Poul Anderson - Stella Maris

Здесь есть возможность читать онлайн «Poul Anderson - Stella Maris» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Город: Saint-Mammès, Год выпуска: 2008, ISBN: 2008, Издательство: Bélial', Жанр: Альтернативная история, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Stella Maris: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Stella Maris»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Stella Maris — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Stella Maris», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Il plissa le front. C’était un colosse, aux traits mal dégrossis, dont l’œil gauche, frappé de cécité suite à une ancienne infection, était d’un blanc laiteux, contrastant avec le droit d’un bleu glacial. Depuis qu’il avait renié Rome, il se laissait pousser une barbe grisonnante et ses cheveux étaient teints en rouge, à la mode barbare. Mais une cotte de maille lui protégeait le torse, un casque romain le crâne, et à sa ceinture était passé un glaive de légionnaire, conçu pour frapper d’estoc et non de taille.

« Il me faudrait toute la journée pour parler de Wael-Edh… de Veleda, dit-il. Et je ne suis pas sûr que cela me porterait chance. C’est une déesse bien étrange qu’elle sert.

— Wael-Edh ! murmura-t-on dans l’oreillette d’Everard. C’est donc là son vrai nom. On l’a latinisé, tout naturellement…» Les trois hommes s’exprimaient dans le langage des Romains, le seul qu’ils aient en commun.

Surpris, Everard leva involontairement les yeux vers le ciel. Il ne vit que des nuages. Juchée sur un scooter temporel, Janne Floris volait au-dessus de ceux-ci. L’arrivée d’une femme à cheval ne serait pas passée inaperçue au camp. Il aurait certes pu expliquer sa présence, mais leur mission était suffisamment délicate pour qu’ils se dispensent de prendre des risques inutiles. En outre, Floris était plus utile à son poste présent. Ses instruments d’observation l’informaient de tout ce qui se passait dans les environs. Grâce aux systèmes incorporés au serre-tête d’Everard, elle voyait et entendait les mêmes choses que lui et pouvait lui communiquer ses impressions. Elle irait même jusqu’à le secourir si jamais il se mettait dans le pétrin, à condition que son intervention soit relativement discrète. Impossible de dire comment réagiraient les éventuels témoins – même les plus sophistiqués des Romains accordaient foi aux présages –, et le but de leur mission était avant tout de protéger l’histoire. Même s’il fallait pour cela sacrifier un agent.

« Elle a perdu de sa férocité ces derniers temps », poursuivit Burhmund, qui, visiblement, ne tenait pas à s’attarder sur ce sujet. « Peut-être que la déesse elle-même souhaite la fin de la guerre. Quel intérêt aurions-nous à la prolonger, alors que nous avons conquis ce que nous souhaitions ? » Son soupir se perdit dans le vent. « J’ai eu mon content de combats, moi aussi. »

Classicus se mordit les lèvres. C’était un homme de petite taille, ce qui expliquait sans doute l’ambition qui le consumait, dont les traits aquilins attestaient des origines royales. Lorsqu’il servait les Romains, il était à la tête de la cavalerie trévire, et c’était dans la cité de cette tribu, la future Trêves, qu’il avait décidé avec ses alliés de tirer profit du soulèvement germanique. « Nous avons des terres à conquérir, dit-il sèchement, sans parler de la renommée, de la gloire, de la fortune.

— Personnellement, je suis un homme de paix », lâcha Everard, obéissant à une impulsion. S’il ne pouvait arrêter les événements de ce jour, au moins pouvait-il émettre une protestation, même futile.

Les regards qui se braquèrent sur lui exprimaient un certain scepticisme. Mieux valait désamorcer la situation. Lui, un pacifiste ? Il avait pris la persona d’un Goth, dont la tribu était originaire de la future Pologne. Everard, fils d’Amalaric, était l’un des nombreux rejetons du roi – et chef de guerre –, ce qui lui permettait donc de s’adresser à Burhmund comme à un égal. Né trop tard pour prétendre à un quelconque héritage, il s’était lancé dans le commerce de l’ambre, en transportant jusque sur les rives de l’Adriatique, où il avait appris à parler le latin. Puis, renonçant à son négoce, il était parti pour l’Ouest, ayant ouï dire qu’un entrepreneur hardi y ferait facilement fortune. Par ailleurs, sous-entendait-il, une querelle familiale l’avait obligé à prendre ses distances avec les siens.

Une histoire peu banale mais parfaitement crédible. Un colosse comme lui, qui ne transportait apparemment aucun bien de valeur, pouvait voyager seul sans courir le risque de se faire attaquer. En outre, il serait accueilli à bras ouverts un peu partout, tant les gens étaient friands de nouvelles, de chansons et de contes, bref de tout ce qui pouvait rompre la monotonie de leur existence. Ainsi, Claudius Civilis avait été ravi de le recevoir. Même s’il ne lui était d’aucune aide dans sa campagne, au moins lui procurait-il un peu de distraction.

Ce qui n’était pas crédible, c’était de prétendre qu’il n’avait jamais combattu de sa vie et qu’il hésiterait à tuer un adversaire. Comme il ne souhaitait pas être soupçonné d’espionnage, le Patrouilleur se hâta de préciser : « Oh ! le champ de bataille ne m’est pas étranger, pas plus que le combat singulier. Quiconque me traite de couard nourrira les corbeaux avant la nuit tombée. » Il marqua une pause. J’ai l’impression de pouvoir en appeler aux sentiments de Burhmund, de l’amener à s’ouvrir un peu à moi. Il nous faut apprendre ce qui motive cet homme clé si nous voulons découvrir comment le cours des événements risque de bifurquer – et quel est le bon choix pour nous et notre monde . « Mais je suis un homme raisonnable. Quand on peut faire du commerce, mieux vaut le commerce que la guerre.

— Tu nous trouveras très ouverts au négoce, déclara Classicus. L’Empire de Gaule…» Pensif : « Pourquoi pas ? Faire venir l’ambre directement à l’Ouest, par terre et par mer… J’y réfléchirai dès que j’en aurai le temps.

— Un instant, coupa Burhmund. J’ai une tâche à accomplir. » Il donna un coup de talon et son cheval partit au galop.

Classicus l’observa d’un œil méfiant. Le Batave rejoignit la colonne de prisonniers qui passait non loin de là. Il fit halte auprès d’un homme, le seul ou presque à se tenir droit. Au mépris de tout sens pratique, il avait drapé sa carcasse amaigrie dans une toge d’une propreté immaculée. Burhmund se pencha vers lui pour lui parler.

« Qu’est-ce qui lui prend ? » marmonna Classicus. Il se tourna aussitôt vers Everard, lui décochant un regard mauvais. Il s’était rappelé trop tard que l’autre pouvait l’entendre. Il est malsain de montrer à un étranger qu’on a des reproches à faire à ses alliés.

J’ai intérêt à le distraire, sinon il risque de m’envoyer sur les roses , se dit le Patrouilleur. « L’Empire de Gaule, dis-tu ? Tu veux parler de l’Empire romain, dont la Gaule fait partie ? »

La réponse fut celle qu’il attendait : « Je parle de la nation indépendante réunissant tous les peuples gaulois. Je viens de la créer et de m’en proclamer empereur. »

Everard afficha l’air impressionné qui s’imposait. « J’implore ton pardon, sire ! Je viens juste d’arriver ici et j’ignorais tout de cela. »

Classicus se fendit d’un sourire sardonique. Ce n’était pas un vulgaire songe-creux. « L’empire est encore bien jeune. Ce n’est pas demain la veille que je siégerai sur un trône plutôt que sur cette selle. »

Everard entreprit de lui tirer les vers du nez. C’était relativement facile. Si fruste et si insignifiant fût-il, ce Goth n’en était pas moins un interlocuteur intéressant, un homme qui en avait beaucoup vu durant sa vie, et dont l’intérêt manifeste était par conséquent des plus flatteur.

Le rêve de Classicus était fascinant et il n’avait rien de délirant. Il voulait détacher la Gaule de Rome. Cela couperait celle-ci de la Bretagne. Cette île, dont les forces d’occupation étaient réduites et les indigènes de plus en plus agités, tomberait tôt ou tard dans son escarcelle. Sauf que, Everard le savait, Classicus sous-estimait grandement la force et la détermination de Rome. Une erreur bien compréhensible. Il ignorait que les guerres civiles avaient pris fin et que Vespasien régnerait bientôt en maître incontesté.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Stella Maris»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Stella Maris» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Poul Anderson - The Shield of Time
Poul Anderson
libcat.ru: книга без обложки
Poul Anderson
Poul Anderson - Flandry of Terra
Poul Anderson
Poul Anderson - Delenda est
Poul Anderson
Poul Anderson - Az egyetlen játék
Poul Anderson
Poul Anderson - De Tijdpatrouille
Poul Anderson
libcat.ru: книга без обложки
Poul Anderson
Poul Anderson - Komt Tijd
Poul Anderson
Poul Anderson - Le bouclier du temps
Poul Anderson
libcat.ru: книга без обложки
Stella Maris Bustamante
Отзывы о книге «Stella Maris»

Обсуждение, отзывы о книге «Stella Maris» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x