Thimas Disch - 334

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N’allez pas vous faire soigner dans cet hôpital inquiétant, car si vous y mourez, vous disparaîtrez complètement...
Il s’ennuie au nid pendant que sa femme gagne de l’argent. C’est pourquoi on lui a permis de faire naître et de nourrir un enfant.
Six remarquables nouvelles du grand écrivain américain Thomas Disch.

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8. L’histoire d’amour (2024). – Le bureau du MODICUM lui avait envoyé un garçon boutonneux et dépenaillé qui passait son temps à s’excuser avec un accent nasillard du Middle West. Il n’y avait pas moyen de lui faire expliquer pour quoi on l’avait envoyé. Il affirmait n’être guère plus fixé qu’elle sur ce point, que ça devait être l’idée de quelque bureaucrate illuminé, que ces projets ne correspondaient jamais à rien, mais espérait qu’elle accepterait de coopérer ne fût-ce que pour ne pas le mettre dans une situation difficile. Un boulot est un boulot, et de surcroît ce boulot-ci comptait pour son diplôme.

Il allait à l’université ?

Oui, mais il n’était pas là, s’empressa-t-il de préciser, pour l’étudier, elle. Les étudiants étaient affectés à ces études-bidons simplement parce qu’il n’y avait pas assez de vrai travail pour occuper tout le monde. C’était ça, l’État-providence. Il espérait qu’ils seraient amis.

M me Hanson n’arrivait pas à se sentir inamicale, mais elle lui demanda le plus carrément du monde ce qu’ils étaient censés faire, en tant qu’amis. Len – elle oubliait constamment son nom et constamment il lui rappelait que c’était Len – proposa de lui lire un livre.

— À haute voix ?

— Oui, pourquoi pas ? C’est un livre que je dois lire cette année de toute façon. Il est extra, vous savez.

— Oh ! je n’en doute pas, dit-elle, de nouveau inquiète. Je suis sûre que j’y apprendrai des tas de choses. Mais quand même.

Elle tourna la tête de côté et lut le titre doré d’un gros livre noir qu’il avait posé sur la table de la cuisine. Quelque chose comme OLOGIE.

— … Quand même.

Len éclata de rire.

— Mais non, madame Hanson ! Pas celui-là ! Moi-même je ne peux pas le lire, celui-là.

Le livre qu’ils devaient lire était un roman qu’il avait à étudier dans le cadre de son programme d’anglais. Il le sortit de sa poche. La couverture représentait une femme enceinte assise nue sur les genoux d’un homme habillé d’un complet bleu.

— Quelle étrange couverture, dit-elle en guise de compliment.

Len interpréta sa remarque comme un signe de répugnance.

Il l’assura que l’histoire lui paraîtrait tout à fait banale une fois qu’elle aurait accepté l’axiome de départ. Une histoire d’amour. C’est tout. Elle aimerait, il en était sûr. Tout le monde aimait ce livre.

— C’est un bouquin extra, répéta-t-il.

Comme elle voyait qu’il avait vraiment l’intention de le lire, elle le fit entrer dans le salon et s’installa dans un coin du sofa tandis que Len s’asseyait dans le coin opposé. Elle trouva les bâtonnets d’Oraline dans son sac à main. Comme il n’en restait que trois, elle ne lui en offrit pas. Elle se mit à en sucer un avec complaisance, puis pensa après coup avec un certain sens de l’humour à adapter un badge qu’elle avait reçu en prime à l’extrémité du bâtonnet. On pouvait y lire : JE N’EN CROIS PAS UN MOT. Mais Len ne releva pas la plaisanterie, à moins qu’il ne l’eût tout simplement pas comprise.

Il se mit à lire, et ça commençait dès la première page par une scène érotique. Ce n’était pas en soi quelque chose qui pouvait la déranger. Elle avait toujours cru à l’amour physique et en avait tiré plaisir, et bien qu’elle pensât que l’ acte sexuel ne devait pas forcément être porté sur la place publique, une discussion candide sur la question ne pouvait faire de mal à personne. Ce qui l’embarrassait, c’était que la scène se déroulait sur un sofa bancal auquel il manquait un pied. Or le sofa sur lequel elle-même et Len avaient pris place était également bancal et n’avait que trois pieds, et il semblait à M me Hanson qu’on ne pouvait pas s’empêcher de faire un rapprochement.

La scène du sofa dura un temps fou. Puis rien ne se passa du tout pendant quelques pages, rien que du verbiage et des descriptions. Pourquoi donc, se demandait M me Hanson, le gouvernement paierait-il des étudiants pour qu’ils aillent chez les gens leur lire de la pornographie ? Tout l’intérêt de l’Université, n’était-ce pas d’occuper le plus grand nombre de jeunes gens possibles pour les empêcher d’inonder le marché de l’emploi ?

Mais peut-être s’agissait-il d’une expérience. Une expérience portant sur l’éducation des adultes ! Plus elle y réfléchissait, plus elle trouvait l’explication satisfaisante. Vu sous cet angle, le livre devint tout à coup un défi pour elle, et elle essaya d’écouter plus attentivement. Quelqu’un était mort, et l’héroïne – elle s’appelait Linda – allait hériter d’une fortune. M me Hanson avait été à l’école avec une fille appelée Linda, une Noire un peu niaise dont le père possédait deux magasins de fruits et primeurs. Depuis, elle n’aimait pas ce prénom. Len s’arrêta de lire.

— Oh ! continuez. Je trouve ça amusant.

— Moi aussi, madame Hanson, mais il est quatre heures.

Elle se crut obligée de dire quelque chose d’intelligent avant qu’il s’en aille, mais en même temps elle ne voulait pas montrer qu’elle avait deviné le but de l’expérience.

— C’est une histoire très originale.

Len eut un sourire d’assentiment qui dévoila deux rangées de petites dents gâtées.

— J’ai toujours dit qu’il n’y avait rien de mieux qu’une bonne histoire d’amour, dit-elle.

Et avant qu’elle ait eu le temps d’ajouter sa petite plaisanterie (« sauf peut-être une bonne histoire de cul »), Len lui donnait la réplique :

— Je suis bien de votre avis, madame Hanson. Alors vendredi, à deux heures ?

De toute manière, la plaisanterie n’était pas d’elle mais de Shrimp.

M me Hanson n’avait pas du tout le sentiment de s’être montrée à son avantage, mais il était trop tard. Len s’apprêtait à prendre congé ; il prit son parapluie, son livre noir, le tout sans cesser de parler. Il n’oublia même pas la casquette à carreaux mouillée qu’elle avait accrochée à la patère pour qu’elle sèche. L’instant d’après il était parti.

Elle sentit son cœur se gonfler dans sa poitrine et cogner comme s’il allait se rompre, pa-trac ! pa-tatrac ! Elle retourna vers le sofa. Les coussins étaient encore écrasés là où Len s’était assis. Soudain elle vit la pièce comme il avait dû la voir : le lino si crasseux qu’on ne distinguait plus les motifs, les fenêtres sales, les persiennes cassées, des piles de jouets et des amas de vêtements et des enchevêtrements des deux dans tous les coins. Puis, comme pour compléter ce tableau de dévastation, Lottie sortit en titubant de sa chambre à coucher, enveloppée d’un drap sale et exhalant une odeur nauséabonde.

— Il y a du lait ?

— Est-ce qu’il y a du lait !

— Allons bon. Qu’est-ce qui ne va pas ?

— Tu me le demandes vraiment ? Regarde cette pièce. On dirait qu’elle a été bombardée.

Lottie eut un petit sourire mal réveillé.

— Je dormais. A-t-elle été bombardée ?

Ah ! cette bonne vieille Lottie, comment vouliez-vous continuer à lui en vouloir après une réponse pareille ? M me Hanson eut un rire indulgent, puis se mit en devoir de lui parler de Len et de l’expérience, mais Lottie était de nouveau repartie dans son monde à elle. Quelle vie, pensa M me Hanson, et elle passa à la cuisine pour préparer un verre de lait.

9. Le climatiseur (2024). – Lottie entendait des choses. Si elle était assise près de l’ex-entrée devenue placard, elle pouvait entendre des conversations entières se déroulant dans le couloir du palier. Lorsqu’elle était dans sa chambre à coucher, elle entendait tout ce qui se passait dans l’appartement – le brouhaha des voix à la télé, ou Mickey tenant de grands discours à sa poupée dans ce qu’il imaginait être de l’espagnol, ou le remue-ménage et le menu ramage de sa mère. De tels bruits avaient l’avantage d’être à l’échelle humaine. C’étaient les bruits qui sous-tendaient ceux-là qu’elle redoutait, et ils étaient là en permanence, à attendre que les bruits qui les masquaient s’arrêtent pour filtrer jusqu’à elle.

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