Poul Anderson - Stella Maris
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- Название:Stella Maris
- Автор:
- Издательство:Bélial'
- Жанр:
- Год:2008
- Город:Saint-Mammès
- ISBN:978-2-84344-086-1
- Рейтинг книги:5 / 5. Голосов: 1
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« C’est un nexus, alors ? » souffla Floris.
Everard acquiesça avec lassitude. Il réussit à ne pas perdre sa contenance. « Les unités de la Patrouille concentrent toute leur attention sur la Palestine. Vous imaginerez sans peine les émotions que suscite ce coin de l’espace-temps, dans tous les siècles à venir ou quasiment. Les fanatiques et les inconscients qui veulent changer le cours des choses, les chercheurs se pressant à Jérusalem et augmentant le risque d’une erreur fatale, sans parler de la situation locale proprement dite, avec une infinité de causes rayonnant de cet épisode et produisant à leur tour une infinité d’effets… Je ne prétends pas comprendre la dimension physique du phénomène, mais je ne mets nullement en doute ce qu’on m’a enseigné, à savoir que le continuum est particulièrement vulnérable autour de tels instants. La réalité est instable, jusques et y compris au fin fond de la Grande Germanie.
— Mais qu’est-ce qui a pu la faire basculer ?
— C’est ce que nous devons déterminer. Peut-être que quelqu’un a tiré parti de l’absence de la Patrouille. A moins qu’il ne s’agisse d’un banal accident – je n’en sais rien. Peut-être qu’un Danellien pourrait nous énumérer les possibilités. Notre mission…» Everard reprit son souffle. « Comme on n’a pu trouver d’explication improbable mais irréfutable – une contrefaçon, par exemple –, ces deux variantes constituent… un avertissement. Un signe avant-coureur, le premier frémissement d’une altération, quelque chose qui aurait pu avoir des conséquences amenant l’histoire à quitter le cours que nous lui connaissons, jusqu’à ce que vous, moi et le reste, tout ça n’ait jamais existé – à moins que nous ne réagissions sans tarder et prenions les mesures nécessaires pour que ceci ne se soit jamais produit … Grand Dieu ! Autant passer au temporel. »
Floris garda les yeux fixés sur sa tasse. « Ça ne peut pas attendre un peu ? demanda-t-elle d’une voix à peine audible. J’ai besoin de réfléchir, d’assimiler ce que vous venez de me dire. Pour moi, tout ceci relevait de la théorie. Je me considérais un peu comme… oh ! comme une exploratrice du XIXe siècle partie au cœur de l’Afrique. Il y avait des précautions à prendre, c’est entendu, mais on m’avait assuré que la structure de l’espace-temps était plutôt souple, et que tout ce que je pourrais faire, dans les limites du raisonnable, aurait « toujours » fait partie du passé. Aujourd’hui, j’ai l’impression que la terre s’est dérobée sous mes pieds.
— Je sais. » Cette idée peuple mes cauchemars. La deuxième guerre punique [2] Voir « L’Autre Univers », in La Patrouille du temps , chez le même éditeur. ( N.d.T. )
… « Prenez votre temps. » Votre temps ! « Rassemblez vos esprits. » Il la gratifia d’un sourire dont la sincérité le surprit lui-même. « Les miens sont encore dispersés. Écoutez, je vous propose de nous détendre et de bavarder un peu, sur le sujet de votre choix. Tout à l’heure, nous irons boire un verre et puis dîner, prendre un peu de bon temps, faire plus ample connaissance. Demain, il sera toujours temps de se mettre au boulot.
— Merci. » Elle effleura d’une main les lourdes tresses blondes ramenées sur son crâne. Il se rappela que les Germaines de jadis portaient les cheveux longs. On eût dit qu’elle avait capté la magie que tous les peuples du monde associent à la chevelure, car sa voix résonna avec une force nouvelle : « Oui, demain, nous affronterons le problème. »
3.
L’hiver apporta la pluie, la neige et la pluie à nouveau, des vents ravageurs et un mauvais temps qui devait faire rage jusqu’au printemps. Les rivières étaient grosses, les prés inondés, les marais débordaient. Les hommes prélevaient sur leurs réserves de grain, sacrifiaient leurs bestiaux tremblants, chassaient plus que de raison, sans jamais rapporter suffisamment de gibier. Ils se demandaient si les dieux, lassés de la sécheresse qui avait flétri la terre l’année précédente, n’avaient pas déchaîné sur eux une nouvelle tourmente.
Certains trouvèrent une raison d’espérer en constatant que la nuit était claire, quoique glaciale, lorsque les Bructères se réunirent dans leur sanctuaire. Le vent chassait au loin des écharpes de nuages, d’un blanc spectral comparé à l’éclat de la lune en leur sein. Quelques étoiles scintillaient faiblement. Les arbres du bosquet étaient des colonnes de ténèbres, informes hormis là où leurs rameaux dénudés se tendaient vers le ciel. Les grincements qui émanaient d’eux étaient pareils à des cris poussés dans une langue inconnue, des réponses aux criailleries du vent.
Le feu rugissait. Des flammes rouge et jaune bondissaient depuis le foyer incandescent. Les étincelles raillaient un instant les étoiles, puis mouraient en silence. A peine si leur lueur effleurait les troncs d’arbre autour de la clairière, qui frémissaient comme par crainte des ombres. Elle accrochait les fers de lance et les yeux des hommes rassemblés, faisant surgir de la pénombre leurs visages graves mais se perdant dans leurs barbes et dans leurs peaux de bête.
Derrière le feu se dressaient les effigies, grossièrement taillées dans des rondins. Woen, Tiw et Donar, gris et craquelés, rongés par la mousse et les champignons de souche. Plus récente, Nerthus luisait au clair de lune ; un esclave venu du Sud avait consacré tout son talent à la sculpter et à la peindre. On l’eût dit vivante, la déesse elle-même descendue parmi eux. Le cochon sauvage qui rôtissait à la broche était une offrande à elle destinée.
Les hommes n’étaient guère nombreux, et les jeunes étaient rares. L’été précédent, tous ceux qui le pouvaient avaient suivi leurs chefs sur l’autre rive du Rhin, afin d’affronter les Romains sous les ordres de Burhmund le Batave. Ils n’étaient pas encore rentrés et leur absence se faisait cruellement sentir. Wael-Edh avait fait savoir aux chefs de famille bructères qu’ils devaient la rejoindre cette nuit, afin de faire offrande aux dieux et d’écouter ce qu’elle avait à leur dire.
Tous retinrent leur souffle lorsqu’elle s’avança parmi eux. Elle portait une robe d’une blancheur lunaire, bordée de fourrure sombre, et sur la gorge un collier d’ambre brut. Le vent faisait ondoyer le tissu de ses vêtements, gonflait sa cape ainsi qu’une paire d’ailes. Qui pouvait deviner les pensées qui s’agitaient sous sa capuche ? Elle leva les bras, faisant frémir et chatoyer ses bracelets ainsi que des serpents dorés, et toutes les lances s’abaissèrent devant elle.
Heidhin, qui avait présidé au sacrifice du cochon sauvage, se tenait tout près du feu, un peu à l’écart des célébrants. Il tira son couteau, en porta la lame à ses lèvres, le remit au fourreau. « Bienvenue, notre dame, salua-t-il. Vois, tous sont venus t’écouter, ceux qui parlent au nom de leur peuple, afin qu’à travers toi les dieux s’adressent à eux. Parle, nous t’entendons. »
Edh baissa les mains. Quoique mesurée, sa voix sonnait clair et couvrait les rumeurs de la nuit. Bien plus que celle de Heidhin, elle était portée par un accent étranger, une cadence évoquant la marée et les vagues se brisant sur les rochers. Peut-être cela expliquait-il en partie le respect mêlé de crainte qu’elle inspirait à tous et en tous lieux.
« Entendez-moi, fils de Brucht, car j’ai de grandes nouvelles à vous annoncer. L’épée est sortie du fourreau, les loups et les corbeaux festoient, les sorcières de Nerthus volent dans les cieux. Gloire aux héros !
» Je vous dirai d’abord la première vérité. Lorsque je suis venue ici, c’était tout d’abord afin de vous réchauffer le cœur. Les jours passent, la faim s’installe dans vos foyers et l’ennemi résiste avec acharnement. Nombre d’entre vous commencent à se demander pourquoi nous nous sommes alliés avec nos frères de par-delà le fleuve. Si nous avons soif de vengeance, nous n’avons pas de joug à secouer. Nous avons un royaume à construire ensemble, mais nous ne pourrons le faire s’ils sont vaincus.
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