Poul Anderson - Stella Maris

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Stella Maris: краткое содержание, описание и аннотация

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« Nous avons besoin d’alliés, admit le Gaulois. Civilis semble vouloir fléchir…» Il n’alla pas plus loin, comprenant qu’il en avait de nouveau trop dit. « Quelles sont tes intentions, Everard ?

— Je ne suis qu’un voyageur, sire », répondit le Patrouilleur. Trouve le ton juste, ne sois ni humble, ni arrogant . « Tu me fais honneur en me parlant de tes projets. Les perspectives commerciales…»

Classicus le fit taire d’un geste et détourna les yeux. Ses traits se durcirent. Il réfléchit, il prend une décision qu’il ruminait depuis un bout de temps. Et je devine laquelle . Everard sentit un frisson lui glacer l’échiné.

Burhmund avait fini de discuter avec le captif. Il donna un ordre à un soldat, qui escorta le Romain vers les grossiers abris de torchis édifiés par les Germains pendant le siège. Puis le chef batave alla rejoindre une vingtaine de cavaliers qui patientaient à une quinzaine de mètres de là, sa garde personnelle. Il s’adressa à un jeune homme, le plus petit et le plus mince d’entre eux. Hochant la tête, il partit au galop vers le camp abandonné, dépassant les Romains et leur escorte. Il se trouvait là-bas quelques Germains, chargés de surveiller les civils encore présents dans la forteresse. Ils disposaient des chevaux, des provisions et de l’équipement dont il aurait besoin.

Burhmund revint auprès de ses deux compagnons. « Qui est ce Romain ? demanda sèchement Classicus.

— Un légat, comme je m’en doutais, répondit Burhmund. J’avais décidé d’en envoyer un à Veleda. Guthlaf, le plus rapide de mes cavaliers, va la prévenir de son arrivée.

— Pourquoi ?

— J’entends les guerriers se plaindre. Je sais que leur sentiment est partagé par ceux qui sont restés au pays. Nous avons connu la victoire, mais nous avons eu notre content de défaites, et la guerre n’en finit pas. Nous avons perdu la fine fleur de notre armée à Asciburgium – autant l’avouer avec franchise –, et les blessures dont j’ai souffert m’ont immobilisé durant plusieurs jours. L’ennemi a reçu des troupes fraîches. Les hommes affirment qu’il est grand temps que nous honorions les dieux, et voilà que tout un troupeau de soldats ennemis nous tombe entre les mains. Nous devrions les massacrer, détruire leurs armes et offrir le tout aux dieux. Cela assurerait notre triomphe. »

Everard entendit un hoquet provenant des hauteurs.

« Si cela doit satisfaire tes hommes, fais-le. » Classicus faisait montre d’un étrange enthousiasme, car les Gaulois avaient renoncé aux sacrifices humains sous l’influence des Romains.

Burhmund lui décocha un regard d’acier. « Quoi ? C’est à toi que ces soldats se sont rendus, à toi qu’ils ont fait allégeance. » De toute évidence, il n’avait pas accepté cela de gaieté de cœur.

Classicus haussa les épaules. « Ils ne seront bons à rien tant que nous ne les aurons pas nourris, et ensuite, je ne serai guère enclin à me fier à eux. Tue-les si tu le souhaites. »

Burhmund se raidit. « Je ne le souhaite point. Cela ne ferait que provoquer les Romains. Ce qui ne serait pas sage. » Il hésita. « Toutefois, il convient de faire un geste. J’envoie ce dignitaire à Veleda. Elle décidera ce qu’elle doit faire de lui, et elle convaincra le peuple que sa décision était la bonne.

— Comme il te plaira. Pour ma part, j’ai moi aussi à faire. Adieu. » Classicus claqua la langue, et son cheval obliqua vers le sud. Il dépassa prisonniers et chariots, s’éloigna et disparut là où la route s’enfonçait dans une épaisse forêt.

C’était par là, Everard le savait, que campaient la plupart des Germains. Certains n’avaient que récemment rejoint les troupes de Burhmund, d’autres avaient assiégé Castra Vetera pendant des mois et ne supportaient plus leurs huttes crasseuses. Même si toutes leurs feuilles n’avaient pas encore poussé, les arbres les protégeaient du vent ; ils formaient un environnement propre et vivant, comme les forêts de leur pays ; le vent dans les branches était le murmure des dieux ténébreux. Everard réprima un frisson.

Burhmund considéra son allié qui s’éloignait. « Je me demande ce qu’il va faire, dit-il dans sa langue natale. Hum. » Ce fut sûrement une intuition qui le poussa à faire demi-tour, à retourner auprès du légat et de son escorte et à appeler ses cavaliers. Ceux-ci s’empressèrent de le rejoindre. Everard s’aventura à les suivre.

Guthlaf le messager émergea des huttes, chevauchant un cheval frais et tirant derrière lui trois montures de rechange. Il trotta jusqu’au fleuve et embarqua à bord d’un bac. Celui-ci gagna aussitôt l’autre rive.

Une fois près du légat, Everard put l’examiner à loisir. À en juger par sa beauté toute latine, à peine altérée par la faim, il était d’origine italienne. Il avait fait halte dès qu’on lui en avait donné l’ordre et attendait de subir son sort avec une impassibilité antique.

« Je veux régler ce problème sans tarder, au cas où les choses tourneraient mal », déclara Burhmund. S’adressant au Gaulois en latin : « Tu peux retourner à ton poste. » Se tournant vers ses guerriers : « Saeferth, Hnaef, vous allez conduire cet homme auprès de Wael-Edh, parmi les Bructères. Guthlaf vient tout juste de partir pour annoncer son arrivée, mais ce n’est pas grave. Ne vous pressez pas autant que lui, de crainte d’achever ce Romain déjà bien amoindri. » Non sans amabilité, il ajouta en latin pour le bénéfice de ce dernier : « Tu vas être conduit auprès d’une sainte femme. Je pense que tu seras bien traité si tu te montres raisonnable. »

Frappé d’une terreur sacrée, les deux guerriers conduisirent le captif vers le campement qu’ils venaient d’abandonner afin de se préparer pour le voyage. Dans le crâne d’Everard, la voix de Floris était tremblante. « Ach, nie, de arme … Ce doit être Munius Lupercus. Vous savez ce qui va lui arriver. »

Le Patrouilleur lui répondit en mode subvocal : « Je sais tout ce qui va arriver.

— Nous ne pouvons rien faire ?

— Absolument rien. C’était écrit. Tenez bon, Janne.

— Tu as l’air bien sombre, Everard, lui dit Burhmund dans son dialecte germanique.

— Je suis… fatigué », répondit Everard. Cette langue lui avait été enseignée avant son départ du XXe siècle (ainsi que le gotique, au cas où). Elle était proche de celle qu’il avait employée en Angleterre, quelques quatre siècles en aval, à l’époque où cette contrée était envahie par les descendants de ces tribus des bords de la mer du Nord [3] Voir « La Patrouille du temps », in La Patrouille du temps (op. cit.) . ( N.d.T. ) .

« Moi aussi », murmura Burhmund. L’espace d’un instant, il sembla étrangement vulnérable, presque touchant. « Nous avons fait un long chemin, tous les deux, hein ? Reposons-nous tant que nous le pouvons.

— Ta route a été plus dure que la mienne, je crois bien.

— Eh bien, qui voyage seul voyage toujours mieux. Et la terre s’accroche aux bottes qui sont souillées de sang. »

Un frisson chassa les idées noires d’Everard. C’était ce qu’il espérait, l’ouverture qu’il cherchait à susciter depuis son arrivée, deux jours plus tôt. De bien des façons, ces Germains étaient un peu naïfs, sans méfiance, peu soucieux de leur intimité. Bien plus que Julius Classicus, qui se contentait de proclamer ses ambitions, Claudius Civilis Burhmund – était en quête d’une oreille sympathique, d’une personne étrangère à sa situation et auprès de qui il aurait pu s’épancher.

« Suivez bien notre conversation, Janne, transmit Everard. Et soufflez-moi les questions que vous souhaitez poser. » Durant leur brève mais intense période de préparation, il avait constaté qu’elle était douée pour comprendre les gens. En joignant leurs forces, ils parviendraient sûrement à se faire une meilleure idée de ce qui se passait et de ce qui les attendait.

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