n’en a voulu à votre honneur. Si les hommes vous ont ces temps-ci moins vénérés que naguère, les offrandes à elle adressées étaient destinées à tous les dieux. Rejoignez-la, ô puissants dieux, et donnez-nous la victoire ! »

Saeferth et Hnaef empoignèrent les bras de Lupercus. Heidhin s’avança vers lui. Avec la pointe de sa pique, il traça sur le front du Romain le signe du marteau ; après avoir déchiré sa tunique, il traça sur son torse une croix gammée. Le sang qui jaillit était d’un rouge encore plus vif du fait de la grisaille. Lupercus demeura muet. Ils le conduisirent vers le frêne que Heidhin avait choisi, lancèrent la corde par-dessus une branche, la lui passèrent autour du cou. « Oh ! Julia », souffla-t-il. Deux des hommes de Heidhin le hissèrent tandis que les autres hurlaient en frappant leur bouclier de leur épée. Il ne cessa de ruer dans le vide jusqu’à ce que Heidhin lui plante sa pique dans le cœur.

Lorsqu’on eut fait tout ce qu’il y avait à faire, Heidhin dit à Saeferth et à Hnaef : « Suivez-moi. Je vous invite à rester dans ma demeure jusqu’à ce que vous repartiez auprès du seigneur Burhmund.

— Que devons-nous lui dire ? demanda Hnaef.

— La vérité, répondit Heidhin. Dites-la à tout l’ost. Les dieux ont enfin reçu la part qui leur revenait de droit, comme autrefois. Désormais, ils ne pourront faire autrement que de se battre à nos côtés. »

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