Clifford Simak - À chacun ses dieux

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2185. Quand Witney commence le journal que poursuivront ses descendants, il ne reste plus sur Terre qu'une poignée d'humains. Que s'est-il passé ? Aucun cataclysme, aucune épidémie, rien ne vient expliquer que plus de huit milliards d'individus aient tout simplement comme par magie, disparu... Quelques Blancs désemparés, quelques Indiens retournés avec soulagement au mode de vie de leurs ancêtres, essaient de donner un nouveau départ à l'humanité. Il y a aussi les robots : les uns, devenus sauvages, se livrent à des activités occultes, d'autres mènent une vie monastique, maintenant une institution oubliée des hommes... Pendant ce temps, ailleurs, très loin, au cœur de la galaxie, veille un mystérieux "Principe "...

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Nos moyens d’existence sont bien assurés car nous avons tout simplement pris aux grandes étendues que cultivait auparavant la station agricole autant de terres que nous en avions besoin. Les robots fournissent une main-d’œuvre qui suffit à la tâche et, au fur et à mesure que les machines agricoles sont tombées en panne de manière irréparable, nous sommes revenus à l’utilisation des chevaux comme force motrice, à la simple charrue et à la faux que nos robots ont construites en utilisant les débris des instruments plus modernes et plus perfectionnés.

J’aime à penser que nous vivons maintenant sur une base seigneuriale – la maison produisant tout ce dont nous avons besoin. Nous avons de grands troupeaux de moutons pour la laine et la viande, des vaches pour le lait, du bétail pour la cuisine, des porcs pour leur chair, le jambon et le bacon, des poules pour les œufs et la table, des abeilles et de la canne à sucre pour le miel et le sucre, du blé pour la farine, et un important jardin qui nous donne un grand éventail de légumes. C’est une vie calme et simple, tout à fait satisfaisante. Au début, il y a eu des moments où la vie d’autrefois nous a manqué – où elle a manqué aux jeunes, en tout cas. Mais je crois que, maintenant, nous sommes tous persuadés que la vie que nous nous sommes faite est, à sa manière, extrêmement satisfaisante.

Il y a une chose que je regrette profondément. J’ai souvent souhaité que mon fils, Jonathan, et sa jolie femme, Marie, les parents de nos trois petits-enfants, aient pu vivre ici avec nous. Tous deux auraient apprécié, je le sais, la vie que nous menons maintenant. Enfant, Jonathan ne se lassait jamais de parcourir le domaine. Il aimait les arbres, les fleurs, les quelques animaux sauvages qui arrivaient encore à vivre dans nos bois malgré leur surface réduite. Il aimait le sentiment de liberté que peut donner un peu d’espace. Maintenant, le monde – tout ce que j’en connais, et sans doute le reste aussi – retourne à l’état de nature. Des arbres poussent dans les terres anciennement cultivées, l’herbe se glisse dans des endroits où elle ne poussait pas auparavant, les fleurs sauvages reviennent et sortent des recoins où elles étaient cachées, la nature reprend le dessus. Les vallées dans lesquelles coulent les fleuves sont maintenant assez fortement boisées et regorgent d’écureuils et de ratons-laveurs. Il y a même à l’occasion des cerfs qui descendent probablement du nord. Je connais l’existence d’au moins cinq compagnies de cailles qui prospèrent, et l’autre jour, je suis tombé sur un gîte de poules d’eau. Les oiseaux migrateurs volent à nouveau en grands V dans le ciel à chaque printemps. Maintenant que la main de l’homme ne pèse plus sur la Terre, les humbles petites créatures retrouvent leur ancien patrimoine.

Avec certaines différences, la situation est analogue à celle de l’extinction des dinosaures, à la fin du crétacé. Bien entendu la différence importante est que tous les dinosaures ont disparu, tandis qu’il reste encore quelques humains. Mais ma conclusion est peut-être trop hâtive quant à cette différence : on pense que le tricératops a sans doute été le dernier des dinosaures à disparaître, et il est tout à fait possible que de petits troupeaux de tricératops aient continué à vivre pendant peut-être un demi-million d’années ou plus après la disparition des autres dinosaures, avant de succomber à leur tour aux facteurs qui avaient conduit à l’extinction des autres. Vu sous cet angle, le fait qu’il existe encore quelques centaines d’êtres humains – misérables restes d’une race puissante – n’a peut-être pas grande signification : nous sommes peut-être les tricératops de l’espèce humaine.

Quand les dinosaures et de nombreux autres reptiles se sont éteints, les mammifères qui existaient en nombre inconnu depuis des millions d’années ont rempli le vide laissé par les reptiles disparus et ont proliféré pour prendre leur place. Nous trouvons-nous devant un nouveau cas de l’extinction d’une certaine catégorie de mammifères qui donnerait aux autres vertébrés une seconde chance de s’épanouir hors du poids de la présence humaine ? Ou bien cet aspect de la situation est-il purement accidentel ? L’humanité – ou la plus grande partie de l’humanité – a-t-elle été enlevée pour faire place au développement d’une nouvelle phase de l’évolution ? Et si tel est le cas, quelle est cette nouvelle créature en évolution et où se trouve-t-elle ?

Quand on y réfléchit, ce qui est troublant dans notre cas est l’étrange processus de l’extinction. Un changement de climat, une transformation géologique, une maladie, une variation des paramètres écologiques, ou des facteurs limitant les réserves de nourriture, toutes ces causes sont physiquement, biologiquement ou géologiquement explicables. L’extinction – ou l’extinction proche – de la race humaine ne l’est pas. L’extinction lente et graduelle est une chose. La disparition instantanée en est une autre. Une disparition instantanée s’explique mieux par l’interférence d’une intelligence que par un processus naturel.

Si la disparition est le résultat de l’action d’une autre intelligence, on est amené à se demander non seulement où se trouve et qui est cette autre intelligence, mais aussi et surtout quel est le but qu’elle poursuit ?

Toute la vie dans la galaxie est-elle surveillée par quelque grande intelligence centrale qui ne tolérerait pas certains crimes ? La disparition de la race humaine a-t-elle été une punition, une extermination, une condamnation à mort en raison de ce que nous avions fait à la Terre et aux autres créatures qui vivaient avec nous ? Ou bien s’agissait-il d’un enlèvement, d’un assainissement, d’une mesure prise pour éviter la ruine complète d’une planète de valeur ? Ou peut-être, en cherchant encore plus loin, s’agissait-il d’une mesure prise pour donner à la planète une possibilité de reconstituer pendant le prochain milliard d’années les ressources naturelles dont elle a été dépouillée, afin que de nouvelles couches de charbon se forment, que de nouvelles nappes de pétrole se créent, que le sol ravagé se régénère, que de nouveaux gisements de fer voient le jour ?

Penser à tout cela et se poser ces questions a peu de sens et ne sert à rien, je suppose. Mais l’homme étant ce qu’il est et étant arrivé à sa brève domination sur la planète en se posant des questions, on ne peut lui dénier le droit de s’interroger…

7.

Les nuages épais s’étaient accumulés dans le ciel pendant la moitié de l’après-midi et, en les regardant s’entasser, Ezéchiel s’était dit qu’on avait l’impression qu’il y avait une échelle dans le ciel et que les nuages l’avaient escaladée, montant de plus en plus haut, devenant de plus en plus menaçants et impressionnants au fur et à mesure de leur ascension. Et, presque immédiatement, il s’était réprimandé pour cette pensée – car il n’y avait pas d’échelle, les nuages montaient dans le ciel par la volonté de Dieu. Il était troublé et honteux de ces éclairs d’imagination, de ce romantisme qu’il aurait dû maîtriser depuis longtemps mais qui, au contraire, semblaient surgir plus fréquemment ces dernières années. Ou bien, accordait-il maintenant plus d’attention à ces éclairs d’imagination, terrifié par la permanence en lui de ces idées si puériles éloignées des considérations sérieuses auxquelles il devait se consacrer.

Dans la salle d’étude, les autres frères étaient penchés sur les livres. Ils n’avaient pas bougé depuis des années, se consacrant à la tâche de comparer et de condenser aux vérités essentielles tout ce que l’être humain avait écrit, tout ce qu’il avait pensé, tout ce sur quoi il avait réfléchi et ce sur quoi il avait médité, spirituellement parlant. Ézéchiel était le seul des quatre à ne pas s’être attaché à ce qui était écrit ou imprimé, en accord avec ce qu’ils avaient décidé autrefois, bien des siècles auparavant, quand ils avaient fait leur plan de travail pour la recherche de la vérité. Trois d’entre eux étudiaient tout ce qui avait été écrit, le réécrivant, l’assemblant, le réévaluant, comme si un seul homme l’avait pensé et écrit d’un seul tenant – au lieu des nombreux humains qui avaient essayé de comprendre –, un seul homme qui aurait réellement compris. Trois d’entre eux se consacraient à ce travail, le quatrième lisait leurs hypothèses et leurs conclusions et essayait de découvrir à partir de cette base le sens qui avait échappé à l’homme. Ézéchiel se rassura : l’idée avait été splendide. Elle avait été tellement valable – d’ailleurs, elle l’était toujours –, mais le chemin de la vérité était plus long et plus ardu qu’ils ne l’avaient imaginé, et ils n’avaient pas encore la moindre idée de ce qu’était la vérité. La foi était autre chose. Au cours des années, leur foi s’était approfondie et leur travail l’avait renforcée, mais ceci ne leur avait pas ouvert le chemin de la vérité. Se pouvait-il que la foi et la vérité ne puissent aller de pair, qu’elles soient des qualités mutuellement exclusives qui ne pouvaient coexister ? se demandait-il. Cette pensée le fit frissonner, car si tel était le cas, leurs années de dévotion avaient été vaines, ils avaient poursuivi une chimère. La foi était-elle justement cela, la volonté et la capacité de croire, en l’absence de toute preuve ? La découverte d’une preuve serait-elle la mort de la foi ? Si telle était la situation, que choisiraient-ils ? Il se demandait s’il était possible que les hommes aient déjà essayé ce qu’ils tentaient à leur tour maintenant, s’ils avaient compris que la vérité n’existait pas, qu’il n’y avait que la foi et si, incapables d’accepter la foi sans preuve, ils l’avaient aussi abandonnée. Rien dans les livres ne permettait de penser qu’il en avait été ainsi, mais bien sûr, ils avaient beau en posséder des milliers, ce n’était pas la totalité. Existait-il, quelque part sur terre, un livre – ou plusieurs – tombant en poussière, ou déjà réduit en poudre, dans lequel ce qu’avait fait l’homme – ses efforts et son échec – serait clairement expliqué ?

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